2024 : LE SCANDALE DES JEUX OLYMPIQUES

JO de 2024 : NON à la dilapidation de l’argent public par un collectif d'universitaires Plusieurs personnalités du monde universitaire protestent contre l'organisation des JO à Paris. Présenté comme une aubaine économique et écologique, l'événement s'annonce au contraire extrêmement coûteux et polluant.

JO Paris 2024 © Pierre Reynaud JO Paris 2024 © Pierre Reynaud
Tribune. Lorsque le 13 septembre 2017, à Lima, Paris fut choisie par le Comité international olympique (CIO) pour organiser les Jeux de 2024, la classe politique française quasi unanime – de la gauche à la droite communiant dans le même « idéal fédérateur » – commença à fantasmer sur le «rêve olympique» supposé enchanter la France, à l’unisson du président Macron, grand adepte de la mythologie sportive, de l’épopée du Tour de France et des « premiers de cordée ».

Les Jeux, parés de toutes les vertus, furent alors présentés comme une aubaine économique et une «révolution écologique». Nombreuses créations d’emplois, afflux de touristes, rénovations des transports, modernisation urbaine, «Jeux verts et vertueux»«limitation de la pollution», les promesses mirobolantes n’ont pas manqué. 55 millions d’euros, dont la moitié aux frais des contribuables, venaient d’être engloutis pour défendre le dossier « de rêve ».

Après la longue crise sociale des Gilets jaunes, le mirage olympique se heurte aujourd’hui au principe de réalité avec d’importantes coupes budgétaires, l’endettement public croissant, la crise endémique de l’hôpital public et du logement qui risquent de peser comme un fardeau économique et social.

Pour les pays organisateurs en effet, le coût des Jeux a toujours dépassé l’optimisme des estimations officielles en provoquant un endettement massif – le dépassement moyen est de 179%.

La ville de Montréal (JO 1976) n’a remboursé ses dettes de 942 millions d’euros qu’en 2009.

En 1992, Barcelone a dû éponger 800 millions d’euros, Sydney, en 2000, 1,5 milliard d’euros. Lire la suite

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