Or donc la NASA espionnait la France et nos trois derniers présidents furent sur écoute! Les révélations pour l'instant données avec parcimonie (il y en aura d'autres), sont réellement époustouflantes!!!
On apprend, tenons-nous bien, que Chirac considérait Douste-Blazy comme un azimuté du ciboulot parlant à tort et à travers, que le mégalomane Sarkozy se pensait le seul à pouvoir gérer la crise mondiale et que le courageux et téméraire Hollande prétendait défendre la Grèce mais qu'il n'a pu le faire parce que Angela - Nein, Nein - ne le voulait pas!
Bon, qui pouvait douter de tout cela?
Qui pouvait penser que l'espionnage n'existe pas? Qui peut penser également que malgré les réactions fortes de notre président, cet espionnage va cesser?
Car elles furent cinglantes, les réactions de François : convocation de l'Ambassadrice des Etats-Unis! Non... Si!
Et ce n'est pas tout : appel téléphonique à Obama! Non... Si!
Et ce n'est pas tout : paroles définitives d'une telle violence que l'Amérique en tremble encore : "On ne s'espionne pas entre alliés et amis quand même!!!"
A ce jeu de poker menteur, la raison du plus fort sera toujours la meilleure ou plutôt, les moyens du plus fort donneront toujours les meilleurs résultats. Et ce sont les Etats Unis les plus forts, y'a pas photo. La France voudrait bien, mais ne peut point. (On n'a même pas été fichus de s'apercevoir que le dernier étage de l'Ambassade des Etats-Unis était en trompe-l'oeil. Trompe-l'oeil, trompe-couillon... Il faut dire qu'elles étaient très bien peintes, les fausses fenêtres).
Au poker il faut savoir mentir, bluffer mais il arrive parfois, même si on n'est pas très bons, que l'on ait une très belle main.
Eh bien, tu l'as, François, cette belle main. Au lieu de jouer les indignés, profite de ton avantage : cesse séance tenante toute négociation avec les USA, remercie publiquement Assange et les medias qui ont relayé l'info, je ne sais pas, moi, mais saisis-la ta chance!
Ben oui, mais au jeu de poker, il faut aussi avoir du cran. Et bien que ces écoutes sont une atteinte grave à la souveraineté de la France et à la démocratie, gageons que Moi-Président fera comme toujours ce qu'il sait le mieux faire : se coucher.