Pourquoi la Russie, la Chine, le Venezuela, Cuba et « d’autres » nations sont-elles détestées avec une telle fureur?

par ANDRE Vltchek, 8-10 août 2014

 

Ils nous haïssent parce que nous sommes vivants, et parce que nous marchons et allons de l’avant, parfois trébuchant, parfois chancelant, mais marchant quand même.

Pendant tout ce temps, eux, c’est toute l’humanité qu’ils traînent, pour la replacer, à nouveau, dans le nihilisme sombre, dans des dispositions épouvantables, dans le sarcasme noir, et dans un sentiment de désespoir.

Ils nous haïssent parce que nous insistons sur le fait de faire les choses à notre façon, et parce que nous mettons nos peuples au premier rang des priorités, allant même parfois jusqu’à placer en premier des gens défavorisés, partout dans le monde. Nous le faisons de plus en plus souvent, chaque fois que nous en avons les moyens.

Pendant qu’eux, ce sont leurs intérêts économiques qu’« ils » considèrent en premier, et, ce faisant, ils torturent, détruisent et humilient ceux qui refusent de succomber, de se mettre à genoux et de leur lécher les bottes.

Pendant des siècles, ils ont tenté de nous détruire, mais nous avons tenu ferme et nous nous sommes défendus, fièrement. Ils ont envahi, ruiné, brûlé nos terres, et ils ont assassiné les gens de Russie, de Chine et de toute cette partie du monde que l’on appelle aujourd’hui l’Amérique latine. Ils ont aussi, bien sûr, assassiné et détruit des dizaines voire des centaines de millions de personnes au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie et en Océanie.

Quand je dis « ils », je veux dire l’Occident, et une fois de plus, je refuse de distinguer entre les vieux démons coloniaux, en Europe, et les nouveaux, qui proviennent de la même racine, de la même « culture », mais qui tuent à l’ombre de drapeaux relativement nouveaux.

Ils nous haïssent parce que nous avons saigné et pleuré nos morts, mais que nous n’avons jamais abandonné la lutte.

Ils ne « reconnaissent » et ne glorifient que ceux-là seuls qui acceptent leur régime, qui ont décidé de collaborer, partiellement ou totalement : des pays comme l’Inde, l’Indonésie, les Philippines, le Japon, la Corée du Sud, l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Kenya, et des dizaines d’autres états « client », des pays qui alimentent ce hideux monstre capitaliste avec la chair de leurs propres citoyens.

« Ils » ont même inventé un « politiquement correct », de sorte que la « culture » des régimes oppressifs et violents fidèles au néo-colonialisme échappe à la critique ou au ridicule de la part de ces « cercles bien polis » que sont les laquais du milieu universitaire, des médias, etc. Le politiquement correct n’est pas là pour protéger la majorité des Indiens ou des Indonésiens, mais pour offrir un bouclier à leurs usurpateurs et exploiteurs, qui se drapent hypocritement de leurs drapeaux ainsi que de la robe des religions et des cultures.

Ils nous détestent pour nos rêves et pour nos rires, pour notre confiance et notre détermination. Nous sommes souvent détestés, non seulement par le régime mondial de l’Ouest, mais aussi par la majorité des gens de l’Ouest, qui font partie du système ou qui, du moins, en sont dans une certaine mesure bénéficiaires.

Plus ils deviennent voleurs, partout dans le monde, et moins nous le sommes par rapport à eux, et plus ils nous salissent en affirmant que « nous sommes pareils », que nous volons et « cherchons à faire avancer nos intérêts » en Afrique et ailleurs. Ils possèdent les médias de masse et ils répandent le poison de leurs mensonges à travers leurs agences de presse et leurs réseaux de télévision, ainsi que l’internet. Les élites partout dans le monde, les propriétaires de la plupart des médias locaux, sont alors satisfaits, et toujours prêts à diffuser ces mensonges.

Ils nous haïssent parce qu’en fait, ils soupçonnent que nous sommes différents, et plus ils le soupçonnent, plus ils nous haïssent ; et alors plus ils crient et hurlent que nous sommes exactement comme eux, et peut-être même pire !

Si le monde qu’ils ont créé n’est que de la merde, alors, insistent-ils, l’univers tout entier, et l’humanité elle-même, doivent se mettre à nager au milieu des excréments.

Mais nous ne sommes pas comme eux.

Ils peuvent bien être maîtres de la propagande, grands marionnettistes, mais nous, la plupart du temps, nous refusons de nous abaisser à leur niveau. Nous essayons de jouer loyalement, des batailles loyales et honnêtes. Nous essayons de gagner honnêtement, pas comme de la racaille trompeuse et sadique. C’est simplement parce que nous tenons à jouer juste et aussi parce que nous sommes à ce point horrifiés par leurs mains et leurs bouches pleines de sang, que nous ne voulons tout simplement pas être comme eux, même quand ils nous combattent de toutes leurs forces ; même quand ils essaient de nous exterminer, de nous faire disparaître de la surface de la terre.

Pour cela, ils nous détestent également.

Plus nous sommes sincères, plus ils nous calomnient.

Plus nous sommes prévenants, plus ils nous accusent de démagogie et de tromperie.

Plus nous sommes pacifiques, plus ils nous accusent d’être les agresseurs.

Plus nos objectifs sont purs, et plus leurs commentaires sur nos actes sont sales.

Ceux qui, en ce moment, collaborent, nous haïssent pour n’avoir pas cédé, parce que les collaborateurs exècrent toujours ceux qui sont libres et fiers, et résolus. Les serviteurs et les esclaves, lorsqu’ils sont lâches et en colère, sont souvent beaucoup plus vicieux que leurs maîtres. Pas toujours, mais souvent.

Plus nous perdons de camarades, plus ils nous haïssent, parce que nous refusons de nous agenouiller, et de les supplier de cesser de nous tuer. Nos dents serrées esquissent à peine une grimace, et nous continuons à avancer. Pour l’humanité, pour nos bien-aimés…

Plus nous sommes unis, plus ils nous haïssent. L’Amérique latine et la Chine, ainsi que la Russie, sont maintenant ensemble. Et plusieurs autres grandes nations se joignent à nous. Nous nous sommes embrassés. Nous nous sommes embrassés debout, fièrement, volontairement !

Plus nous sommes près d’atteindre notre objectif principal – la création, sur cette planète, d’une société socialiste, plus humaine et plus décente – plus ils nous haïssent. Ils préfèreraient rayer nos pays de la carte ; les détruire, et même nous atomiser, l’ensemble de la planète, plutôt que d’accepter une société égalitaire mondiale fondée sur des principes de justice sociale, sur un véritable respect et sur la non-ingérence.

Plus nous essayons de devenir raisonnables et égalitaires, plus ils nous haïssent. Nous n’y parvenons pas toujours, mais ils nous haïssent encore lorsque nous essayons, et échouons. Mais quand nous y parvenons, quand nous réussissons, alors là ils passent à la vitesse supérieure de leur réprobation générale, assassinant nos dirigeants, fabriquant et finançant une « opposition » dans nos pays, préparant et exécutant des coups d’État militaires contre nos dirigeants. Combien de tentatives de coups d’État avons-nous eues, récemment, « réussites » ou échecs ? Rappelons en simplement quelques-unes : le Honduras, le Paraguay, le Venezuela, la Syrie, l’Ukraine, la Libye…

Mais revenons à l’essentiel : nous ne cédons pas ! Plus maintenant. Nous refusons de céder. Leur système grotesque, idiot, turbo-capitaliste nihiliste et néo-colonialiste, et leurs autres dogmes fondamentalistes, sont aussi terribles que la mort elle-même. Nous travaillons jour et nuit pour y résister, pour exposer leur malignité. Nous nous sentons obligés de travailler et de nous battre, non pas parce que nous sommes toujours si grands et honorables nous-mêmes, mais simplement parce qu’ils sont tellement horribles, meurtriers, cyniques et inhumains !

Et donc ils nous traînent dans la boue, ils vomissent leurs poisons toxiques sur nous, jettent nos voisins contre nous, planifient et déclenchent des coups d’État et des « mouvements d’opposition », ainsi que des « révoltes étudiantes » et des « révolutions de couleur ». Leurs objectifs sont la Chine et la Russie, Cuba et le Venezuela… la Bolivie et l’Équateur. Salis sont le Brésil et l’Afrique du Sud, l’Argentine et le Zimbabwe ; diabolisées l’Erythrée et la Corée du Nord…

D’une certaine manière, ils – nos ennemis – sont pathétiques, ridicules et tristes… Pour ceux qui connaissent le monde, ils ne sont qu’une bande de fous sadiques… puissants mais ringards, échos puants des précédentes flatulences colonialistes/impérialistes/racistes qui étaient aussi sonores que toxiques.

Mais ils parviennent à crier plus fort. Ils publient des milliards de feuilles remplies de mensonges. Ils utilisent leur argent (la plupart du temps volé, à nous et à d’autres) pour déformer toutes les observations et toutes les analyses logiques, présentant le vide qu’ils répandent, avec leurs gadgets et leur consumérisme sans âme, comme quelque chose de branché et d’humain. Et c’est ainsi que les nouvelles générations, dans leurs pays et dans leurs colonies à eux, sont fabriquées et mises en forme : elles sont confuses, fatiguées depuis le berceau ; vides, manquant de poésie et de créativité, obsédées par la forme tout en rejetant la substance.

Nous ne cessons de leur dire ce qu’ils font au monde, et plus nous le leur disons, plus ils nous haïssent.

Mais que voulons-nous vraiment ? Qu’est-ce qui unit véritablement des pays aussi divers que Cuba et la Chine, que la Russie et le Venezuela, que la Bolivie et l’Afrique du Sud ?

C’est un grand désir de liberté. Pas « leur » concept tordu de la liberté ! Mais la liberté de choisir notre propre chemin, d’utiliser nos ressources pour nourrir nos enfants, pour guérir nos malades, et pour éduquer aussi bien les adultes que les enfants ! Le tout gratuitement. Le tout comme notre devoir patriotique et humaniste !

Nous voulons que nos pays n’existent que dans le but de créer, de faciliter, pour leur citoyens, une vie bonne, saine, qui ait du sens. Nous voulons que les gens puissent se réveiller le matin sans cette peur de finir dans la rue, ou de mourir s’ils viennent à tomber malades, pour la seule raison qu’ils ne pourront pas payer la facture des soins médicaux. Nous voulons que les gens pensent au parcours, qu’ils considèrent là où ils vont et ce qu’ils feront quand ils y seront, au lieu de constamment s’angoisser en se demandant où ils vont bien pouvoir trouver l’argent pour s’acheter une nouvelle voiture !

Nous voulons que les gens soient libres et aient le temps de décider « où ils vont », et soient instruits, et libèrent leur créativité et leur énergie pour l’amélioration de la vie, partout sur notre belle planète.

Et plus nous voulons cela, plus ils nous haïssent.

Nous voulons être, beaucoup d’entre nous veulent être, « naïfs » à nouveau… pour être capables de rêver, de communiquer les uns avec les autres, de travailler avec nos mains et nos cerveaux, de mettre tout notre cœur à cette vie. Et nous voulons que les gens se sentent en sécurité, n’aient pas peur de se réveiller chaque matin, d’être tournés en ridicule simplement parce qu’ils se montrent bons envers autrui, parce qu’ils usent de décence ; simplement parce qu’ils se montrent humains !

C’est là ce que le socialisme ou le communisme signifient pour moi. C’est ce que cela signifiait pour Chavez, et ce que je pense que cela signifie pour Evo. C’est ce que cela signifie pour mes amis les plus chers à Pékin.

Le Venezuela, la Bolivie ou la Chine ne sont pas parfaits, que diable ! Nous sommes tous des êtres humains ; nous faisons tous des erreurs. Mais nous essayons. Nous faisons de notre mieux. Nous voulons tirer des centaines de millions de personnes de la pauvreté et nous le faisons, étape par étape. Chacun de nos pays le fait à sa façon, selon sa culture et son histoire. Et nous voulons le faire à notre façon et seulement à notre façon, et c’est pourquoi ils nous haïssent !

Cela ne me dérange pas que quelqu’un dirige son hôtel à lui, ou son restaurant, ou son journal… ça ne me dérange pas du tout. Je ne suis pas un de ces monstres dogmatiques. Mais cela me dérange quand des nations entières sont détruites simplement parce qu’elles veulent suivre leur propre chemin !

Cela me dérange quand la « démocratie » est réduite à ce que les intimidateurs occidentaux disent qu’elle devrait être. Cela me préoccupe quand, dans leur propre pays, les gens sont transformés en serfs au profit des riches, et puis en serfs au profit de l’Empire. Cela me dérange quand ils n’ont pas le choix. Et cela me dérange quand ils sont constamment dans la peur de quelque chose, quand ils sont humiliés encore et encore. Et non seulement cela me dérange, mais je veux serrer les poings et me battre pour la justice.

Plus cela me dérange, plus cela dérange d’autres comme moi, plus ils nous haïssent.

« Ici, personne ne se rend ! »« Ici, personne ne se rend ! »

Cela dérange de plus en plus d’entre nous.

Maintenant, nous avons cette grande nouvelle vague de la coopération entre quatre merveilleuses parties du monde. Bientôt, nous allons avoir une alternative à cette institution horrible qu’on appelle la Banque mondiale. Et finalement, nous allons créer une alternative à l’Organisation des Nations Unies, qui est désormais devenue une institution édentée, captive, incapable de punir ou même de nommer les vrais gangsters et les vrais terroristes !

Ils nous haïssent ! Mais nous ne les aimons pas, non plus ! Comment pourrions-nous aimer des fascistes et des fanatiques ?

Ils dirigent ce monde en recourant à la peur, comme ils ont fait pendant des siècles pour faire fonctionner leurs colonies. Ils ont tué des centaines de millions, peut-être des milliards de gens, au cours des derniers millénaires. Ils n’auraient aucune hésitation à en tuer quelques centaines de millions de plus.

Pour couronner le tout, eux aussi ont peur, et plus ils ont peur, plus ils deviennent belliqueux et agressifs. Ils soupçonnent que cela ne peut pas durer, cet ordonnancement tordu et psychopathique du monde. Ils espèrent simplement qu’il durera encore quelques décennies, tant qu’ils sont encore en vie.

Plus ils ont peur, et plus ils essaient de faire peur aussi aux autres… de provoquer des conflits, de dresser les gens les uns contre les autres, de les espionner, d’en enfermer des millions, de laver le cerveau à des milliards de personnes dans le monde entier.

Ces sociétés de l’Empire, les gouvernements qu’ils choisissent… cela donne envie de vomir aux gens normaux. Et nous leur disons ceci, face à face, les yeux dans les yeux : à présent, nous avons notre propre bloc de pays, notre résistance organisée, nos médias (cette publication en fait partie, et elle en est un élément fort) !

Nous leur disons qui nous sommes.

Et ils nous haïssent pour cela.

Nous leur disons : vous faites ce que vous voulez chez vous. Tant que votre peuple le tolère, l’accepte, ou même l’approuve. Nous n’irons ni vous attaquer ni « vous libérer ». Mais n’essayez pas de revenir chez nous, de mettre à sac, de piller et de corrompre.

Si vous le faites, nos nations et nos peuples se battront.

Ils le savent, et ils nous haïssent pour cela !

Nous leur disons : Nos peuples se battront contre vous et pour ce qui est humain, et pour le développement normal de l’humanité, ce développement que vous avez fait dérailler de manière si machiavélique et brutale, pendant des siècles.

Pendant des siècles, vous avez utilisé l’esclavage afin de vous entasser des richesses. Encore maintenant, vous asservissez des milliards d’hommes et de femmes, même si vous n’utilisez pas ce mot en « e ».

Nos peuples se battront contre vous si vous essayez une fois de plus de nous imposer votre esclavage.

Nous nous battrons aussi pour la bonté, pour la poésie ; pour ce monde de rêve, naïf et en même temps créatif et sûr, que nous, les humains, désirons presque tous du fond du cœur.

Et c’est pourquoi « ils » nous haïssent vraiment : nous voulons mettre un terme à cette expérience épouvantable qui est menée sur des êtres humains. Nous voulons que la vie humaine soit bien plus importante que les profits de certaines sociétés et de certains individus tordus. Nous voulons être à nouveau fiers de faire partie de la race humaine.

Eux veulent que nous produisions et consommions, que nous nous soumettions à leurs conceptions et, par dessus cela, que nous restions sans rien dire et apeurés.

Alors que nous, nous voulons construire et nous voulons chanter, rêver et inventer, pour les autres, pas pour l’argent seulement. Nous voulons nous aider les uns les autres. Nous ne voulons pas succomber à un système où ceux qui sont brutaux et agressifs asservissent ceux qui sont doux et bons.

Nous voulons prouver que les êtres humains ne sont pas seulement des bêtes cyniques et égoïstes. Ils ne le sont pas ! Ils se comportent comme cela seulement quand on leur injecte des doses élevées de repoussantes toxines psychologiques.

Nous voulons la fin de cette tyrannie colonialiste de l’entreprise. Des millions de gens ont combattu pour elle pendant des siècles, et des millions déjà sont morts, qui luttaient pour un monde meilleur.

Nous n’allons pas lâcher ! Nous ne désertons pas. Nous n’avons pas peur, plus maintenant. Avant de tomber, Hugo Chavez a crié : « Ici, personne ne se rend ! » Bien dit ! Nous pensons la même chose. Aqui no se rinde nadie !

Et voilà pourquoi ils nous haïssent !

Et nous devrions être fiers qu’il en soit ainsi.

André Vltchek

 

 

Source : Why Do They Hate Us?, sous-titré « Why are Russia, China, Venezuela, Cuba and ‘other’ Nations Hated with Such a Fury? » (counterpunch.org, édition du week-end du 08-10/08/2014)
Traduit par Goklayeh pour vineyardsaker.fr


André Vltchek est un romancier, cinéaste et journaliste d’investigation. Il a couvert des guerres et des conflits dans des dizaines de pays. Le résultat en est son dernier livre: « La lutte contre l’impérialisme occidental ». « Pluton » a publié sa discussion avec Noam Chomsky: « Du terrorisme occidental ». Son roman « Point de non-retour », acclamé par la critique politique, est réédité et disponible. « Océanie » est son livre sur l’impérialisme occidental dans le Pacifique Sud. Son livre provocateur sur l’Indonésie post-Suharto et le modèle fondamentaliste de marché a pour titre « Indonésie – L’archipel de la peur ». Son long métrage documentaire, « Le gambit Rwandais » porte sur l’histoire du Rwanda et le pillage de la République Démocratique du Congo. Après avoir vécu de nombreuses années en Amérique latine et en Océanie, Vltchek réside et travaille actuellement en Asie de l’Est et en Afrique. On peut le contacter via son site internet ou son compte Twitter.

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