Oui, Tous Ensemble, Nous pouvons Construire Les Jours Heureux du 21e siècle

Déclaration collective de militant-e-s Allier

Les propositions initiales avaient été faites par Gérard Blanchet dans trois (quatre maintenant avec celui-ci) articles sur Mediapart : http://blogs.mediapart.fr/blog/gerard-blanchet.

Nous voulons enrichir les propositions de départ à la lumière de ces discussions.

  1. L'idée de cercles (peu importe le nom) citoyens larges et ouverts nous semble commencer à faire consensus. Nous voulons juste préciser qu'il ne faut pas qu'ils soient la propriété ni du FdG, ni du M6R ni de qui que ce soit, mais permettent d'accueillir, par exemple, toutes les militant-e-s et tous les militants qui sont en deuil de l'orientation sociale-libérale de leur parti, mais aussi toutes celles et ceux qui encarté-e-s nulle part veulent enfin que ça change et dire « Oui, Tous Ensemble, Nous pouvons Construire Les jours Heureux du 21e siècle » et le faire partager à nos concitoyens pour les rendre actrices et acteurs de ce projet. M6R et FdG sont deux ensembles politiques qui ont une intersection commune mais l'un comme l'autre ne vont pas fusionner et puis surtout il y a d'autres ensembles politiques qui ne sont ni dans l'un ni dans l'autre, par exemple des EELV appellent à constituer des « fabriques » citoyennes ; l’association « Pour une Constituante » présidée par André Bellon a constitué des cercles citoyens depuis le déni de démocratie suite au vote NON de 2005, mais aussi plein d'autres moins connus.

  2. D'où l'idée de rassembler tout ce monde, non pas au sommet mais à la base, là où ils vont pouvoir construire du commun, (ré)apprendre à travailler ensemble et ainsi créer entre eux des liens de fraternité. Un Appel de personnes connues (comme en 2004 avec l'appel des 200) de tous ces horizons de la gauche qui est toujours la gauche nous semblerait être de nature à libérer les énergies militantes sur le terrain. Cet appel ne consisterait nullement à chapeauter quoi que soit. Nous avons prévu de nous rencontrer à quelques uns, autour d'un repas -c'est toujours plus convivial- afin d'initier cet appel et auquel participeraient des militant-e-s de l'Allier mais aussi Pascale Fautrier et André Bellon. Compte-tenu des agendas des uns et des autres cela ne peut se faire avant le 20 décembre. Mais justement ce n'est pas grave on peut mettre ce délai à profit pour vous mettre à contribution. Recherchez dans votre région ou département (ne pas oublier l'outre-mer) des « personnalités » qui pourraient signer ce genre d'appel -bon il n'est pas encore rédigé mais vous en voyez l'esprit- et nous faire parvenir ( g.blanchet@slaes.net ) ces signatures putatives. Une fois l'appel rédigé nous contacterons alors ces personnes afin de le leur soumettre. Il faudra aussi prévoir des lycéen-ne-s, étudiant-e-s dans cet appel. L'existence de cercles citoyens dans les lycées de tout type, dans les centres d'apprentissage, dans les universités ou grandes écoles est un aspect fondamental pour mettre en marche notre peuple, à commencer par la jeunesse.

  3. L'idée d'attendre 2017 et l'élection présidentielle avec l'espoir d'avoir une majorité 6e République ne nous semble pas être une bonne idée. Voir par exemple le livre de Pascale Fautrier où les Rouges de 1851 attendaient avec espoir les élections de 1852 pour enfin construire la République Sociale et Démocratique dont ils rêvaient. Entre temps il y a eu le coup d'état de Napoléon le Petit, comme l'appelait Victor Hugo. Ils se sont révoltés mais ils ont été battus, fusillés, déportés, ou exilés. On se sait pas ce qui va se passer d'ici 2017 mais tout indique que la rentrée dans le mur est imminente risquant d’entraîner la chute de la gauche dans son ensemble, celle de la République et du pays. Donc mieux vaut prendre les devants. C'est pourquoi nous proposons de mettre en perspective pour les cercles citoyens l'organisation d'une grande initiative le 1er mai 2015.

  4. Pourquoi le 1er mai 2015 ? : la constitution de 1793 prévoyait dans son Article 32. - Le peuple français s'assemble tous les ans, le 1er mai, pour les élections. ». http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/les-constitutions-de-la-france/constitution-du-24-juin-1793.5084.html Nous revenons donc aux sources et continuons ainsi le travail des révolutionnaires, interrompu par deux siècles et demi. Nous proposons que ce soit non au niveau du canton mais au niveau de chaque « bureau de vote » (environ 1000 citoyens) dans une salle ou sur une place afin :
    • d'établir des cahiers de doléances (ou d'exigences) qui d'ailleurs peuvent circuler avant l'assemblée primaire sur de vrais cahiers dans le village ou le quartier
    • d'établir une délibération exigeant une constituante (voir aussi la constitution de 1793 article 20)
    • de désigner deux représentants (une femme, un homme) par la méthode de leur choix (tirage au sort ou élection) dans les assemblées citoyennes départementales.
      Certes le 1er mai il y a les manifestations syndicales mais on peut mettre les unes le matin et les autres l'après-midi ou inversement.

  5. Les assemblées citoyennes départementales. Le Front de Gauche sur proposition d'Ensemble en a adopté le principe (Assises locales). Il suffit juste que la prochaine réunion du CN du FdG le 7 décembre l'inscrive dans le calendrier, si possible avant l'été 2015 là aussi le même jour partout. On réaliserait donc ainsi un premier niveau de fédéralisme, comme le souhaite Pascale Fautrier. Les représentant-e-s des assemblées primaires y apporteraient leurs cahiers d'exigences et leur délibération sur la constituante. Ces assises (assemblées départementales c'est pas mal dans ces temps de déconstruction des départements) désigneraient aussi des représentants (une femme un homme) par la méthode de leur choix pour aller aux Etats Généraux nationaux (là aussi clin d'oeil à la Grande Révolution de 1789) qui devraient donc être prévus dans le calendrier proposé par le FdG.

L'ensemble de ces propositions s'appuie simplement sur le droit constitutionnel des citoyens à se rassembler. Il laisse au peuple la maîtrise de son calendrier sans devoir s'inscrire dans le calendrier de la Ve. C'est beaucoup plus fort que la demande d'un référendum par exemple. Et on verra bien aux Etats Généraux si le pouvoir actuel entend utiliser « les baïonnettes ». Cela peut apparaître comme une insurrection mais une insurrection citoyenne, calme, sans violence. Et comme le dit le préambule de la Constitution de 1793 : « Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » 

Gérard BLANCHET 03170 DOYET

Céline BOURDIER 03600 COMMENTRY

Alain PASSAT 03600 COMMENTRY

Jean-Michel VALLéE 03170 MONTVICQ

 

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