gerard.jeanneau
Abonné·e de Mediapart

4 Billets

0 Édition

Billet de blog 25 mai 2022

Fafa, accroché à son article 11

gerard.jeanneau
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Fafa, le ti nom gâté de Laurent Fabius, aimablement donné naguère par Thierry le Luron, est le Président du Conseil Constitutionnel. Notre Fafa national a un joli pactole de 15.000 euros par mois. Et qui donc lui a attribué ce beau traitement ? Tout simplement un haut-fonctionnaire, peut-être un énarque, en tout cas, c'est un oligarque qui veut nous faire avaler sa couleuvre, son arrêté, publié par la suite par son  ministre qu'il sert de son mieux.


Et qui donc également a attribué un restaurant d'Etat au préfet ? Non le démos, le peuple, mais là encore un oligarque. Et les oligarques sont auprès des divers ministres et semblent avoir les clés du trésor de Bercy pour servir les Hauts Fonctionnaires, les magistrats et les élus. Mais pour les policiers, pompiers et infirmières d'Etat, il reste peu à distribuer si bien que nos infirmières des hôpitaux sont les plus mal payées d'Europe - mais malgré tout payées démocratiquement, belle parole de Fafa. 

Ainsi grâce aux oligarques, on a vu s'établir la France d'en Haut et la France d'en Bas. Démocratiquement, encore belle parole de Fafa. Le malheureux Charles De Gaule ne reconnaît plus sa V ème République. Pour un peu, s'il revenait sur terre, il prendrait le gilet jaune et réclamerait la VI ème République en citant le bon Victor Hugo si cher à Fafa, en d'autres circonstances : "Bon appétit, Messieurs ! O oligarques intègres ! - Conseillers vertueux ! Voilà votre façon - de servir, serviteurs qui pillez la maison". Tout compte fait, le droit établi et si cher à Fafa ne va pas droit. Sous la V ème République, la démocratie est verrouillée par l'oligarchie. Et Fafa ferme les yeux et continue à s'accrocher à son article 11 de la constitution, kom karapat su tété bœuf.  


Je crois entendre la voix de Cicéron : "Quousque tandem abutere, Fabi, patientiā nostrā  ?


Que faire ? insérer un petit alinéa à l'article 11 de la constitution :  Le Président de la République, attentif aux doléances exprimées sur les réseaux sociaux, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics. Et cela sans l'accord des parlementaires, car le parlementaire, député ou sénateur, ne peut être à la fois juge et partie.


Et voici quelques articles qui pourraient figurer dans la VI ème République :  
       - voter pour tous les sénateurs de son Département, de même pour tous les conseillers départementaux et de même pour tous les députés de leur département respectif. Nous les connaissons tous fort bien grâce aux média, notamment grâce aux réseaux sociaux. Nous ne sommes plus au temps de la diligence.

       - alors au diable les circonscriptions électorales, au diable les cantons qui datent de l'Ancien Régime. Oui, les petits électeurs sont devenus grands; ils ne veulent plus de ces anciens grands électeurs, grands magouilleurs devant l'Eternel, tout disposés à vendre leur bulletin de vote au plus offrant. Et c'est l'occasion de réduire le nombre de nos parlementaires.
       - accorder une seule indemnité à chaque élu, quel qu'il soit et quelle que soit son activité, comme l'ouvrier et l'infirmière des hôpitaux qui ont diverses activités et ne perçoivent qu'une seule rémunération.
       - accorder 6000 euros mensuels pour les élus et (hauts) fonctionnaires de la France d'en Haut; 6000 euros, comme les vraies élites de notre nation, alors qu'ils sont à un étage bien plus bas. Il faut cesser de croire que l'on est sorti tout droit de la jolie cuisse de Jupiter. Il faut songer enfin à la solidarité qu'exigent les ravages financiers de la covid-19. 
       - 5000 euros pour chaque maire : le grand maire a à son secours une ribambelle de hauts fonctionnaires, alors que le petit maire n'en a aucun et qu'il est sur la brèche à tout instant..
       - la voiture de fonction doit se métamorphoser en voiture de service ... pour la collectivité !
       - aucun repas payé par le contribuable : il faut le payer à son prix comme dans un restaurant privé; et plus aucun ticket-restaurant délivré par une collectivité. Dans le privé, le patron peut avoir son restaurant pour ses ouvriers, mais c'est lui qui en assure la totale gestion. Et s'il distribue des tickets-restaurant, c'est de sa poche. Adieu donc le célèbre homard de François de Rugy. Adieu le prestigieux restaurant de l'auguste préfet et consorts. C'en est fait de la période des vaches grasses !
        - accorder, à la retraite, une seule pension de la sécurité sociale avec un plafond, 3500 euros par mois, et une pension de 1400 euros aux plus démunis, les bien munis devant être solidaires des défavorisés, et donc accorder une pension qui oscille entre 1400 et 3500 euros.
     - enfin pour faciliter le repeuplement des petites communes et supprimer les déserts médicaux, mettre en place des cabinets médicaux communaux avec personnel salarié, le maire négociant avec la sécurité sociale, et mettre au service du médecin une pharmacie, comme en dispose une son homologue, le bon vétérinaire, qui a toujours son stock de médicaments. Ainsi, à la campagne, on sera aussi bien soigné que le chien, le chat et le perroquet du bon vétérinaire !


Pour conclure, on peut affirmer qu'il y a tromperie sur la marchandise de Fafa : sa démocratie fricote avec l'oligarchie comme le prouve le beau salaire que lui a attribué un oligarque : 15.000 euros par mois. Fafa est aux anges.

Et je crois entendre la voix de Plaute : "Acta est fabula; plaudite". Il faut vite tourner la page de la V ème République; une nouvelle page s'impose : celle de la VI ème République avec une démocratie débarrassée de toute trace d'oligarchie.


Vivons d'espoir, l'espoir de "chasser un certain malaise démocratique".


Gérard Jeanneau, Gilet Jaune pacifique et pacifiste.
http://www.courriers-reunion.fr/Fafa.html


Gières, 24 mai 2022

ὁ δῆμος, ου : le "démos", le peuple, les citoyens.
 ἡ δημοκρατία, ας : gouvernement du peuple, démocratie. 
 ἡ ὀλιγαρχία, ας : l'oligarchie, gouvernement exercé par un petit nombre de personnes ou de familles.
 ὁ ὀλιγάρχης, ου : oligarque, membre d’un gouvernement oligarchique.
οἱ ὀλιγάρχαι : les oligarques.


Thierry Le Luron et Fafa.
L'article 11 de la Constitution
Bon appétit !
Bon appétit, Messieurs
L'article Fabius.
Macron 2
L'homme qui a tout faux
Fafa fait la leçon

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Conjoncture
Le nouveau plein emploi n’est pas le paradis des travailleurs
De l’emploi, mais des revenus en berne et une activité au ralenti. La situation est complexe. Pour essayer de la comprendre, Mediapart propose une série de deux articles. Aujourd’hui : pourquoi le nouveau plein emploi ne renforce pas la position des salariés.
par Romaric Godin
Journal — Conjoncture
Le lien brisé entre emploi et inflation
Notre premier épisode sur les mirages du plein emploi: pourquoi l’embellie de l’emploi ne permet-elle pas une hausse des salaires réels ?
par Romaric Godin
Journal — Climat
Face au chaos climatique, le séparatisme des riches
Alors que des milliers de Français sont évacués à cause des incendies, que d’autres sont privés d’eau potable voire meurent au travail à cause de la chaleur, les ultrariches se déplacent en jet privé, bénéficient de dérogations pour pouvoir jouer au golf et accumulent les profits grâce aux énergies fossiles. Un sécessionnisme des riches que le gouvernement acte en perpétuant le statu quo climatique.
par Mickaël Correia
Journal — Écologie
La sécheresse fait craquer de plus en plus de maisons
Depuis 2015, les périodes de sécheresse s’enchaînent et affectent les sols argileux. Plus de 10 millions de maisons en France sont sur des zones à risque et peuvent se fissurer. Un enjeu à plusieurs dizaines de milliards d’euros pour les assurances.
par Daphné Gastaldi (We Report)

La sélection du Club

Billet d’édition
Entretien avec Leonardo Medel, réalisateur de « La Verónica »
Après une sélection au festival de Biarritz et au festival international du nouveau cinéma latino-américain de La Havane où il reçut le Prix FIPRESCI de la critique internationale, « La Verónica » sortira officiellement dans les salles en France à partir du 17 août 2022. L'opportunité de découvrir un cinéaste audacieux autour d'une critique sans concession des excès des influenceurs sur le Net.
par Cédric Lépine
Billet de blog
DragRace France : une autre télévision est possible ?
Ce billet, co-écrit avec Mathis Aubert Brielle, est une critique politique de l'émission DragRace France. Il présente la façon dont cette émission s'approprie les codes de la téléréalité pour s'éloigner du genre en matière de contenu et de vision du monde promue.
par Antoine SallesPapou
Billet de blog
« Les Crimes du futur » de David Cronenberg : faut-il digérer l'avenir ?
Voici mes réflexions sur le dernier film de David Cronenberg dont l'ambition anthropologique prend des allures introspectives. Le cinéaste rejoint ici la démarche de Friedrich Nietzsche qui confesse, dans sa "généalogie de la morale", une part de cécité : "Nous, chercheurs de la connaissance, nous sommes pour nous-mêmes des inconnus, pour la bonne raison que nous ne nous sommes jamais cherchés…"
par marianneacqua
Billet de blog
« As Bestas » (2022) de Rodrigo Sorogoyen
Au-delà de l’histoire singulière qui se trouve ici livrée, le réalisateur espagnol permet une nouvelle fois de mesurer combien « perseverare » est, non pas « diabolicum », comme l’affirme le dicton, mais « humanissimum ». Et combien cette « persévérance » est grande, car digne de l’obstination des « bêtes », et élevant l’Homme au rang des Titans.
par Acanthe