GILBERT HAFFNER
Abonné·e de Mediapart

7 Billets

0 Édition

Billet de blog 10 nov. 2015

De l’utilisation abusive du vocable « extrême » en politique

De l’utilisation abusive du vocable « extrême » en politique, ou un essai de clarification de qualificatifs fortement négatifs ou péjoratifs utilisés  par la caste dirigeante pour stigmatiser sans plus de nuances des mouvements politiques qui n'ont rien à voir entre eux (extrême droite et extrême gauche) et qui, plus est, induisent en erreur le citoyen, lui indiquant insidieusement en opposition le capitalisme comme le système modéré par excellence.

GILBERT HAFFNER
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

De l’utilisation abusive du vocable « extrême » en politique, ou un essai de clarification de qualificatifs fortement négatifs ou péjoratifs utilisés  par la caste dirigeante pour stigmatiser sans plus de nuances des mouvements politiques qui n'ont rien à voir entre eux (extrême droite et extrême gauche) et qui, plus est, induisent en erreur le citoyen, lui indiquant insidieusement en opposition le capitalisme comme le système modéré par excellence. C'est un essai de démystification sans prétention d'exhaustivité d'une gigantesque tromperie véhiculée sans honte par ceux-là même qui sont le véritable "extrême" au sens "d'excessif".  

Extrême droite, extrême gauche pour ne pas dire les extrêmes ou l’extrémisme !

Autant de désignations de groupes, d’individus ou d’attitudes qu’aiment utiliser les « modérés », les « dans le rang », les « traditionnels » et « conservateurs ». Dans leurs bouches, cela ressemble assez souvent à de l’ostracisme, à du rejet au-delà de frontières qu’il convient de ne point franchir lorsque l’on est un être doué de raison raisonnante, ou simplement de maintien dans un cercle vertueux ennemi des aspérités. Ainsi on a pu voir un dessinateur célèbre croquer méchamment en les assimilant la présidente du Front National et le président du Parti de Gauche, les décorant du même brassard rappelant à s’y méprendre la croix gammée. Ce simple exemple incite, sinon à la prudence, pour le moins à la méfiance dans l’utilisation de tels qualificatifs. Quoi de commun en effet entre Jean-Luc Mélenchon, héritier intransigeant de la Révolution française et des grands penseurs socialistes, et Marine Le Pen, héritière de la contre révolution anti républicaine, du conservatisme le plus inquiétant et d’autres officines dont l’odeur nauséabonde perdure après des décennies de démocratie. Sans se livrer à une pourtant intéressante double étude sémantique et sémiologique, il est nécessaire de circonscrire chacun des termes dans son utilisation politique et dans ses détournements les plus fréquents.

Si extrême veut dire extrémisme, alors ceux qui en politique sont affublés de tels mots ne sont rien d’autre que des immobilistes, exprimant leur refus de tout compromis ou de toute évolution. Aucune alternative à leurs doctrines ou à leurs dogmes ne peut être espérée de ceux qui s’enferment dans ce type de comportement politique, religieux ou philosophique.

Rappelons toutefois qu’en ce qui concerne les dénominations de droite et de gauche, et donc par conséquent d’extrême droite et d’extrême gauche, il ne s’agissait à l’origine que de situer géographiquement les différents groupes  d’une assemblée. Que droite étant ensuite assimilée à conservatisme ou traditionalisme et que gauche signifiât progressisme puis socialisme ne peut être mis en doute ; ainsi s’est constitué ce que d’aucuns nomment l’échiquier politique, qui en l’occurrence ressemble plus à un éventail qu’à un damier.

Observons le discours majoritaire, celui qui par définition dit la vérité tant il est installé comme oracle et prophète ; c’est du moins ce que les puissants qui nous gouvernent ont su insuffler peu à peu dans les têtes peu pensantes de peuples qu’ils s’évertuent à désinformer voire à « dé-former ». Ces puissants-là se retrouvent dans un système politico économique du nom ancien de capitalisme et de nouvelle appellation plus fréquentable de libéralisme et aujourd’hui de néo libéralisme. C’est bien dans ce mélange des genres et des idéologies que s’est forgé ce système diabolique qui a su gommer jusqu’aux plus beaux idéaux sociaux de l’histoire contemporaine. C’est le mariage de la carpe et du lapin ; c’est la génération d’un nouveau monstre, résultat de la marche en avant destructrice et liberticide du nouveau capitalisme et des élites politiques de droite comme de gauche (malheureusement pour ces derniers qui ont vendu leurs idéaux au diable) qui ont renié tous leurs engagements pour répondre  aux appels assourdissants des sirènes du profit sans limites. Aidés par des « experts » en » lèche majesté » et une presse de plus en plus dépendante et aux ordres, ces époux épouvantables poursuivent leur route anti sociale et assassine de la démocratie. Pourquoi dire cela pour parler des extrêmes ? Tout simplement parce que, au-delà de la répétition malsaine d’un qualificatif dont la « caste » politico économique dominante se gargarise en voyant les effets produits sur les peuples en perdition, il y a tromperie sur la marchandise livrée ainsi aux gémonies des électeurs. Car si l’on tient absolument à situer les différents courants politiques sur un axe allant d’un « extrême » à l’autre, encore faut-il préciser l’angle de vue à partir duquel on déplace le curseur, et surtout doit-on redéfinir qui est à l’extrême de qui et de quoi. En gardant la même dose de mépris et de stigmatisation des « extrêmes », ne voit-on pas se dessiner un drôle de schéma qui fait encore plus peur que celui qui nous est proposé en permanence. Mis à part « l’extrême droite » que je qualifierais plutôt d’antirépublicaine sinon  de fascisante (même si elle fait montre sournoisement d’un attachement viscéral à la République à des fins électoralistes), il me semble que la perspective première a tellement évolué qu’elle s’est inversée. Me plaçant au milieu du peuple exploité et de plus en plus souffrant, que vois-je ? Une déliquescence avancée et programmée jusqu’à extinction des droits sociaux, un chômage structurel de plus en plus galopant, un recul effrayant de la démocratie, de la République avec pour nouveau bouc émissaire la laïcité, un enrichissement constant des plus riches et un appauvrissement consécutif des plus pauvres ou des nouveaux et futurs pauvres comme jamais dans l’histoire de l’humanité, l’acceptation de plus en plus courante de la négation des droits de l’homme au nom du libre commerce et des affaires, un risque environnemental et écologique majeur à échéance d’une génération au plus, une recrudescence des guerres et de la violence dans toutes les parties du monde. Voici un tableau incomplet d’une société malade de ses excès, de ses abus, de sa perte de sens humain. Voici quelques caractéristiques parmi une liste beaucoup plus fournie qui disent le malheur des peuples sous le « régime politique capitaliste», car il faudra bien un jour utiliser les bons mots correspondant aux réalités vécues ; la séparation habituelle entre système politique qui gouverne et système économique qui produit n’a plus lieu d’être depuis longtemps. Jouer sur l’ambiguïté entre gouvernement politique et gouvernement économique (on nous parle pour ce dernier de gouvernance, un mot bien doux pour masquer l’horreur qu’il génère dans les classes populaires), permet aux politiques, tous pétris de bonnes intentions sociales, voire socialistes à la veille des élections de jouer les vierges effarouchées quand ils nous disent la main sur le cœur que c ‘est l’économie qui gouverne, allant jusqu’à justifier licenciements, fuites de capitaux, fraude fiscale et délocalisations massives pour mieux se dédouaner de leur faiblesse ou pire de leur collusion avec les puissances d’argent. Certes par le biais de ces subterfuges puérils, ils réussissent tant bien que mal, avec des scores d’abstention qui devraient les horrifier, à survivre dans ces « métiers » politiques et à se faire réélire. Jusqu’à quand ? Nul ne le sait ; ou plutôt si, le peuple commence à le savoir ou à espérer un vrai changement avec d’autres dirigeants, avec d’autres formes de démocratie ou de dictature. C’est comme si les politiques avaient choisi un jour de s ‘enfermer à vie avec le capitalisme, entraînant avec eux des peuples qui vivent de plus en plus mal mais qui demeurent les cautions de ce qu’il faut bien appeler un renoncement ou une traîtrise infâme. De grâce, qu’enfin le peuple, celui qui fit la révolution française, celui qui conquit des droits sociaux aujourd’hui supprimés un à un, soit libéré du joug qui le maintient en prison avec ces gens peu recommandables. De grâce, qu’avant toute chose soit clarifiée la notion de gouvernement des Etats, de l’Europe, du monde ; qu’il soit dit simplement que le capitalisme, nouveau dictateur tentaculaire mondial, gouverne seul l’ensemble des activités humaines. Qu’il soit mis fin à ce jeu de dupes qui consiste à faire croire en un « gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple ». Le capitalisme exploite hommes et ressources naturelles, broie énergies et volontés, vend et achète tout y compris la culture et la santé, classe les humains en consommateurs et non consommateurs, amasse des fortunes si gigantesques qu’il faut s’y reprendre à deux fois pour compter le nombre de zéros qui les mesurent. Le capitalisme est le maître absolu des destinées et de l’avenir de la planète ; il agit seul, car entouré de serviteurs zélés qui se nomment hommes et femmes politiques, cadres qui se croient supérieurs jusqu’au jour où ils seront jetés comme des torchons usés, ouvriers et employés subalternes qui croient encore au mirage du rêve américain d’ascension sociale. Alors que dire d’autre que les vrais extrêmes au sens péjoratif habituellement accordé à ce terme, ne sont qu’un extrême, un centre totalitaire qui décide de tout et brûle tout sur son passage. Si le capitalisme est centre, centre de la terre, centre de la vie sur terre, centre névralgique et stratégique du futur de l’humanité, centre de toutes les exactions et de tous les enfermements, qu’y a-t-il autour de lui, sinon les nombreux valets garde-chiourmes, les opprimés et exploités, les cohortes de pauvres et au loin le désert absolu, là d’où personne ne revient si un jour il est jeté dans ces oubliettes de l’histoire. Il y eut le communisme, cet avatar tragique d’un socialisme à visage humain et à vocation sociale qui tua jusqu’au rêve utopique que véhiculaient les héritiers du siècle des lumières, de la Révolution française et d’une philosophie marxiste libératrice. Il y eut le nazisme et le fascisme qui tuèrent par millions des êtres humains qui n’avaient pas le bonheur de plaire aux nouveaux maîtres du monde. Il y eut le socialisme, le vrai, celui qui n’est aujourd’hui incarné que par quelques-uns, souvent assimilés aux staliniens de triste mémoire ; il se nomma socialisme utopique, socialisme radical et inventa la social-démocratie, avant que de la jeter aux orties cultivées à bon escient par les premiers capitalistes prévoyants. Aujourd’hui, le pire se retrouve en un seul système, en un seul cancer, en un seul enfer, en un « seul extrême » : le néolibéralisme, qui en fait n’a rien de nouveau et encore moins de libéral. Il est le maître absolu ; il est vrai que ce ne sont pas des élections « démocratiques » qui pourront le jeter à bas. L’exemple du socialisme français plus droitier que la droite dite républicaine ou celui plus récent de « l’extrême » grec Syriza entré sagement au bercail capitaliste désigne s’il en était besoin le vrai maître, l’empereur le plus absolu que la terre n’ait jamais portée. D’autres avant lui ont inventé le parti unique ; il l’a seulement amélioré jusqu’à le rendre présentable sur les rayons du l’hyper marché de l’enfermement. D’autres avant lui ont voulu conquérir le monde les armes à la main ; il ne fait plus que vendre des armes là où ses intérêts l’exigent ; il est vrai qu’il dispose de commerciaux de haut niveaux qui naguère furent élus ou sont aujourd’hui président de la République française ou de toute autre démocratie ; et il a fait croire qu’il a conquis pacifiquement le monde. D’autres avant lui ont trompé, grugé, menti, occulté, dévié, masqué la vérité ; lui, il a simplement appliqué à grande échelle les vieilles recettes de la mafia, qui elle-même avait nourri son organisation du modèle industriel capitaliste du moment, mais qui n’avait jamais pensé à ses capacités universalistes. Maître absolu de l’économie, cela s’entend, car c’est son fonds de commerce, sa raison d’être. Mais maître absolu des cœurs et des âmes, c’est plus difficile à envisager ; pour cela il faut savoir voir la perte progressive mais constante de tout repère moral, idéologique et spirituel et le besoin croissant de nombre de personnes d’un supplément de valeurs perdues. Car le monstre avance sans bruit depuis des siècles ; petit à petit il a enfermé les consciences et les esprits dans un carcan invisible mais tissé avec précision, allant jusqu’à transformer le langage dans le sens des mots comme dans la syntaxe, uniformiser les us et coutumes par le biais du commerce mondialisé, rendre dépendants les classes moyennes comme les plus humbles par l’artifice du crédit et donc de la dette généralisés.

Car l’enfermement n’est pas seulement affaire de prison physique ; il est aussi processus mental collectif. En cette matière, les myriades d’experts en rien et valets en tout ont lavé les cerveaux des peuples pour leur imposer insidieusement un vocabulaire désincarné qui va jusqu’à donner un sens contraire aux mots utilisés depuis toujours dans d’autres sens réputés communs. Il en va ainsi des dénominations faussement valorisantes de métiers peu ou non qualifiés et peu payés ; il en va ainsi des fameuses charges sociales qui ne sont autres qu’une bien faible participation des employeurs à une vie un peu digne des employés ; il en va ainsi du trou de la sécurité sociale qui n’est que le cache-sexe de l’impéritie des Etats et entreprises qui ne cotisent pas assez à ce merveilleux système hérité du Conseil National de la Résistance.

Coup de génie inventé il y a quelques décennies : l’actionnariat populaire, qui n’a pas pour rôle premier d’investir mais d’engranger toujours plus de bénéfices pour un faible pourcentage de la population en distribuant des miettes aux petits qui remercient et demandent plus ; d’où l’invention diabolique des fonds de pension qui conduisent des pensionnés issus des classes laborieuses à demander plus de productivité pour augmenter leurs dividendes et ainsi jouer indirectement sur la suppression massive d’emplois pour leurs propres enfants. Machiavélique peut-être; diabolique sûrement.

Alors vous avez dit « extrêmes », pour qualifier ceux qui sont en dehors du système dominant, stigmatisant à la fois des mouvements nationalistes et racistes innommables (avec plus de ménagement pour ceux-ci, il faut bien l’avouer) et ceux qui représentent un socialisme authentique qui se nourrit à la lignée des grands penseurs qui ont voulu construire un monde meilleur et plus juste, de Rousseau, Condorcet ou Robespierre à Proudhon, Marx, Jaurès ou y compris l’infréquentable Trotski poursuivi jusque dans la tombe de la haine de ses compagnons de combat médiocres et sanguinaires. Si nous voulons conserver l’un des sens premiers du mot, celui qui veut dire « sans mesure, excessif » car justement employé pour le rejet par la caste du pouvoir capitaliste, oubliant au passage le sens premier « d’ultime », alors appliquons-le enfin à ceux-là dont les excès et les abus détruisent peuples laborieux et environnement  humain. L’extrême est ainsi ce néolibéralisme triomphant, incluant tous les pouvoirs mauvais pour l’homme de la rue, le citoyen démuni, le pauvre hère qui n’ose même plus réclamer le salaire minimum de sa survie. L’extrême devenu extrémiste dans son incapacité à comprendre le monde et l’accumulation d’erreurs et de barbarie qu’il a généré au cours des siècles. Il nous fait croire en son changement de nature alors qu’il a seulement changé de forme. Il nous fait croire en ses vertus libérales, presque humanistes alors qu’il n’y a pas plus réactionnaire et revanchard. Il nous fait croire en la lune lorsqu’il déclare péremptoirement que la marche du temps économique oppresseur est inéluctable comme il a su utiliser la fameuse « loi de la vie » (la « ley de vida » espagnole) pour absoudre toutes les exactions commises aux quatre coins du monde. Nous autres les modérés, ceux qui veulent seulement que demain soit plus ensoleillé qu’aujourd’hui, que les plus malheureux retrouvent le sourire perdu dans les camps de concentration ou d’extermination qui continuent à fleurir ici ou là, que la justice et la liberté conduisent enfin les hommes sur le chemin de la fraternité ; ceux qui naïvement croient encore en la possibilité de changements démocratiques non violents alors que les démocraties n’existent plus depuis longtemps et que la violence nous est imposée chaque jour davantage par des bourreaux en col blanc. Nous autres, marginaux parmi les marginaux dans ce système qui impose sans discussion sa loi d’airain, nous devons récuser avec force et vigueur ce qualificatif abusif d’extrême et encore plus d’extrémistes. Passant du pluriel au singulier, d’extrêmes à extrême, profitant d’un jeu de mot facile qui enjolive la démonstration, singulièrement donc je déclare extrême le capitalisme ancien et nouveau, celui par qui se déchaîne la violence, celui par qui le malheur de millions de personnes arrive, celui par qui demain la terre elle-même deviendra invivable.

Dans ce système où le malfaiteur se présente comme victime (victime de ces salariés qui en veulent toujours plus et conduisent l’entreprise à sa perte, victime d’un droit social exorbitant, victime des concurrences déloyales générées par lui-même, victime de ces gens qui brandissent à tout va les droits de l’homme et la protection de la planète) il suffit de renverser la charge de la preuve et enfin, devant une justice réellement indépendante devenir plaignant et ne plus jamais se résigner à encaisser coups et humiliations. Voici une option, voici un début de chemin. Il manque le principal : la volonté populaire réelle de bousculer un édifice aux fondations solides comme le roc. Utopie ? Crédulité ? Inconscience ? Non, seulement un peu d’espoir et de refus de « l’inéluctable », c’est-à-dire de la négation de la vie. Laissons au grand Jaurès le mot de la fin pour nous donner ce courage qui trop souvent nous manque face aux attaques répétées contre l’Homme : « L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir ».

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

Les articles les plus lus
Journal — Financement de la vie politique

À la Une de Mediapart

Journal
Le passe vaccinal définitivement adopté sous les invectives
Avec 215 voix « pour » et 58 « contre », le projet de loi « renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire » a été adopté par le Parlement dimanche, lors d’un ultime vote des députés. Après de nouveaux débats houleux sur l’utilité et la proportionnalité de sa mesure principale : le remplacement du passe sanitaire par un passe vaccinal.
par Joseph Confavreux
Journal — France
Mélenchon à Nantes : un show pour satelliser ses adversaires
Dans une salle entourée d’écrans projetant des images de l’espace, le candidat insoumis à la présidentielle a évoqué sa ligne en matière de politique spatiale et numérique. Il a aussi beaucoup parlé d’écologie et, un peu, d’union de la gauche.
par Pauline Graulle
Journal
La Gauche révolutionnaire rattrapée par la vague #MeToo
Ce mouvement d’inspiration trotskiste, qui opère depuis Rouen, affronte une sérieuse crise interne avec la remontée à la surface de violences sexuelles supposément commises par l’ancien dirigeant du mouvement, au début des années 2010. L’affaire arrive devant la justice.
par Manuel Sanson (Le Poulpe)
Journal — France
Élèves handicapés : les vilénies de Zemmour, le tollé, et après ?
Les adversaires d’Éric Zemmour ont fait part samedi de leur indignation après ses propos sur « l’obsession de l'inclusion » scolaire, qui serait « une mauvaise manière faite aux autres enfants ». Une « obsession » qui manque pourtant cruellement de moyens en France. Et jusque-là, de propositions à la hauteur.
par Caroline Boudet

La sélection du Club

Billet de blog
De la grève, de l'unité syndicale et de sa pertinence
Attention : ce billet n'est pas anti-syndicaliste. Il sera peut-être qualifié comme tel par des gens qui ne savent pas lire. Je laisse volontiers ceux-là dans leur monde noir et blanc. Je suis syndiqué et j'invite tout le monde à l'être. Sans syndicats nous mourrons. On n'aimerait juste pas mourir avec. 
par Jadran Svrdlin
Billet de blog
Absence ou absentéisme : le management néolibéral par les mots
A propos des enseignants non remplacés, absentéisme ou absence ? Un glissement lexical qui traduit la volonté néolibérale d'utiliser insidieusement le discours pour modifier les représentations du travail et augmenter les exigences faites aux travailleuses et travailleurs.
par Paul DEVIN
Billet de blog
La lutte continue !
La lutte continue ! Mais il ne suffit pas de l’énoncer, il faut la faire vivre. Ce n’est que dans la continuité de la mobilisation que nous parvenons à obtenir des avancées, si petites soient-elles. En cette année de présidentielle, les citoyens ont tout intérêt à profiter de cette période pour se rendre visibles et audibles pour faire avancer leurs revendications et apostropher un gouvernement réfractaire aux avancées socio-économiques à destination des petits salaires.
par aeshloi2005
Billet de blog
Lettre ouverte à Jean-Michel Blanquer en 31 points
Le vendredi 14 janvier 2022, vous avez déclaré « je ne suis pas parfait, je fais des erreurs… ». La liste des erreurs est longue. Une lettre d'une professeur de Lycée Pro, qui décline la longue liste des excuses qui serait nécessaire à Blanquer, bien plus que ce que le mouvement des derniers jours lui a arraché du bout des lèvres.
par Samy Johsua