Lu dans le Monde :

Pierre Gattaz, président du Medef, a reconnu, mercredi sur RTL, au nouveau ministre de l'économie, Emmanuel Macron, « trois atouts », au premier rang desquels sa connaissance de l'entreprise, de l'économie de marché et de la mondialisation. M. Gattaz a également salué la « sagesse du gouvernement et de Manuel Valls » pour son intention de poursuivre « cette politique de l'offre, cette politique de la compétitivité » pour « redresser » le pays.

1-      sa connaissance de l'entreprise : il connaît l’entreprise ?

Ah bon ? Il a été dans une entreprise « normale » ? Dans quelle industrie, quel domaine ? Il  a été à Bercy et dans une banque et encore pas comme employé ou agent d’accueil ?

Conclusions :

- Il suffirait donc de passer par les lambris de Bercy et un petit détour dans une banque d’affaires et prétendre bien connaitre les entreprises ?

- on a connu de nombreux exemples de fiasco avec ce genre de génie de l’entreprise, entre autres : Jean Marie Messier (les actionnaires de Vivendi ont mis 20 ans  à se relever de ses fautes graves), Jean Yves Haberer (le fameux génie de la finance et qui a fait payer aux contribuables, jusqu'à ce jour cf la mise en examende Lagarde,  des milliards d’euros de gabegies  du Crédit Lyonnais), Jacques Attali à la BERD, avec ses marbres !

2-      économie de marché : c’est sûr, il n’y a que ça qui compte, pour un banquier et les financiers

L’économie solidaire qui se développe, on s’en fout. Il n’y a rien à gagner pour la finance dans ce domaine.

Les sociétés d’économie mixte ou d’Etat, il faut tout privatiser avec les conseils des banques. Celles-ci vont être conseils et acheteurs en même temps, comme pour les autoroutes.

 Et dire qu’à l’époque de Jospin (les socialistes, déjà) , on a privatisé les autoroutes pour « rembourser la dette ». De nos jours, Vinci et les autres se « gavent » et déclare même publiquement que leurs résultats sont maintenus, malgré la crise, grâce « aux concessions », sous-entendus les autoroutes. Les perdants dans cette affaire sont les citoyens lambda

3-      la mondialisation : le terme fourre-tout ?

Quand est à cours d’idée et d’innovation au niveau du patronat, on pense mondialisation.

N’importe quel imbécile avec un tableur est capable de faire le comptable et de comparer les coûts de la main d’œuvre à Calais et à Dacca et de dire qu’il vaut mieux construire au Bangla Desh . Les banquiers et les financiers y gagnent aussi sur les 2 tableaux : les conseils et les prêts sans risques aux entreprises, puisque  garanties par la Coface, donc par l’Etat contribuables

Enfin, Gattaz, dans son « baiser du dragon » adressé à Hollande, a félicité la mise à l’écart des « ceux qui sont réticents à la politique de l’offre assumée ». Une manière de dire : Hollande obéit bien au Medef.

Il a salué dans le même temps le « courage de Valls ». Même motif, même punition : Valls est aussi un valet du Medef

Aux urnes, citoyens, formez vos bataillons, … sauvons notre pays d’un bande de djihadistes dont le seul but est de se prendre pour des missionnaires du Dieu des banquiers et de la Finance

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