ÉTRANGE DÉFAITE….ÉTRANGES COÏNCIDENCES 1940 - 2020

L'Étrange défaite est le bilan de la défaite de 1940, écrit par Marc Bloch entre juillet et septembre 1940. Les coïncidences entre les réactions du gouvernement, de l'armée et de la société française devant l'attaque allemande de 1940 et celles, toute actuelles, en temps de COVID et de macronisme avancé m'ont paru frappantes.

ÉTRANGE DÉFAITE….ÉTRANGES COÏNCIDENCES 1940 - 2020

Suis-je si obsédé par l'Histoire que mon jugement serait faussé ?

L'Étrange défaite est le bilan de la défaite de 1940, écrit par Marc Bloch entre juillet et septembre 1940. Les coïncidences entre les réactions du gouvernement, de l'armée et de la société française devant l'attaque allemande de 1940 et celles, toute actuelles, en temps de COVID et de macronisme avancé m'ont paru frappantes. Voici ce que j'ai pointé au fil du texte ; je le partage avec vous… en vous laissant le soin de rechercher les concordances et les coïncidences.

Notes prises au fil du texte (édition folio histoire, 27, octobre 2019. Tout ce qui figure en italique est tiré du texte). Je vous engage à lire ou relire le texte magistral du grand historien

  1. N'AVOIR PAS SU PENSER CETTE GUERRE.
  2. MULTIPLICATION DES ÉCHELONS ET DES GRADES.
  3. "CURIEUSE FORME DE SCLÉROSE MENTALE"
  4. "IMMOBILITÉ ET CONFIANCE AU DÉJÀ FAIT".
  5. "LE DÉSORDRE DES ÉTATS-MAJORS"
  6. "MANIE PAPERASSIÈRE"
  7. "ABOMINABLE DÉSORDRE"
  8. ALLIÉS ANGLAIS SCEPTIQUES SUR LES CAPACITÉS DES
  9. "INSUFFISANCE DE LA DIRECTION"
  10. MAUVAISE TRANSMISSION DES COMMUNICATIONS PAR "PLÉTHORE DES ORGANES
  11. AVERSION POUR LES SANCTIONS
  12. VOLONTÉ DU COMMANDEMENT DE SE COUVRIR DE PROBLÈMES FUTURS
  13. MORGUE ET MÉPRIS DE CLASSE D'OFFICIERS ENVERS LE PEUPLE
  14. PEUR DES "HISTOIRES" / PEUR DE "MÉCONTENTER UN PUISSANT
  15. "RIVALITÉ DES CHEFS, DES SERVICES, DES BUREAUX"
  16. CADRES, OFFICIERS SUBALTERNES, "VIEUX OFFICIERS DE GARNISONS"
  17. ÉTAT DE STUPÉFACTION ET DE SCANDALE DEVANT LA SURPRISE DE LA GUERRE
  18. ABSENCE D'UN VRAI CHEF
  19. FAILLITE INTELLECTUELLE / "SE MÉFIER DES VIEUX PÉDAGOGUES" / "CERVEAUX SCLÉROSÉS PAR L'AGE"
  20. "JE VAIS ÊTRE CONTRAINT, PARLANT DE MON PAYS, DE NE PAS EN PARLER QU'EN BIEN
  21. DÉFAILLANCES DANS LA SOCIÉTÉ
  22. "LA GRANDE FAIBLESSE DE NOTRE SYSTÈME PRÉTENDUMENT DÉMOCRATIQUE"
  23. "DES MILIEUX OÙ S'ÉTAIT PROGRESSIVEMENT ANÉMIÉ LE GOÛT DE SE RENSEIGNER"
  24. ÉVOLUTION DES CLASSES DIRIGEANTES CONTRE LA DÉMOCRATIE
  25. ABRUTISSEMENT PROVOQUÉ PAR UN DOGME
  26. "LÉTHARGIE INTELLECTUELLE DES CLASSES DIRIGEANTES, RANCŒURS ET ILLOGIQUES PROPAGANDES

 

VOICI LES CITATIONS DU TEXTE

  1. N'AVOIR PAS SU PENSER CETTE GUERRE. "Nos chefs ou ceux qui agissaient en leur nom n'ont pas su penser cette guerre" : les distances raccourcies par les nouveaux moyens de transport, la guerre faite par les Allemands sous le signe de la vitesse. "Nous avons en somme renouvelé les combats familiers à notre histoire coloniale, de la sagaie contre le fusil. Mais c'est nous, cette fois, qui jouions les primitifs" (p. 67).
  2. MULTIPLICATION DES ÉCHELONS ET DES GRADES. Les débâcles se succèdent sans qu'on en tire les conséquences nécessaires (p. 71).
  3. "CURIEUSE FORME DE SCLÉROSE MENTALE" (p. 73). "Après tout, se tromper au départ, il est peu de grands capitaines qui ne s'y soient laissé quelquefois entraîner ; la tragédie commence quand les chefs ne savent pas réparer" (p. 72). " (…) on nous apprit à faire reposer toute notre confiance sur la ligne Maginot"(p. 83). Savoir s'adapter à une réalité nouvelle et reconnaître ses erreurs aurait permis, peut-être de limiter la défaite.
  4. "IMMOBILITÉ ET CONFIANCE AU DÉJÀ FAIT". "(…) conformément au méthodique opportunisme, si caractéristique de l'esprit hitlérien (…) ils croyaient à l'action et à l'imprévu. Nous avions donné notre foi à l'immobilité et au déjà fait" (p. 79). Rester figé sur des certitudes antérieures à la situation nuit à la riposte.
  5. "DÉSORDRE DES ÉTATS-MAJORS" (p. 88) (…) ils " ressemblaient à une maison d'affaires qui pourvue au sommet de chefs de services –représentés, ici, par les officiers-, à la base de dactylos, eut été, par contre, au niveau intermédiaire totalement démunie d'employés" (p. 90). Actuellement on parlerait d'armée mexicaine (même s'il y aurait beaucoup à redire de cette expression raciste !).
  6. "MANIE PAPERASSIÈRE". (p. 91 et 126) "(…) établir au jour le jour des papiers de bonne apparence n'exige pas un effort très considérable. Une toute autre maîtrise de soi est nécessaire pour s'imposer (…) la peine de dresser, avec soin et souplesse à la fois, les plans d'action (…). De la différence entre de beaux rapports, de belles lois et une stratégie claire. Volonté de tout prévoir dans le détail ne remplace pas la nécessité d'établir une stratégie globale.
  7. " ABOMINABLE DÉSORDRE" (p. 93) "J'ai plusieurs fois entendu des officiers de troupe se plaindre d'être demeurés trop longtemps sans ordres ; (…) les états-majors ne connaissaient qu'imparfaitement et beaucoup trop tard ce qui se passait sur le front". (p. 97). Bref une cacophonie délétère.
  8. ALLIÉS ANGLAIS SCEPTIQUES SUR LES CAPACITÉS DES FRANÇAIS (p. 102). "Notre prestige avait vécu et on ne nous le cacha guère" (p. 106). Le prestige de la France sera altéré pendant longtemps.
  9. "INSUFFISANCE DE LA DIRECTION". L'incapacité du commandement (p. 114) ; certains officiers auraient figuré avantageusement "à la tête d'un bataillon astiqué".
  10. MAUVAISE TRANSMISSION DES COMMUNICATIONS PAR "PLÉTHORE DES ORGANES" (p. 115). C'est quand on ne sait pas quoi dire ni quoi décider qu'on invente de nouveaux organes sans se demander s'ils ne court-circuitent pas les organes existants.
  11. AVERSION POUR LES SANCTIONS (p. 117) incapacité à "infliger un blâme ou prendre les mesures nécessaire pour que pareil errement ne se renouvelât point". Le pouvoir reste atone devant des manquements de la part de ses fonctionnaires. L'ABSENCE D'EXCLUSION DES INCOMPÉTENTS (p. 125) "(…) le commandement n'a pas su, comme il aurait pu et dû, mettre à profit les longs mois d'attente dont l'ennemi lui abandonna la libre disposition pour pratiquer dans les cadres, les nettoyages nécessaires", alors que même pendant la guerre de 1914-18 " de la mobilisation au 6 septembre 1914, la moitié au moins des commandants de division d'infanterie active, la moitié exactement des commandants de division de cavalerie" furent relevés (p. 128).
  12. VOLONTÉ DU COMMANDEMENT DE SE COUVRIR DE PROBLÈMES FUTURS (p. 119) en offrant "un grand choix d'indications contradictoires" pour pouvoir dire qu'on avait prévu le problème. Bref l'enfumage avant la lettre.
  13. LA MORGUE ET LE MÉPRIS DE CLASSE D'OFFICIERS ENVERS LE PEUPLE (p. 122) étonnés pour certains que des dames téléphonistes "fissent si bien leur service, aussi bien vraiment que des soldats". Comme d'autres premiers de corvée probablement.
  14. LA PEUR DES "HISTOIRES" OU DE "MÉCONTENTER UN PUISSANT" (p. 127) est devenue "une seconde nature" qui paralyse les actions. Le phénomène de courtisanerie court à travers les siècles.
  15. LA RIVALITÉ DES CHEFS DES SERVICES ET DES BUREAUX ENTRE EUX (p. 129). Nihil novi sub sole.
  16. LES CADRES, OFFICIERS SUBALTERNES, SONT DE "VIEUX OFFICIERS DE GARNISONS" (p. 138) devenus depuis la guerre de 1914-18 de petits fonctionnaires englués dans "la routine des revues de détail, des exercices sur les champs de manœuvre et des menues histoires de discipline intérieure". Aucune épuration n'a été effectuée durant toute la période d'attente (entre septembre 1939 et mai 1940).
  17. L'ÉTAT DE STUPÉFACTION ET DE SCANDALE DEVANT LA SURPRISE DE LA GUERRE (p. 139). Le choc psychologique ressenti par la population par l'attaque éclair et les bombardements aériens, mais " le terrible fut que ce désarroi gagna des milieux plus chargés de responsabilités" (p. 140).
  18. L'ABSENCE D'UN VRAI CHEF. (p. 144) " Être un vrai chef, c'est, avant tout peut-être, savoir serrer les dents ; c'est insuffler aux autres cette confiance que nul ne peut donner s'il ne la possède lui-même ; c'est refuser, jusqu'au bout, de désespérer de son propre génie ; c'est accepter, enfin, pour ceux que l'on commande en même temps que pour soi, plutôt que l'inutile honte, le sacrifice fécond". Bref, les vrais chefs étaient et sont encore rares.
  19. FAILLITE INTELLECTUELLE. (p. 146). (…) "une idée, dans le domaine des sciences positives ou des techniques, n'a de valeur que comme image ou raccourci de faits concrets. Faute de quoi, elle se réduit à son étiquette, qui ne recouvre plus qu'un peu de vide. Or, tout professeur le sait bien (…) il n'est pas, pour une pédagogie, de pire danger que d'enseigner des mots au lieu de choses." Les mots plutôt que les choses, le mal n'a fait que s'aggraver en 80 ans ! "Taine a expliqué comment le trait le plus caractéristique, sans doute, du génie napoléonien fut de pouvoir découvrir, invariablement, derrière les signes, les réalités. N'est pas Napoléon qui veut ! "SE MÉFIER UN PEU DES VIEUX PÉDAGOGUES" (p. 147). "Ils se sont constitués forcément, au cours de leur vie professionnelle, tout un arsenal de schémas verbaux auxquels leur intelligence finit par s'accrocher, comme à autant de clous, parfois passablement rouillés. "DES CERVEAUX SCLÉROSÉS PAR L'AGE" (p. 155) "Tout les (chefs de 1940) portait, au contraire, à imaginer que pour gagner la nouvelle guerre, il suffisait d'éviter les fautes qui avaient failli faire perdre la précédente". Mais on peut réfléchir sur le fait que la sclérose n'est pas qu'une question d'âge : la prégnance des idéologies peut aussi empêcher de penser la réalité.
  20. "JE VAIS ÊTRE CONTRAINT, PARLANT DE MON PAYS, DE NE PAS EN PARLER QU'EN BIEN". (p. 159) "le bombardement par avions et la guerre de vitesse sont venus jeter le désarroi dans cette belle ordonnance du péril. (…) Cette faiblesse collective n'a peut-être été, souvent, que la somme de beaucoup de faiblesse individuelles". C'est un point où la coïncidence n'opère pas du tout.
  21. DÉFAILLANCES DANS LA SOCIÉTÉ. (p. 168) "(…) les maîtres d'antan avaient cessé de détenir le monopole des leviers de commande (…) les défaillances du syndicalisme ouvrier n'ont pas été dans cette guerre-ci, plus niables que celles des états-majors.". "Et puis, il y avait aussi l'idéologie internationaliste et pacifiste (…). Ils disaient que le capitalisme français était dur à ses serviteurs et ils n'avaient, certes pas tort. Mais ils oubliaient que la victoire des régimes autoritaires ne pouvait manquer d'aboutir à l'asservissement presque total de nos ouvriers. (…) Ils proclamaient que la guerre est affaire de riches et de puissants." (p. 174). Là encore, peu de coïncidences.
  22. "GRANDE FAIBLESSE DE NOTRE SYSTÈME PRÉTENDUMENT DÉMOCRATIQUE" (p. 177). "La presse dite de pure information (…) servait, en fait, des intérêts cachés, souvent sordides. (…) La masse n'obéit plus. Elle suit, parce qu'on l'a mise en transe ou parce qu'elle sait. (…) Ce n'est pas de gaîté de cœur que les bourgeoisies européennes ont laissé "les basses classes" apprendre à lire (p. 178)
  23. "DES MILIEUX OÙ S'ÉTAIT PROGRESSIVEMENT ANÉMIÉ LE GOÛT DE SE RENSEIGNER" "Cette paresse de savoir entraîne, presque nécessairement, à une funeste complaisance envers soi-même"(p. 180). "Le retour à la terre", "la stigmatisation de l'américanisme", "l'académisme un peu bêlant", la résignation à "n'être plus qu'un musée d'antiquailles", l'absence "d'adaptation aux nécessités d'une ère nouvelle" (p. 181 à 188).
  24. ÉVOLUTION NÉGATIVE DES CLASSES DIRIGEANTES CONTRE LA DÉMOCRATIE Les corps publics dont "le recrutement de base restait presque exclusivement corporatif" comme "l'École des Sciences Politiques, asile préféré des fils de notables (p. 191) qui incite au conservatisme et, dirait-on aujourd'hui, à la reproduction. " À une monarchie, il faut un personnel monarchiste. Une démocratie tombe en faiblesse, pour le plus grand mal des intérêts communs, si ses hauts fonctionnaires, formés à la mépriser et, par nécessité de fortune, issus des classes mêmes dont elle a prétendu abolir l'empire, ne la servent qu'à contrecœur". On peut penser que ce mépris de l'intérêt commun fut rabaissé après la guerre, a repris vigueur avec le nouveau "libéralisme" de Reagan et Thatcher et s'est épanoui à nouveau dans la globalisation financière actuelle…
  25. ABRUTISSEMENT PROVOQUÉ PAR UN DOGME. "Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires se combattent librement. Il est inévitable (…) que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leur antagonisme. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n'est pas comprise (p. 194) (…). J'appelle donc bourgeois de chez nous un Français qui ne doit pas ses ressources au travail de ses mains ; dont les revenus, quelle qu'en soit l'origine, comme la très variable ampleur, lui permettent une aisance de moyens et lui procurent une sécurité, dans ce niveau, très supérieures aux hasardeuses possibilités du salaire ouvrier ; dont l'instruction, tantôt reçue dès l'enfance, si la famille est d'établissement ancien, tantôt acquise au cours d'une ascension sociale exceptionnelle, dépasse par sa richesse, sa tonalité ou ses prétentions, la norme de culture tout à fait commune ; qui enfin se sent ou se croit appartenir à une classe vouée à tenir dans la nation un rôle directeur et par mille détails, du costume, de la langue, de la bienséance, marque, plus ou moins instinctivement, son attachement à cette originalité du groupe et à ce prestige collectif. (p. 195). Le prestige collectif a dû décliner (quoique les rallyes pour trouver un conjoint n'ont certes pas disparus) mais pour le rester, le bourgeois du IIIème millénaire pas pas fondamentalement changé.
  26. "LÉTHARGIE INTELLECTUELLE DES CLASSES DIRIGEANTES, RANCŒURS ET ILLOGIQUES PROPAGANDES". Marc Bloch présente la bourgeoisie française de cette époque comme une classe qui a "cessé d'être heureuse" du fait des transformations économiques (chute de la rente) et des succès des revendications ouvrières qui "amenuisait, à chaque crise, le profit patronal, avec les dividendes" (p. 195). Ce groupe qui "s'était habitué à commander (…), s'était, dans son ensemble, accommodé des institutions démocratiques. (…) Mais un jour vint où, favorisé par la tragédie économique, l'électeur du commun fit entendre beaucoup plus haut et plus dangereusement sa voix" (p. 196). La disparition du "bon pauvre" a rendu la bourgeoisie "anxieuse et mécontente" et aussi "aigrie" et devient défavorable au peuple, en raison des circonstances cristallisée dans la victoire du Front Populaire en 1936 et des grandes grèves (p. 197). Toutes les options de gauche sont taxées de bolchévisme. "Roosevelt même avait quelque chose de bolcheviste (…) Ainsi, un groupe de jeunes chefs, recrutés entre les plus intelligents, n'ouvraient jamais un quotidien qui reflétât, si peu que ce soit, les opinions professées, à tort ou à droit, par la majorité des Français (p. 201).
  27. NÉCESSITÉ DE LA VERTU EN POLITIQUE (p. 208) Rappel de la phrase de Montesquieu :" Dans un État populaire, il faut un ressort, qui est la vertu." Qu'importe si la tâche est ainsi rendue plus difficile ! Un peuple libre et dont les buts sont nobles, court un double risque. Mais est-ce à des soldats qu'il faut, sur un champ de bataille, conseiller la peur de l'aventure ?"

 

Je ne résiste pas à transcrire la phrase complète que Marc Bloch écrit dans la dernière partie de l'ouvrage, Examen de conscience d'un Français, tant son sens a été altéré par les usages politiques qu'en ont fait le parti d'extrême droite et des intellectuels conservateurs ou réactionnaires. "Il est deux catégorie de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du Sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la Fête de la Fédération." (p. 198)

 

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