Ensemble! Allier lors du meeting du Front de Gauche Commentry/Montmarault

Alexis Mayet porte parole d'Ensemble ! Allier Alexis Mayet porte parole d'Ensemble ! Allier
Intervention d'Alexis Mayet d'Ensemble! à Commentry le 17 mars 2015 :

Bonsoir à tous,

Et d'abord merci à Sylvain et Elisabeth de nous permettre d'intervenir ce soir. C'est un grand plaisir pour Ensemble! Mouvement pour une Alternative de Gauche, écologique et solidaire, de venir apporter notre soutien à la candidature anti-austérité de ce canton.
Car oui, la dynamique et le score de Commentry Pour Tous lors des municipales dans cette commune, et la candidature portée par nos camarades pour les élections départementales sur le canton de Commentry-Montmarault redonnent espoir. L'espoir qu'il est possible de faire renaître un élan populaire pour résister à la casse de nos droits, et pour reprendre nos affaires en main. Ensemble! a lancé au niveau national il y a quelques semaines, avec le soutien d'un grand nombre de personnalités politiques, un appel pour des Chantiers d'Espoir, l'idée est simple, travailler ensemble, tous ceux qui dénoncent l'austérité, pour discuter de nos convergences, et avancer vers ce qui est d'intérêt général : un rassemblement majoritaire pour un programme d'urgence anti-austérité, bref : une alternative à la politique du gouvernement et de la droite.

Les peuples espagnols et grecs nous ouvrent la voie. Ils guident la classe ouvrière européenne sur le chemin de la rupture avec le libéralisme. Ils démontrent tout à la fois qu'une autre politique est possible, que la mobilisation du plus grand nombre permet de créer un débouché politique favorable à notre camp social. Ils démontrent qu'aujourd'hui tout est possible.
Bien-sûr, la situation en Grèce est plus que jamais instable, et plus que jamais, le meilleur comme le pire peut arriver. Réduire à néant les bureaucrates de l'UE, et réussir à créer un rapport de force européen favorable aux peuples, remettre en cause la dette grecque, qui ne pèse pas sur les épaules des autres peuples comme les dominants tentent de nous le faire croire. Au contraire, le non remboursement est dans l'intérêt de tous les peuples d'Europe. Car ne pas rembourser la dette illégitime, qui a servi à sauver des banques responsables de la crise, et à asservir les peuples, c'est reprendre notre destin en main. Et pour que cela soit possible, le peuple grec ne peut rester seul. Nous aussi, nous devons nous affronter à nos dirigeants, et nous battre contre le remboursement des dettes des Etats, pour mettre fin à l'austérité. Si nous laissons les grecs seuls, alors le gouvernement de Syriza n'ira pas dans le sens de la rupture avec la Troïka. Il ne le pourra pas. Seul le rapport de force dans la rue et les élections, en Grèce et en Europe, permettra le changement attendu par les peuples du Sud de l'Europe. Car sans cela, les puissants continuerons la dévastation à l'oeuvre, c'est une guerre qui est en cours, entre les puissants d'Europe, les Junker et les Schauble et la Grèce. Mais le programme de Syriza est suspendu au bon vouloir de l'UE pour le moment, la renationalisation des ports ou les embauches de fonctionnaires. Aujourd'hui, Zoé Konstantopoulou a nommé Eric Toussaint, du Comité pour l'annulation de la dette du Tiers-Monde, président de la commission pour un audit de la dette grecque, c'est un très bon signe. Les grecs sont à l'avant-garde, et le nom de Syriza, c'est le nom des 12 grèves générales des travailleurs grecs, le vent chaud de la révolte qui vient de la Méditerranée nous caresse l’échine et doit nous pousser à nous redresser ! ils nous montrent la voie, ils nous donnent du courage, nous avons désormais le droit et le devoir de relever la tête !

Car demain sera pire qu'aujourd'hui si nous ne faisons rien. Mon camarade Gérard Blanchet m'a signalé ce matin un article sur le blog de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier nous informe que le 10 mars, les ministres des finances de l'UE ont validé, à la demande de la Commission européenne, un programme qui, en echange d'un allongement de 2 ans du délai pour ramener le déficit sous 3 %, entrainera pour la France 30 milliards d'économie en plus des 50 déjà prévu, donc 4 milliards dès cette année, et des réformes structurelles : rendre plus difficile le départ à la retraite, réduire les indemnités des chômeurs, faciliter les licenciements... Le gouvernement se prépare à s’exécuter de manière obéissante. Cela ne vous rappelle pas la Grèce ou l'Espagne ?

C'est donc une dynamique nationale qu'il faut construire, et elle ne se construira pas dans les salons, ou dans les conseils sans l'intervention des citoyens. Elle aura besoin d'un mouvement social en ordre de bataille. En cela, la mobilisation nationale du 9 avril, dans l'unité syndicale, est de bonne augure car elle peut prépare l'affrontement nécessaire. Nous avons besoin d'un mouvement populaire pour porter l'alternative. Mais cela ne se fera pas en un jour. A ceux qui ont sombré dans la désespérance ou dans les abîmes du FN, nous devons leur montrer que la lutte collective, que l'action politique ont un sens. Nous devons donc, dès le niveau local, permettre aux citoyens de reprendre le pouvoir et nous avons besoin de radicalités concrètes. Dans tous le pays les départementales peuvent être l'occasion de populariser la lutte contre l'austérité, et de se doter d'élus combattifs, qui font de l'implication citoyenne un axe central. Nous devons dire que l'alternative c'est le peuple lui-même !

Le choix du courage lors de ces élections départementales, c'est le choix de la rupture avec les socio-libéraux. Comme les grecs et les espagnols l'ont fait. Car si la situation de la Grèce et de l'Etat Espagnol n'est pas transposable, la politique des partis socialistes en Europe est la même partout : l'intérêt des patrons contre les peuples.
C'est donc un choix de courage que ces candidatures Front de Gauche, qui ont pris corps, en particulier de ce côté-ci du département, mais on pourrait aussi citer le canton d'Yzeure. Le vote de résistance proposé par ces candidatures est un vote de responsabilité face à la situation. Car nous avons besoin dans le département d'une majorité de gauche anti-austérité. Regardez la ville de Grenoble, dans cette commune, depuis qu'une majorité anti-austérité est aux affaires, des réunions de quartier nombreuses ont eu lieu, permettant à l’exécutif municipal d'expliquer à tous les citoyens le fonctionnement du budget municipal, ne cachant rien des difficultés, et expliquant en quoi l'austérité rend presque impossible des mesures qui sont pourtant essentielles dans l'intérêt des citoyens. Grenoble a lancé une pétition contre l'austérité que je vous invite d'ailleurs à signer sur internet. De même que le collectif des plumés de l'austérité en région parisienne, ou les initiatives des élus communistes et républicains, les élus combatifs ont un rôle essentiel dans la lutte pour une autre politique, et c'est aussi ce que devra faire, y compris en mobilisant les bourbonnais, un nouveau conseil départemental de gauche.

Car qui avons nous face à nous ?

A ma droite, le Parti Socialiste, dont les candidats n'affichent pas forcement très visiblement leur appartenance au Parti du Gouvernement, un parti ennemi des plus pauvres, un parti qui, nous pouvons désormais le dire clairement, mène au niveau national une politique dans la digne continuité de celle de l'UMP. Un Parti qui veut faire croire aux balots qu'il pense que nous sommes, qu'il y a une frontière étanche entre ce que font les Valls et Macron au gouvernement, et ce que les braves élus socialistes font localement... Il n'y aurait donc aucun lien entre ce gouvernement, et les 5 millions d'euros perdus chaque année par le conseil général de l'Allier au nom de la rigueur budgétaire, 5 millions en moins pour les missions d'intérêt général du Département. Il n'y aurait pas de lien non plus entre les élections départementales et la réforme territoriales menée contre les intérêts des citoyens, contre notre ruralité, et contre nos services publics, finalement contre la libre-administration par les citoyens de leurs affaires à une échelle humaine, et avec des moyens suffisant pour assurer l'égalité sur tout le territoire. Il n'y aurait pas de lien enfin, entre le nombre croissant de RSA auquel le conseil général doit faire face, et la politique ultra-libérale du gouvernement qui conduit au chômage et à la précarité. Devrions-nous défendre les élus socialistes locaux ? Comme un Lesterlin, qui, rejeté par les citoyens lors des municipales, s'est refusé à appeler à voter pour la vraie gauche ! Le même qui a dit « on ne vas pas se diviser sur le nombre de dimanche travaillés alors que le FN est à nos portes ! » et bien si justement, c'est ce qui nous divise, et heureusement. Ou un Nicolas Brien à Montluçon, parachuté par le député et dont la grandeur de l'ego est inversement proportionnel à son attachement aux valeurs de gauche, lui dont la contribution pour le congrès du PS revendique : « ni frondeur, ni courtisans, simplement attachés au débat d'idées » : quel programme face à la situation ! Et quand on sait que Valls a un plan secret d'ultra rigueur prévu après les élections pour répondre aux injonctions de la commission dont je vous ai parlé tout a l'heure, j'appelle les électeurs socialistes à la responsabilité ! Ne votez pas pour ceux qui vous marchent dessus depuis 2012 !
Le vote utile face au FN et à la droite, ce n'est pas le vote PS, c'est le vote de gauche, c'est le vote Front de Gauche !

Un peu plus à ma droite que le Parti Socialiste et les radicaux, l'URB, Riboulet, droitiers et compagnie. Ah, elle est belle notre droite bourbonnaise qui n'assume pas sa filiation avec la droite de Sarkozy, Copé, Hortefeux et autres... Et les voilà en embuscade, qui pensent voir venir leur heure. S'appuyant sur le rejet de la politique gouvernementale et espérant en tirer les bénéfices. Vous les connaissez bien ici, le Riboulet, vous le pratiquez un peu... Je le connais peu, mais je connais son homologue dans ma commune, Madame Elisabeth Albert Cuisset, qui nous propose régulièrement des motions, contre les baisses de dotation un jour, contre la suppression des services publics au Conseil municipal suivant : alors bien-sûr, ces motions, je vote en tant que conseiller d'opposition, mais lorsque Monsieur Sarkozy s'attaquait à la Poste, où étaient-ils pour nous laisser organiser le référendum contre la privatisation de la Poste ? Ils étaient face à nous ! Où étaient-ils quand nous demandions au Conseil municipal d'en appeler à la mobilisation citoyenne pour dire non à la fermeture de notre trésorerie municipale ? Ils ne l'imaginaient pas, l'action collective et la lutte, ce n'est pas pour eux. Où étaient-ils pour soutenir la grève des cheminots après avoir fait il y a quelques années, dans ma commune, de l'agitation électoraliste face à la remise en cause du ferroviaire ? Ils étaient, une fois encore, face à nous. Et leur parti, le vrai, pas l'URB, le vrai, qu'il soit UDI, UMP ou que sais-je encore, que revendique-t-il au niveau national ? Qu'a-t-il fait alors qu'il était aux affaires : la casse des services publics et du Code du Travail, et paraît-il, le gouvernement ne va pas assez loin dans les coupes budgétaires. Ils partagent la volonté de détruire nos « conquis sociaux » comme disait Ambroise Croizat, si certains voulaient voter la loi Macron, d'autres pensaient qu'elle n'allait pas assez loin, et d'autre encore, que d'accord ou non, il ne fallait pas voter avec le gouvernement. Mais voilà leur vrai visage : mettre a genou les plus faibles, dans l'intérêt des plus riches, c'était le cas hier, c'est encore et ce sera toujours le cas, ils sont et resterons, de l'autre côté de la barricade. Lorsque l'on voit les budgets des villes de droite, on a ce visage, la casse des services aux citoyens, la destruction de tout ce que la commune peut faire pour recréer le lien social, et par-ci par-là, quelques grands projets inadaptés, qui font jolis sur la carte postale mais qui ne répondent en rien aux besoins des citoyens.
Et voilà qu'en lisant la propagande de la droite sur mon canton je tombe sur un article a propos du RSA. Qui est au RSA ici ? Je ne vous demande pas de lever la main, mais je sais que d'aucuns touchent cette aide de 514Euros. Et les voilà qui viennent nous dire qu'il faut mettre fin à l'assistanat, crachant au visage des classes populaires ! L'assistanat ? 514Euros par mois ? Mais connaissent-ils vraiment la valeur des choses, connaissent-ils la vie des plus nombreux dont nous sommes, ils se disent élus de terrain et de proximité, et viennent demander que ceux qui touchent le RSA travaillent pour la collectivité en échange. Mais messieurs et Mesdames Riboulet et Compagnie, ceux qui touchent le RSA ne veulent que ça travailler, mais ils ne PEUVENT pas car il n'y a pas de travail et c'est la politique qu'ils défendent qui nous a mené là. De quoi nous parlent-ils, ces cumulards d’indemnités et professionnels de la politique ?
Mes camarades, ils sont nos ennemis, nous devons leur faire barrage ! Ils ont semé le désespoir, refusons qu'en plus ils en récoltent les fruits. Leur politique nous a mis dans cette situation, notre politique nous permettra de nous en sortir.

A l'extrême-droite enfin, nos pires ennemis, qui sont les mêmes qu'hier et qu'avant hier, que nos anciens ont combattu, et que nous combattront toujours. Ceux qui croient que la haine et plus forte que l'humanité, et qui agitent les peurs, ce qui arrange bien la classe dominante et le gouvernement, sans quoi Marine Le Pen ne ferait pas la Une de BFM TV tous les jours. Voir Valls être inquiet du risque de voir sortir des élections départementales, encore une fois, le FN comme 1er parti de France, ce serait presque drôle si ce n'était pas si grave. Si ce n'était pas la politique du même Valls qui contribuait au développement du FN. Ils sont le premier parti de France donc : un parti raciste, islamophobe, antisémite, un parti guerrier, un parti qui dit qu'il faut en finir avec le « système », et qui est composé d'élus corrompus, on en a des exemples chaque jours ! Un parti qui nie les droits conquis de haute lutte, le droit à l'IVG par exemple, avec la droite, au parlement européen. Un parti qui met aussi en cause la place des plus faibles dans la cité, dans les communes qu'ils dirigent, mieux vaut ne pas être pauvre, et encore moins pauvre et un peu coloré... Ce serait donc ça : l'alternative à l'austérité ? des élus qui se cachent derrière leur nouvelle Jeanne d'Arc et qui disent dans leur propagande qu'il faut rompre avec l'UMPS, ne prenant même pas soin d'adapter leur slogan à l'Allier communiste. Un parti qui présente des anciens et des anciennes contre leur gré. Et dernier coup d'éclat à Cusset, avec l'élu FN accusé de pédopornographie. Alors parce que je fais du droit, et que contrairement à eux je ne suis pas un fasciste, je respecte la présomption d'innocence. Mais lorsqu'on est mis en cause, si l'on est innocent, on fait preuve d'un peu de courage politique, et on se bat pour faire éclater la vérité ! En réalité, l'extrême-droite, ce n'est pas le courage, c'est la peur, mais malheureusement pour eux, nous nous n'avons pas peur !

Alors s'opposer pied à pied aux coupes budgétaires, être avec et aux côtés des citoyens, dans un contexte où affronter les difficultés de la vie est de plus en plus dur, voilà l'urgence. Aujourd'hui l'Allier c'est 11 300 RSA et c'est 21 100 CMU. Il faut aussi porter une vision économique pour le département, car oui, l'économie est politique. Alors on ne va pas faire sortir le département de l'Allier de l'économie capitaliste, mais on peut démontrer que des choses peuvent être faites différemment, en soutenant les circuits courts (j'ai vu que c'était dans le programme de la droite, ça m'a bien fait rire, il faudra qu'on leur demande ce qu'ils pensent de Notre Dame des Landes ou du Barrage du Testet, et de l'agriculture industrielle comme la ferme des Mille Vaches, c'est bien plus leur vision d'agriculture que celle d'une agriculture paysanne que nous défendons), en soutenant l'économie sociale et solidaire, en ne faisant aucun cadeau à ceux qui mettent leur entreprise en danger parce qu'ils en mettent trop dans leurs propres poches... En soutenant, dans l'éventualité d'une entreprise en difficulté, la création de coopératives ouvrières... En défendant le commerce et l'artisanat local, jusque dans la plus petite commune du canton et du département. Nous pouvons aussi bien-sûr, au niveau social, aborder différemment l'autonomie de la jeunesse et la situation de nos anciens, en donnant des outils d'imagination collective, d'autogestion et d'autoorganisation. Il faut aussi mettre fin à tout partenariat public privé, en mettant les élus antiaustérité en réseau au niveau national, et en allant jusqu'à voter si nécessaire des budgets déséquilibrés, bien-sûr, l'Allier ne peut pas être la seule à le faire, mais cela peut-être une manière d'imposer à l’État de répondre aux besoins des collectivités.

D'aucuns disent que c'est en rassemblant la vieille union de la gauche que nous pourrons faire barrage au FN, nous disons, nous, et c'est aussi je le sais le sens de vos candidatures, l'extrême-droite est un poison, l'antidote, c'est plus de solidarité ! Nous ne pouvons pas gagner contre le FN en nous unissant à ceux dont la politique nationale et parfois locale contribue à développer le ras le bol et la désespérance. Encore une fois ! Le vote utile c'est le vote de gauche, c'est le vote Front de gauche !

Le Front de Gauche, c'est une stratégie, au départ, c'était l'autonomie conquérante vis à vis des sociaux-libéraux, autonome au premier tour, barrage à la droite au 2e. Aujourd'hui la stratégie c'est le rassemblement de la gauche anti-austérité pour un rassemblement majoritaire qui prétend au pouvoir, avec les citoyens, les syndicalistes, de nouvelles forces politiques, et cela face à la politique du gouvernement et de ses soutiens. Dans ce canton, les 3 forces du Front de gauche de l'Allier soutienne la liste, avec une association sœur qu'est Commentry Pour Tous, c'est le seul cas dans le département et c'est le rassemblement qu'il faudra encore élargir. Il doit permettre, dès dimanche, de mettre la gauche en position de force contre la droite, et en envoyant à la niche le FN, Et surtout, le 29, si nous nous faisions la tête de Riboulet ? Quel symbole ce serait, la gauche anti-austérité qui fait barrage au FN, rassemble la seule gauche qui vaille, et fait tomber le chef de file de la droite départementale ?! Alors plutôt que de le dire au conditionnel, affirmons le, en votant pour le Front de Gauche Rassemblé, avec Elisabeth Blanchet, Sylvain Bourdier, Magalie Blanchet, et Jean-Pierre Fournier. Et surtout, nous devons nous revoir après les élections, le travail fait par Sylvain et son équipe ne peut rester isolé, nous devons construire ensemble l'alternative.

Ce matin, je me suis rendu compte que nous étions le 17 mars, et j'ai alors pris conscience que demain nous avons un anniversaire à célébrer, celle d'une grande date pour le mouvement ouvrier : le 18 mars 1871 voyait naitre le soulèvement populaire de la Commune de Paris !
Et je me suis alors souvenu, je ne savais pas comment conclure cette intervention à ce moment là, que cette belle ville de Commentry a écrit de grandes pages de l'histoire de notre camp social. Je me suis souvenu du premier maire socialiste, de Christophe Thivrier, le député à la blouse, le député du peuple qui avait refuser de quitter sa blouse d'ouvrier, celle des travailleurs bourbonnais, celle des mineurs, à l'Assemblée Nationale, car il s'y était engagé devant ses camarades, le même qui s'était écrié « Vive la Commune » devant la représentation nationale,

Alors si vous le permettez, je voudrais terminer en vous lisant la déclaration du comité central de la Garde Nationale du 25 mars 1871 :

« Citoyens, ne perdez pas de vue que es hommes qui vous servirons le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux.
Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne considèrent que leurs propres intérêts et finissent toujours par se considérer indispensables.
Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l'action ; ils sacrifieront tout à un discours, à un effet oratoire ou à un mot spirituel.
Évitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère.
Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue.
Nous sommes convaincus que si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considèreront jamais comme vos maîtres. »

Vive la Commune ! Vive la gauche anti-austérité !
Face à l'austérité, unissons-nous pour préserver l'Allier !
Place au peuple, dans ce canton, et partout ailleurs,
En avant Sylvain et Elisabeth, mes camarades, tous ensemble, nous vaincrons !

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.