la guerre civile est engagée

La guerre civile est engagée © Pierre Reynaud La guerre civile est engagée © Pierre Reynaud
Nous le savons déjà. Les faits ne sont pas nouveaux. Voici quelques semaines, quelques mois, que les incivilités sont de plus en plus nombreuses et que les altercations entre citoyens sont de plus en en plus dangereuses. Longtemps, les disputes sont restées verbales. Les gens s’injuriaient pour un et un non, mais au final, ce n’était que des mots, des injures et des insultes. Cependant, au fil des mois, le ton est monté d’un cran. Aujourd’hui, l’agression est devenue physique,avec parfois des conséquences dramatiques. Ainsi, c’est l’automobiliste qui attaque son prochain pour une place de parking et qui le tue froidement comme on écrase une mouche. C’est encore un automobiliste qui dépasse une voiture pour l’obliger à s’arrêter. Sous prétexte que le véhicule roulait trop lentement, l’agresseur frappe violemment son conducteur. Mais cette violence se retrouve aussi aussi entre voisins, collègues de travail ou membres d’une même famille. Ces faits sont devenus courant et font partie désormais des banalités quotidiennes.

Mais le paroxysme a été atteint le 5 août dernier avec la mort du maire de Signes tué par l’un de ses administrés pour un simple de dépôt de gravats que l’élu voulait empêcher. Jean-Mathieu Michel, maire depuis 36 ans, était un homme simple, serviable, très apprécié de ses concitoyens.

Si pour l’instant, la théorie de l’accident a ét retenue par le parquet, il n’en reste pas moins vrai que le comportement de son agresseur est intolérable et qu’il n’est plus possible désormais d’accepter de tels actes. On est à la limite du meurtre et là, on peut se poser des questions surtout quand hier encore, un autre maire a été victime de violences. Jean-Michel Muselier, maire de Saint-Myon (Puy-de-Dôme) a été agressé au couteau, ainsi que son adjoint légèrement blessé. Lire la suite 

 

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