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Billet de blog 5 octobre 2012

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Liberté

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

En 1978, sur un vol intercontinental de la compagnie Aeromexico , les hôtesses de l'air invitaient les passagers à rendre visite aux pilotes dans le cockpit de pilotage. L'ambiance était si détendue que les stewards jouaient au yoyo dans l'allée centrale. Une scène inconcevable aujourd'hui. En 2012, une famille marocaine en visite au Trocadéro a été arrêtée manu militari pour délit de faciès, EN FRANCE ! Pays des droits de l'homme. Liberté, liberté chérie, où es-tu partie ???

Ma liberté longtemps je t'ai gardée comme une perle rare, chante le poète, une perle de plus en plus rare en 2012 ?

Pourtant, partout dans le monde les dictatures sont tombées et le printemps arabe souffle encore un vent d'espoir. La colonisation s'est achevée, souvent dans la douleur, elle semble prendre des formes beaucoup plus perverses aujourd'hui en Afrique, par la spoliation de millions d'hectares de terres agricoles.

 Liberté j'écris ton nom, là, sur le blog de Médiapart, organe médiatique indépendant où la parole est libre et sans contrainte. Une liberté d'expression qui tourne parfois au pugilat verbal. S'ils restent dans les limites de la bienséance, la joute verbale, la discussion, la controverse, le débat sont des signes de bonne santé démocratique.

La liberté, c'est de pouvoir mettre un bulletin dans une urne sans subir de pressions d'aucune sorte. La liberté c'est de pouvoir vivre dignement et de subvenir à ses besoins honnêtement, sans se compromettre, sans subir le joug de petits chefs ou de conseils d'administrations voraces qui vous tannent avec des objectifs de productivités de rentabilités, de retours sur investissements qui iront engraisser ceux qui travaillent en dormant.

 La liberté, comme le conseil Montaigne à son Candide, c'est de pouvoir cultiver son jardin en libre penseur. C'est n'attendre personne pour faire les choses à sa place, n'être accaparé par personne, ne subir ni manipulation ni chantage affectif, c'est penser par soi-même.

 Enfin libre ! On ne l'est jamais tout à fait. Parfois la liberté nous aide à « larguer les amarres, à désarmer nos habitudes, à nous faire aimer la solitude », mais le poète l'a bien compris quand :

« Lorsque sans me méfier

Les pieds et poings liés

Je me suis laissé faire

Et je t'ai trahi pour

Une prison d'amour

Et sa belle geolière. »

Merci à Georges Moustaki

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