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Billet de blog 12 déc. 2020

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EDF: LA PRUNELLE DE NOS YEUX

Laisser dépecer et vendre à vil prix ce qui constitue une partie essentielle du patrimoine collectif, serait l'annonce de l'effondrement de ce qu'il reste du "modèle" social français

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Le modèle social français doit être mis à terre. Cet objectif de l'U.E. libérale doit être atteint par Macron "quoiqu'il en coûte". EDF est, sur le plan industriel et sur le plan du droit du travail, le symbole d'une réussite technique et sociale en dehors de la logique capitaliste."EDF delenda est" (EDF doit être détruite).

Au-delà des évolutions critiquables de la gestion par trop étatique de l'entreprise; au-delà du dévoiement par certains acteurs internes des potentialités de cette institution; il nous faut mesurer ce que représente EDF dans l'architecture du "modèle" français issu de la seconde guerre mondiale.

Rendre à la nation la propriété de biens vitaux et en confier la responsabilité aux travailleurs eux-mêmes, tels étaient les principes du Conseil National de la Résistance dans son programme "les jours heureux" (après les millions de morts de 39/45). EDF au départ c'est cela: une institution publique, nationalisée à 100%, gérée par des travailleurs à haut statut social qui ont gagné des batailles énergétiques, avec les mineurs, extraordinaires pour reconstruire le pays et ensuite construire un exemple d'efficacité technique et organisationnelle reconnu dans le monde entier. A tel point que l'économiste libéral Stiglitz (prix nobel) déclarait: "en France vous avez des entreprises nationalisées qui sont votre force, préservez-les!".

Depuis 1985 et "la modernisation des services publics" initiée par...Fabius premier ministre de Mitterrand, a été enclanché le compte à rebours de la privatisation d'EDF. Un document interne sobrement intitulé "EDF dans vingt ans" planifiait la démarche notamment en décrivant les projets portés par l'U.E. et les dirigeants d'EDF de libéralisation du secteur de l'énergie. En interne la mise en place d'un "management" calqué sur le privé, l'embauche à prix d'or de "cost killers", de consultants privés chargés de justifier le "changement", la mise en place d'un mercenariat de l'encadrement par versement de primes à la casse du système et des résistances, par la promotion de syndicats de révérence et la discrimination syndicale pour les fortes têtes...tout ceci a permis de laminer progressivement à la fois le moral des salariés qui voyaient leur travail perdre du sens, s'éloigner du service au public, et, plus grave peut-ètre, cela a entrainé une dégradation réelle de la qualité des prestations visant maintenant une clientèle solvable, actionnaires privés obligent!

Mais la bête publique est encore debout! Il faut l'achever pour répondre aux exigeances de privatisation de l'U.E. et de prédateurs proches du pouvoir.

Les salariés d'EDF s'organisent unitairement pour éviter la catastrophe. Nous devons les soutenir, manifester avec eux, interpeller nos élus, et toute action proposée dans ce sens. EDF est et doit rester notre propriété collective!

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