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Inéxorablement la prophétie "raisonnée" de Marx se réalise: la paupérisation à grande échelle. Les obscénités proférées par Macron et ses semblables ("des gens qui ne sont rien", "les sans dents") n'y pourront rien changer. Le système capitaliste porte en lui misère et déshumanisation sociales.

Pourtant les acquis scientifiques, techniques et l'ensemble des luttes sociales, des expérimentations collectives, permettent aujourd'hui d'envisager le dépassement de ce capitalisme mortifère. Si Lénine, dès octobre 17, pouvait affirmer que la révolution russe ne pouvait être communiste, du fait de l'arrièration des masses et des forces productives (sans parler des armées occidentales et de la terreur blanche), nous pouvons nous appuyer sur un développement inouï des forces productives (sciences,qualification de la main d'œuvre,etc.) et sur les capacités collectives d'organisation.

Quels sont les obstacles au franchissement de cette étape nécessaire à notre humanité?

L'idéologie dominante est un des tout premier. Déversée par des tombereaux de discours plus ou moins subtils, par le biais des médias, de l'entreprise, de l'enseignement, de partis politiques, de syndicats, etc., l'idée selon laquelle la "fin de l'histoire" des évolutions sociales est arrivée, que le malheur vécu par le grand nombre relève d'une responsabilité individuelle, que la concurrence entre les êtres humains est une loi de nature, domine grand nombre d'esprits.

Les discours complémentaires, qui viennent renforcer l'idée que le système capitaliste n'est pas à l'origine du malheur des individus, se concentrent sur l'affrontement présenté comme inéluctable entre nations, entre races supposées, entre religions, entre sexes, entre genres et autres sources construites de différentiations interdisant de fait toute conscience de classe.

Ces discours sont d'une efficacité redoutable mais, comme disait Lénine, "les faits sont têtus" et le réel se fait toujours connaître à un moment donné. Les fondés de pouvoir des prédateurs financiers ne s'y trompent pas. La violence soit disant "légitime" des états se donne à voir sous toutes les latitudes. France, Russie, Chine, USA, etc., quel pays y échappe?, sont les lieux d'une défense des privilèges de classes, de castes, de maffias qui n'hésitent pas à mutiler ou tuer.

C'est sans doute le signe de l'agonie (sans fin?) de ce système absurde où tout est possible et où rien n'est permis à la majorité des humains.

Révolution dans ces conditions? Peut-on vaincre par des mots, des intentions les forces armées, les tueurs à gages dont s'entourent les puissants? Doit-on appeler au sacrifice les militants? Les classes dominées ont payé un trop lourd tribu à la "cause", ont versé trop de sang, pour sereinement valoriser la "nécessaire violence révolutionnaire" prônée, chez nous, par quelques exaltés.

Si le combat idéologique "au corps à corps" par la dispute, le débat, l'écoute et l'argumentation doit être la priorité de chaque militant, la réflexion théorique et pratique peut être utilement nourrie par ce que Marx, et Jaurès s'en inspirant, nommaient les évolutions révolutionnaires. Prendre appui sur le communisme en construction au sein du système capitaliste pourrissant pour amener à la prise de conscience d'un possible déjà-là en partie, est une des voies à travailler.

 

 

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