Paris brûle-t-il ? la capitale violée

Paris brûle-t-il ? © Pierre Reynaud Paris brûle-t-il ? © Pierre Reynaud
L’apocalypse ? N’exagérons rien ! Mais le spectacle parisien de samedi était affligeant et impressionnant à la fois. Magasins saccagés et pillés, kiosques à journaux incendiés, banque entièrement détruite, cafés et restaurants dont le Fouquet’s dévastés, voilà le pénible résultat de l’acte XVIII des « Gilets Jaunes » qui, hélas, faut-il le souligner, n’est pas à l’avantage du mouvement, bien que la plupart des manifestants se déclarent non violents et pacifistes. C’est bien dommage pour les avancées démocratiques qui, de ce fait, marquent le pas, face à un gouvernement clairement hostile à toutes réformes profondes de la société. Depuis plusieurs mois, Emmanuel Macron nous a appris les méthodes de « l’enfumage », simulant une volonté de changement par des mesurettes qui n’apportent rien à personne.

Hier, j’étais à Paris et j’ai ressenti une grande tristesse devant ce désordre et ces violences d’une telle ampleur que l’on aurait pu s’imaginer par moments, vivre un état de guerre.

Quand on a connu Paris à une certaine époque, une capitale rayonnante, superbe et séduisante, on a du mal à voir aujourd’hui cette si belle ville saccagée, meurtrie, et affreusement violentée. Car les scènes que chaque passant pouvait voir, hier en ce samedi après-midi, relevaient d’un horrible « viol » où les terribles agresseurs étaient prêts à tout pour détruire la ville. En clair, Paris était en pleine révolution, sauf que la vraie révolution, celle qui est spécialement politique, se traduit le plus souvent par des offensives beaucoup nobles, les actions portant essentiellement sur les représentants d’un pouvoir considéré comme malsain ... Lire la suite 



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