Il ne faut pas faire joujou avec les fiscalité même si l'on est président de la République et qu'on sort de l' 'ENA. La fiscalité est chose trop sérieuse pour être confiée aux politiques. Compte tenu de l'augmentation exponentielle des besoins économiques et sociaux que l'impôt doit financer, les règles fiscales devraient obligatoirement relever sinon de la constitution, du moins d'une loi organique votée à une majorité qualifiée. Il importe d'abord de réformer la fiscalité locale directe.
La fiscalité directe locale devrait reposer sur deux impôts strictement proportionnels : une taxe sociale sur tous les revenus (d'activité, patrimoniaux, de substitution, de remplacement, de complément,.) ; une taxe patrimoniale sur tous les patrimoines professionnels et privés. Aucune subvention ne devrait être accordée aux entreprises. Seuls seraient possibles des avances conditionnées portant intérêt, remboursables ou incorporables au capital et immédiatement restituables si délocalisation.
L'impôt progressif sur les revenus doit rester un impôt d'Etat pour financer une politique intelligente des revenus. Il doit être possible d'y ajouter un impôt progressif sur tous les patrimoines, non spoliateur, avec paiement différé, moyennant intérêt, au besoin jusqu'au décès de la personne physique ou à la dissolution de la personne morale avec redéfinition du résultat. Il restera à remodeler une TVA locale, nationale, européenne, destinée à financer les investissements publics.