La librairie sauvera t-elle le livre du numérique ?

l'oeil l'oeil
A Toulouse, les librairies se meurent. Pour avoir fréquenté celles ci pendant plus vingt cinq ans, voici l'écho terrible de la disparition coup sur coup de trois librairies du centre ville toulousain, et pas des moindres. CASTELA, librairie emblématique de la ville rose,  sur la Place du Capitole. Trois niveaux où l'on pouvait se délecter de littérature et de beaux livres, un étage entier pour le livre de poche…c'est finit, elle a fermé définitivement.  
VIRGIN, arrivé plus tard rue d'Alsace Lorraine, vient de fermer, déjà remplacé par une marque de prêt à porter. Ce n'est pas fini, PRIVAT, libraire et éditeur de la langue d'Oc et des cultures régionales, pour son plus grand malheur, vendu à un fond de pensions est sur la sellette et la rumeur de sa fermeture semble ne plus en être une.

OMBRE BLANCHE,  magnifique librairie par son choix éditorial et le charme de ses locaux tient le coup et prend le mort aux dents pour défendre le métier de libraire. Le livre papier représente encore 98% de l'édition, alors pourquoi ?
réponse dans cette tribune  relatant l'engagement de cette librairie atypique et résistante..

Extrait:...il reste la culture, et le désordre qui est le sien, l’encombrement, les incertitudes, l’imprévisibilité. Et cette culture n’est pas que du loisir, elle est aussi, et encore, le vecteur d’une civilisation, d’une transmission des connaissances. Dans ce qui fonde la culture, le livre est non seulement la production économiquement la plus importante, mais encore le lien symbolique et l’objet le plus pertinent de la transmission, des savoirs, des lieux de la création. Le livre est encore de papier, et sa production, sa diffusion, sa diversité, sa créativité, sont le produit d’un éco-système encore vertueux, d’une chaîne professionnelle et commerciale, d’un modèle économique.

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