Vivent les taxis en lutte contre UBER MACRON POP !

Non aux VTC zéro heure zéro droit zéro liberté zéro dignité

"compliance without pressure"

 

 

Les taxis ne le savent pas, eux qui se sentent si individualistes, si peu solidaires, si peu salariés. Ils se croient « artisans » « locataires »  alors qu’en fait tous leurs contrats existants pourraient être requalifiés en contrat normal de travail, avec 35 h et heures supplémentaires,  laissant licences, assurances, voitures, essence, accidents à la charge de leur employeur.

Mais tant bien que mal le système installé atypique des taxis fonctionnait et des dizaines de milliers de taxis croyaient y trouver leur compte au prix terrible de semaines de 60 h. Jusqu’à ce que Attali Attila Macron s’en irritent pour leurs petites et grandes exigences aristocratiques et décident de le casser en pire.

La loi Attali Attila Macron fait le coup du lapin aux taxis : elle les livrent a la multi-pieuvre UBER POP laquelle n’est qu’une vaste officine à pomper le fric. Et ça, ca plait au Medef.

A partir d’une plate forme informatique (la G7 s’étant bien gardée de moderniser les appels et ayant même fermé les « bornes » les plus rentables) Uber pop donne ses ordres à des « VTC » voitures tourisme avec chauffeurs, qui deviennent de véritables post esclaves modernes. Jusque là prohibée cette pratique va gagner en justice une fois adoptée la loi Macron fin juin en 3° lecture si le conseil constitutionnel l’approuve : la modification de l’article 2064 du code civil et de sa réplique du 8 février 1995 pour les frontaliers, (article 83 de la Loi scélérate Macron) vont permettre que des relations de travail ne relèvent plus du code du travail mais du droit civil ordinaire.

Alors des « auto-entrepreneurs » VTC vont s’ériger en taxis : leurs contrats avec UBER seront commerciaux et non pas de travail. Zéro heure, zéro droit, zéro règle, zéro dignité, zéro liberté, les VTC seront un retour à l’immédiat post esclavage quand le salariat n’avait gagné aucun droit, aucune contre partie à sa subordination. Les VTC UBER-MACRON ce sera la « soumission librement consentie » rêvée par le Medef, « compliance without pressure ». Le recul de 170 ans de droit social, de statut du salarié, avant le rapport Willermé et la première réglementation de la durée maxima du travail.

Les taxis peuvent tout bloquer il y va de leur peau. S’ils n’immobilisent pas tout Paris et toutes les villes de France, eux qui le peuvent encore, ils sont morts. Sans qu’ils en aient conscience ils sont l’avant garde du salariat de base, ils défendent la civilisation contre une nouvelle forme de barbarie post salariat, le néo esclave libre mais sans droit, la page blanche qui précède la disparition du code du travail à la mode.

Vivent les taxis !  A bas UBER Macron Pop ! A bas les reculs géants effectués par dans notre civilisation !

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.