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Billet de blog 20 juin 2015

Pourquoi Podemos va bientôt gouverner l'Espagne

GILBERT HAFFNER
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Pourquoi « Podemos » va bientôt gouverner l’Espagne 

La victoire des coalitions aux récentes élections municipales espagnoles dans lesquelles Podemos a joué le rôle de catalyseur et d'animateur face aux deux grands partis PSOE et PP a été ressenti tant en Espagne comme dans les autres pays européens comme un immense espoir de changement fondamental à venir. Faisant suite à la victoire de Syriza en Grèce, le positionnement gagnant de Podemos dans l'un des plus grands pays d'Europe est peut-être la composition idéale pour en finir avec le bipartisme, mais c'est surtout un signe positif pour tous ceux qui ont constaté depuis longtemps l'érosion de la démocratie et redoutent le retour possible à la dictature. Que ce soit des gens qui ne sont pas des "professionnels" de la politique, qui n'ont jamais exercé le métier de politicien, mais qui veulent revenir aux origines de la démocratie qui bousculent le système des appareils des partis est une source d'espérance en ce fameux "autre monde possible" qu'appelent de leurs voeux les altermondialistes depuis des années.

Derrière cette affirmation en forme de question se cache simplement une double histoire, celle de ce mouvement et celle plus ancienne et plus complexe du système des partis politiques et singulièrement de ceux qui, hier encore, se réclamaient de la sociale démocratie quand ce n’était pas du marxisme.

Le début de l’histoire du mouvement a tendance à se confondre avec la chute des partis traditionnels, de droite ou de gauche, singulièrement plus de ceux de gauche que de ceux de droite.

Podemos a connu plusieurs naissances, l’une des premières ayant eu lieu en France lorsque en 2010 Stéphane Hessel lançait son cri au travers de la galaxie politique, sourde à tout bruit extérieur et dans la société française qui lui fit le succès que l’on sait. « Indignez-vous ! » disait-il. 4 millions d’exemplaires vendus en un an. Ce rapprochement entre le programme du Conseil National de la Résistance et la situation délétère que connaît alors la France revêt une double signification : d’une part, rappeler ce Conseil de fin de deuxième guerre mondiale qui fut le précurseur de grandes réformes sociales en dehors des partis et d’autre part, inciter un peuple déçu et amer à résister, non plus à un envahisseur extérieur mais bien à cette résignation qui autorise les gouvernants à ne rien faire ou pire à s’asseoir  sur les promesses électorales. Double message donc qui se confond vite en un seul : hors de la classe politique impuissante ou vendue au capitalisme, les citoyens doivent d’abord s’indigner de la situation de plus en plus précaire qui leur est faite pour ensuite entrer en résistance et enfin peut-être prendre leur destin en mains au lieu de le confier à des politiciens empêtrés dans des logiques partisanes et électoralistes.

En Espagne, contrairement à la France où l’essai de Hessel n’eut qu’un succès de librairie, des citoyens créèrent sur la place de la « Puerta del Sol » un mouvement populaire qui se dénomma lui-même « los indignados » : Podemos fut sans doute conçu sur les fonds baptismaux de la révolte populaire, sans l’aide apparente d’aucun parti de gauche. Un père putatif espagnol se pencha sur le berceau du nouveau-né : José Luis Sampedro, ami de Stéphane Hessel et grande voix, aujourd’hui malheureusement éteinte, de la contestation intellectuelle espagnole. La première plate-forme installée le 15 mai 2011 se dénommait simplement « Democracia real ya » (Démocratie réelle tout de suite). Plus clair quant à l’analyse de la situation politique et aux intentions des organisateurs, pas possible. C’est dire qu’en 2011, portés par les révolutions du printemps arabe et conscients de la réalité politique de la crise, contrairement aux discours gouvernementaux qui la qualifiaient d’économique, ces indignés signifiaient leur clairvoyance et leur objectif de s’attaquer aux sources du mal : l’absence criante de démocratie dans cette royauté parlementaire héritée d’un passé terrible et encore omniprésent dans les rangs de la droite.

Tout fut dit sur ces campements pas si improvisés que cela ; tout fut dit sur les fameuses vagues contestataires (« las mareas ») qui s’attachèrent à mettre en lumière les exactions et mensonges d’un Parti Populaire prompt à la falsification et à l’insulte contre ceux qui osent troubler l’ordre établi par ceux qui comptent parmi les héritiers directs de Franco. Parti populaire qui peut s’enorgueillir par ailleurs de sa première place au concours jamais terminé de la corruption en Espagne. Autre manifestation d’indignation et de lassitude devant ces scandales à répétition qui s’étalent quotidiennement à la une des journaux. Autre raison donc de la création du mouvement populaire : la méfiance, pour ne pas dire la défiance face à ces politiciens véreux qui ruinent leur pays. Le qualificatif générique fut vite trouvé et fit florès : « la caste ». Mêlant une droite corrompue jusqu’à la moelle et une gauche également gangrénée, quoique dans de moindres proportions, ce terme maffieux fut alors opposé à ce que le mouvement voulait représenter : le peuple. Ce qui, quelques mois plus tard fit dire en substance au charismatique animateur de Podemos, Pablo Iglesias, avec le risque de la confusion et de l’amalgame : «Nous ne sommes ni de droite ni de gauche, nous sommes le peuple ». L’histoire récente et les intentions programmatiques situent clairement Podemos à gauche de l’échiquier politique ; ils sont ce que devrait être la gauche ou le socialisme authentique et que les tenants des partis historiques, PSOE[1] en tête ne sont plus depuis longtemps : une gauche au service exclusif du peuple et non des intérêts de l’oligarchie ultralibérale. 

Tout fut dit des dangers de telles concentrations par une presse servile aux ordres du pouvoir politique et économique. Tout ou presque fut dit par une autre presse en devenir au pays de Cervantes, une presse d’investigation et de combat qui sut très vite déceler en ce mouvement « spontané », fait de révolte, de colère et d’indignation, un espoir réel de changement. Jeunes pour la plupart, premières victimes d’un chômage endémique qui dépasse les 30% dans certaines régions comme l’Andalousie[2], et donc conscients de la précarité qui leur est généreusement offerte en guise de mode de vie, ils se sont d’abord assis sur la place d’où partent toutes les routes d’Espagne, symbole jamais commenté d’un souhait premier de diffusion de leur ras-le-bol. Ils se sont ensuite levé pour expérimenter une nouvelle voie de démocratie directe, en opposition complète à « la caste » qu’ils commencèrent à stigmatiser et à dénoncer comme fauteur de l’immense  trouble social dont souffre leur pays et bien d’autres en Europe et dans le monde. Le pouvoir (Parti Populaire) ira jusqu’à interdire l’accès à la place de la Puerta del Sol aux manifestants, pourtant admirablement pacifiques. Ce pouvoir inculte (certains de ses membres s’illustrent parfois par leur manque évident de culture) ne sut pas même déchiffrer le symbole représenté par le choix de la concentration pour la Porte du Soleil. Interdire l’accès au soleil à des jeunes promis à un avenir des plus sombres par la faute de la coalition politique et financière relevait de la provocation et du manque total de discernement.  S’ils voulaient tester ainsi la résistance du mouvement, la réponse fut rapide et la place à nouveau envahie.

Ces premières causes qui produisirent l’effet Podemos, dues à une situation sociale nationale et internationale de plus en plus intenable constituent la partie émergée de l’iceberg « crise de société ». La partie immergée quant à elle, trouve ses racines dans la lente mais inéluctable déliquescence de la sociale démocratie et du communisme européens. Ceux qui ont fait rêvé et ont parfois arraché des bouts de rêve pour l’ancien prolétariat ne sont aujourd’hui pas même l’ombre de ce qu’ils furent. Cette gauche revendicatrice, cette gauche de combat, cette gauche d’initiative et de projet, cette gauche de gouvernement par et pour le peuple, n’existe plus, même si elle est encore parfois agité de soubresauts idéologiques qui ressemblent plus à des tremblements de vieillard cacochyme qu’à des sursauts juvéniles salvateurs[3].

La hausse constante des abstentions aux élections aurait dû depuis longtemps alerter les politiques sur l’opinion négative des plus jeunes vis-à-vis de leurs promesses jamais tenues et de leur inaction sociale. Il n’en fut rien et tous ont accepté de gouverner avec parfois la reconnaissance d’un pourcentage très faible des citoyens. Ici en Espagne, contrairement à la France (pour l’instant), le fameux cri « Tous pourris » ne retentit pas aussi fort et surtout ne profite pas à ceux qui lavent « plus blanc que blanc », le Front National pour ne pas le nommer. Mais le sentiment est identique face à une classe politique (une caste) qui, depuis le début des années 80 (Mitterand en France, la démocratie en Espagne), ne cesse de rogner les droits des travailleurs tout en donnant des gages de plus en plus sonnants et trébuchants à un patronat dont le rêve aujourd’hui avoué est tout simplement de gouverner en lieu et place des démocraties. Cette rapide érosion des valeurs de la gauche socialiste s’est accompagnée d’une érosion plus lente (il faut bien espoir garder en ses héros, même s’ils sont de plus en plus fatigués) mais de plus en plus profonde de la confiance de ce peuple de gauche présenté comme diffus et velléitaire par la droite toujours renaissante de ses cendres.

Ce peuple de gauche existe bel et bien, même s’il n’a plus de représentation digne de ses attentes et de ses espoirs. Il existe dans tous les pays européens, réalisant par exemple une percée spectaculaire avec Syriza[4] en Grèce. Prenons l’exemple français des années 2005, 2007 et 2008, car il fut le double révélateur emblématique de l’existence de ce vaste mouvement sans structure organisationnelle, comme du déni de démocratie qui lui fut opposé par le gouvernement de Sarkozy. L’aventure française a joué à l’instar d’un aiguillon pour ceux qui voulaient qu’enfin « un autre monde soit possible ». L’aventure espagnole dont il s’agit dans ce propos s’est sans aucun doute nourrie de l’échec cuisant du peuple contre ses gouvernants. En deux mots que s’est-il alors passé ? Le    29 mai 2005, un référendum est organisé à propos du projet de constitution européenne qui voulait entériner purement et simplement la subordination des constitutions nationales à l’économie de marché. Le NON recueillit alors 54,68% des suffrages exprimés. Les gouvernements européens réunis en conférence intergouvernementale préparèrent en 2007 le fameux traité de Lisbonne qui permit au gouvernement français de gruger les électeurs en déjugeant leur refus de 2005. En 2008, le traité de Lisbonne fut intégré à la Constitution française  par un simple vote du parlement.

Ce camouflet à la démocratie et au peuple de gauche demeura dans les esprits comme un affront à laver tôt ou tard en France ou ailleurs. Ailleurs se situe aujourd’hui en Espagne où la contestation « Podemos » a pris corps et vigueur.

Foin donc des économistes atterrés ou des frondeurs de tout poil ; foin aussi des professionnels de la politique qui ne songent qu’à leur élection ou réélection, oubliant au passage leurs promesses et engagements. Et cette désaffection vis-à-vis des hommes et femmes politiques «de métier » constitue le fer de lance de la revendication d’une autre forme de gouvernement des peuples. Je ne sais plus qui disait que la politique ne pouvait en aucun cas être un métier, c’était une vocation, voire un sacerdoce au service du bien commun. Or, la professionnalisation croissante de la politique en même temps que son désengagement galopant de la chose sociale devait, prédisait les augures, conduire la classe politique à sa perte. Et c’est cela la grande découverte et innovation de Podemos. Passant d’une critique assez courante des politiques (tous les mêmes, tous pourris, tous corrompus), ils surent transformer ces faciles slogans en une réalité nouvelle : et si, pour paraphraser Clémenceau, la politique était chose si sérieuse qu’elle ne peut être confiée à des hommes politiques, alors le château de cartes des appareils centralisés et autoritaires risquent de s’effondrer à la première tempête. La tempête s’appelle ici Podemos ; en France elle aurait pu s’appeler le Front de Gauche, mais la grande différence réside justement dans l’hexagone dans la confiscation du mouvement populaire par des hommes politiques professionnels. Chez Podemos, c’est ce qui choque et constitue un argument délétère jusque dans les rangs du PSOE, aucun responsable n’a exercé le « métier politique » ; ils sont seulement citoyens avertis, combatifs et vigilants ; demain ils seront responsables politiques, mais d’une autre manière que ceux qu’ils vont détrôner. La tempête Podemos n’est pas encore ouragan ; elle a juste soufflé le pouvoir des 3 premières agglomérations espagnoles à « la caste », plus un nombre important de plus petites villes. Mais le souffle n’est pas tombé ; il a au contraire trouvé une nouvelle force qui pourrait le conduire jusqu’au gouvernement du pays d’ici à quelques mois. Alors la caste s’interroge ; elle a peur de perdre son pouvoir et ses nombreux privilèges. Elle parle de nouveau stalinisme, de chavisme et même de robespierrisme (ce dernier qualificatif dans la bouche d’Esperanza Aguirre, la grande perdante du PP à Madrid, jamais en reste d’une calomnie ou d’une injure ; en cette occurrence, nous sommes nombreux à penser qu’elle a rendu le plus bel hommage tant à Robespierre qu’à Podemos si tant est qu’ils soient ses lointains héritiers).

Alors demain, Podemos au palais de la Moncloa ? Pourquoi pas ? Tous les vrais démocrates, tous les Républicains en manque dans ce pays royaliste, tous les hommes et les femmes épris de liberté et conscients des dangers de mort d’une société qui ne se préoccupe plus de l’humain, devraient former des vœux sincères de réussite pour ces femmes et ces hommes de conviction qui enfin, ont eu le courage de se lever un jour à la porte du soleil pour réclamer un peu de lumière dans un monde qui les a habitués à la grisaille de la déchéance sociale programmée.

La conclusion de cette marche en avant pour la démocratie et le changement se traduit évidemment par la victoire électorale de Podemos. Mais une conclusion partielle en forme de synthèse s’impose, même si tout n’est pas dit, compris, accepté ou programmé. Depuis des décennies, le bipartisme s’est approprié non seulement le pouvoir en alternance, mais il a sapé en partie la démocratie. Chaque élection consiste en une recherche de blanc-seing auprès d’électeurs grugés par des promesses souvent mirobolantes ; promesses non tenues ou pire encore, adoption de formes de gouvernement à la limite de l’autoritaire où parfois le parlement lui-même n’est pas consulté. En Espagne comme en France, ces pratiques ont devenues une règle non écrite, échappant ainsi à la sanction tant des électeurs que du droit. Depuis des décennies donc, nous vivons dans des systèmes fondés sur des dénis permanents de démocratie. Ajoutant à cela le désir irrépressible de la majorité des « élus » de conserver leurs mandats et de manipulation en manipulation, le pouvoir personnel devient une triste réalité. A quand la possibilité pour le peuple de démettre ceux en qui ils ont placé leur confiance et qui l’ont trahie sans vergogne ? De Gaulle, même si je ne peux partager sa conception du pouvoir, ne s’y était pas trompé lorsqu’il fustigeait la république des partis ; il faut dire et ne pas oublier, en ce qui nous concerne, nous les socialistes authentiques, que ce furent des gouvernements encore « socialistes »[5] qui à l’époque de la guerre d’Espagne refusèrent l’aide à la République espagnole et qui plus tard accentuèrent jusqu’à la nausée la répression et le crime en Algérie.

Tout cela pour planter le décor d’un véritable ras-le-bol des peuples européens pour la politique politicienne et les hommes et femmes politiques qui ne peut se solutionner que deux manières, dont l’une nous est malheureusement bien connue : la dictature. Le « tous pourris » déjà cité fait le lit à des partis comme le Front National en France, ne serait-ce que parce qu’ils n’ont jamais participé au pouvoir. La seconde manière n’est sans doute pas de tenter de fonder de nouveaux partis avec d’anciens responsables politiques en manque de reconnaissance et d’avenir, même si nous ne pouvons pas toujours les taxer d’arrivisme ; certains sont sincères, ce qui fait que nous les avons suivi, remplis d’espoir et de confiance. Malheureusement la tendance centralisatrice naturelle à tous les appareils de partis les touche souvent et le changement attendu est sans cesse repoussé, les slogans, mots d’ordre et attaches idéologiques se transformant avec le temps ; le marketing politique commande alors plus que la réflexion des militants. Voilà sûrement la clé majuscule du succès de Podemos : aucun parti, aucune femme et aucun homme politique ayant exercé des responsabilités auparavant n’est à l’origine de la création du mouvement. Il s’est structuré sur du mécontentement, de la désillusion et de l’espoir d’un autre monde possible. Pas de course effrénée aux élections et à l’électoralisme débridé ; seulement une réflexion qui part du peuple ; une organisation naissante qui privilégie l’occupation du terrain et l’écoute des maux et misères de populations de plus en plus paupérisées.  Il faut dire que le terrain populaire a depuis longtemps été abandonné par les grands partis de pouvoir qui bien souvent n’ont qu’une vague idée des besoins et aspirations du peuple. L’ancrage populaire de plus en plus maillé sur le territoire espagnol, auquel il faut ajouter une double analyse, d’une part de la situation réelle, non seulement économique mais aussi sociale et humaine du pays, et d’autre part des erreurs commises par les organisations plus ou moins « sœurs » au-delà des Pyrénées ou d’autres montagnes ou mers européennes. Connaissance de la réalité et leçon tirée des échecs ou demi-succès des autres, cela peut suffire à modifier en profondeur le petit monde fermé de la politique. Et enfin proposer un programme de changement de société. Car c’est de cela qu’il s’agit et non plus de programmes de « mesurettes » réformistes et de tromperies permanentes à la marge du monstre capitaliste.

Le chemin sera difficile pour Podemos ; l’exemple grec de Syriza et son long calvaire imposé par la ligue politico-financière européenne donne une idée des obstacles à surmonter par un Podemos au pouvoir. Mais il y a de l’intelligence à revendre dans ce mouvement populaire, de la volonté et du courage aussi. Alors, appuyé par une vague (una marea) populaire grandissante, le navire d’espoir Podemos devrait pouvoir affronter vents et tempêtes et aboutir à un port aux eaux calmes où un nouveau modèle de société pourrait enfin être construit. Hier simple utopie, Podemos s’est d’ores et déjà transformé en une réalité de changement ; quelques pas et efforts supplémentaires et il devrait être en capacité de faire des émules ailleurs, en France en particulier. Petite tâche d’encre bien sympathique étalée sur plusieurs grandes villes ; demain une nouvelle couleur pourrait bien modifier l’aspect de la fameuse carte électorale que nous examinons avec anxiété après chaque scrutin.


[1] Partido Socialista Obrero Español (Parti Socialiste Ouvrier Espagnol), équivalent aussi décadent ,du Parti Socialiste français.

[2] Les chiffres sont édifiants et inquiétants : 56% de chômage chez les jeunes, soit 2,5 millions. L’Espagne devrait perdre 2,6 millions d’habitants dans les 10 ans à venir. Source : Instituto Nacional de Estatisticas (INE). Autres chiffres sans source précise, les autorités préférant les occulter : plus de 300 000 espagnols ont émigré depuis 2008 ; 6 000 médecins sont sur le départ ou déjà partis.

[3] Référence aux « frondeurs » du PS qui ne vont pas plus loin que le bout de leurs intérêts individuels bien compris.

[4] Coalition de la Gauche Radicale

[5] Pour préciser si besoin en est que les partis dits « socialistes » de l’Europe d’aujourd’hui se sont tant « droitisés » qu’ils se confondent de plus en plus avec la droite dite « démocrate ».

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