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Billet de blog 27 mai 2014

26 mai 2014 ou histoire d'une débâcle annoncée

Le 2 mai 2014, Juan José Millas écrivait dans le quotidien espagnol « El País » : « Écrire aussi malgré la fièvre. S’asseoir à la table et s’accrocher  à l’ordinateur comme celui qui prend les commandes d’une locomotive sur le point de dérailler. Écrire alors que vient l’heure du gibet. En somme ne pas démissionner, ne pas se taire ».

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Le 2 mai 2014, Juan José Millas écrivait dans le quotidien espagnol « El País » : « Écrire aussi malgré la fièvre. S’asseoir à la table et s’accrocher  à l’ordinateur comme celui qui prend les commandes d’une locomotive sur le point de dérailler. Écrire alors que vient l’heure du gibet. En somme ne pas démissionner, ne pas se taire ».

Une claque monumentale[1] … et un responsable ?

En ce 26 mai 2014, lendemain d’un 25 mai qui restera dans l’histoire du socialisme français comme celui de la plus gigantesque débâcle depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le temps n’est ni à l’apaisement ni au repos. Il faut dire, écrire, ne pas se taire, proposer, croire encore en un sursaut. Si le président Hollande avait encore au cœur la moindre parcelle de pensée du grand Jaurès, il démissionnerait sur l’heure. Mais la place est trop bonne, les privilèges accordés aux princes de la République trop grands pour qu’un si petit dirigeant accepte d’y renoncer. Trois ans encore, trois ans de descente annoncée aux enfers, mais pour lui, pour eux, pour ses affidés assoiffés de pouvoir, la devise risque d’être « je reste » « nous restons ». Qu’importe ce que pense le peuple qui l’a élu après avoir cru en sa bonne foi un 22 janvier 2012 sur une scène de fin de campagne au Bourget. Qu’importent les mensonges avérés, les renoncements, les compromissions avec cette finance internationale qu’il était censé combattre, et pour finir les trahisons successives et répétées à l’idéal socialiste et républicain. Faire pire que le précédent président de droite, agité jusqu’à la frénésie, inconscient jusqu’au ridicule, procède ni plus ni moins que du mépris que porte cet ambitieux démasqué au peuple de France. Il est non seulement responsable de l’échec de son parti ; il est aussi coupable d’avoir favorisé la progression du Front National grâce à sa politique d’austérité et d’obéissance aveugle aux marchés et à la fameuse troïka[2]. Coupable devant le grand peuple de gauche orphelin et désemparé depuis ses successives défaites, depuis Jospin et Ségolène Royal. Coupable de n’avoir pas dit qu’il était de droite et que son appartenance au Parti Socialiste n’était depuis toujours qu’un pari sur l’avenir, sur l’avènement au pouvoir d’un parti d’opposition. Il est vrai qu’il ne fut pas le seul dans ce cas de figure ; certains sont encore ministres de son gouvernement. Mais il est le chef, le président, le responsable suprême devant la nation, devant les militants, devant les citoyens. Deux petites années de pouvoir pour en arriver là ! Triste record ou farce pathétique ? Répondre doublement oui à la question  fixe bien le niveau sidéral de chute du peu d’espoir qu’il portait encore il y a deux ans et donne la mesure de l’ampleur de la déroute. Si nous n’étions pas dans ce système aberrant de monarchie républicaine d’un autre temps, si le monarque pouvait être justement destitué eu égard aux erreurs et tromperies commises, si le parlement était autre chose que ce valet collectif qui obéit au prince le petit doigt sur la couture du pantalon, si les élus cumulards pensaient plus au bien du peuple qu’à leurs intérêts particuliers, si la sociale démocratie ne s’était pas transformée grâce à des Hollande successifs en social libéralisme, si le nez de Cléopâtre …, alors peut-être le parti de la famille Le Pen resterait pour longtemps encore dans les oubliettes de l’histoire. Mais les « si » ne servent qu’à pointer quelques-uns des défauts majeurs de cette fausse démocratie que nous subissons avec trop de résignation. Demain, oui demain nous serons en 2017 ; le néolibéralisme qui a tout fait pour nettoyer nos cerveaux nous a enseigné à comprendre et organiser le monde à court terme ; le temps long n’existe pas dans les affaires ; gagner beaucoup d’argent, gagner toujours plus au détriment des peuples et de la planète, mais gagner vite ; pour ces gens-là le temps long n’existe pas. Nos politiques et nos partis inconséquents sont entrés dans ce jeu, eux qui courent sans cesse derrière une élection, derrière l’obtention de quelques sièges au prix de toutes les compromissions, de toutes les alliances, parfois même honteuses. 2017 qui devrait être dans le moyen terme s’impose dans le court terme ; il faut dès à présent travailler à la conquête du pouvoir à horizon de trois ans. Or le ver est dans le fruit ; et le ver a su, lui, user du temps long ; il a su s’installer sur les terres laissées à l’abandon par des partis sans militants, des partis sans autre objectif que s’installer au pouvoir. Depuis le 17 juin 1984 (30 ans) où le Front national émergeait obtenant près de 11% des suffrages exprimés aux élections européennes (déjà) et son entrée en force à l’Assemblée nationale le 16 mars 1986 (35 sièges) grâce au scrutin proportionnel (promesse du candidat Mitterrand ; c’était un temps où un président tenait les promesses du candidat qu’il fut), ce parti a joué sur le temps, sur le maillage du territoire et en a profité pour changer de forme sans toucher au fond. L’inverse en quelque sorte du Parti Socialiste qui demeure ce gigantesque appareil de godillots mais a muté insensiblement de la gauche socialiste historique, anticapitaliste comme le rappelait le même François Mitterrand au congrès d’Epinay de 1971, à une nouvelle forme de droite vaguement sociale.  

Et ce chemin de ronces, chemin de croix pour les nombreux militants, adhérents et sympathisants déboussolés et hagards devant l’adversité a trouvé son guide devenu nouveau chantre improbable d’un non moins improbable néolibéralisme socialisant ; il se nomme François Hollande et n’est autre que le président élu de la République française. Aux élections municipales où le vent du boulet avait déjà soufflé bien près des têtes de gauche, il avait signifié sa compréhension du mécontentement évident des citoyens en nommant comme premier ministre le ministre le plus à droite sur l’éventail socialiste. Drôle d’analyse, drôle de compréhension des mouvements de rejet d’une politique. Notre constitution, en sacrant le président monarque tout-puissant, le rend intouchable et donc irresponsable. Seul le premier ministre joue le rôle de fusible.

Et en un mot, les autres composantes de la gauche …

La faute du président masque de ce fait les autres responsabilités dans la déroute, car, même si elles se sont exercées à des degrés moindres, elles existent et n’ont fait qu’ajouter à l’inanité de la politique gouvernementale. EELV, en participant à un gouvernement très vite impopulaire et en étalant constamment ses querelles internes sur la place publique a choqué et agacé y compris dans son électorat. Le Front de gauche a souffert lui, des dissensions internes entre PG et PCF et d’une insuffisance de messages clairs après une campagne personnelle de Jean-Luc Mélenchon de haut niveau ; comme le rappelait Edwy Plenel hier soir, il ne suffit pas de traiter les socialistes de « solfériniens » pour convaincre les citoyens de l’efficacité du PG. De plus, les tergiversations diverses, les mots qui sonnent bien utilisés à des fins uniquement électoralistes (du type écosocialisme, même si ce concept peut représenter un jour l’idéologie nouvelle d’une gauche moderne et progressiste, à condition de l’expliciter et de l’alimenter tant intellectuellement que concrètement) et les coups de gueule parfois intempestifs ont quelque peu sapé le décollage foudroyant d’un homme dont l’ombre portée cachait en partie son organisation. Quant au nouveau venu dans l’arène politique « de gauche », « Nouvelle donne », continuateur du très libéral « Roosevelt 2012 » il semble bien qu’il n’ait pas   pas convaincu grand monde avec 2,90%. 

Cette « gauche » plus à gauche que le PS souffre avant tout de son éclatement, mais aussi de son inscription forte dans la course à l’électeur.

Alors que peut faire Hollande face au cataclysme ?

Pour le président, pourquoi changer de politique quand on est assuré de rester bien au chaud dans le palais de l’Elysée pendant trois ans ? Pourquoi tenter de semer des fleurs parmi les ronces qui jonchent désormais le chemin de ce qui fut le grand mouvement socialiste ? A plus forte raison, pourquoi risquer de se piquer les doigts en arrachant les ronces du sentier qui se rétrécit pourtant de plus en plus, favorisant la construction simultanée de l’autoroute néofasciste inaugurée hier à la fermeture des bureaux de vote ?

Pour oser ce type d’actions en cours de mandat, encore faudrait-il avoir un sursaut salutaire et changer fondamentalement de politique : dire non au remboursement de la dette privée transformée en dette publique ; dire non aux injonctions de la troïka concernant le déficit budgétaire et la privatisation des services publics ; dire non à la finance internationale et au chantage à l’emploi des grands groupes industriels ; dire non à la précarisation du travail et aux licenciements abusifs ; dire non au traité transatlantique qui met l’Europe sous le joug des Etats-Unis ; dire non à l’application des traités européens libéraux; dire non à cette Europe du capital et de la dictature administrative ; dire non au capitalisme vert et à son cortège d’abus contre l’écosystème.

Dire oui à un retour, certes douloureux pour des gens qui ont été élevés dans la logique du tournant de la rigueur de 1983, du socialisme véritable qui luttait contre les injustices de toute nature et se donnait pour seul mot d’ordre le bien-être des citoyens. Dire oui à la suprématie de l’humain sur le marchand, de la sobriété sur la consommation effrénée, de la petite entreprise sur la multinationale, du respect de la planète sur les pollutions de tous types, du service public sur la privatisation des biens communs, de la laïcité sur les communautarismes, du social sur le tout marchand, du plein emploi sur le chômage de masse, etc. La liste est longue ; qu’importe si elle est le programme d’une gauche renouvelée, fière de ses racines et consciente de ses devoirs envers les citoyens. Une liste programme sur laquelle s’engage sous peine de révocation le président élu, celui en exercice ou un autre à élire.

Et « tous ensemble », au nom d’un idéal socialiste oublié par le parti du même nom mais vivant au cœur de beaucoup …

Toute honte bue, le temps est à la reconstruction, mais pas à n’importe quel prix. Le prix de la compromission avec le néolibéralisme, appelé autrefois réformisme est hors de question dans toute négociation sérieuse. Si en effet il s’agit de restaurer une certaine idée du socialisme, les habits usés de l’inféodation au capitalisme sont simplement à jeter à la poubelle de l’histoire. Tout autant, les guerres d’appareil ou de personnalités en quête de notoriété sont proscrites. Un tel programme de gouvernement, car il s’agit bien de cela, ne peut se réduire ni à un ensemble de mesures qui ne fâchent personne, ni à un coup de peinture de printemps sur la grisaille de la première période Hollande, ni à des approximations ou discours de circonstance vite oubliés. L’enjeu est d’importance ; le contenu doit être maximum en termes de reconquêtes sociales ou alors le programme ne sera pas et l’avenir appartiendra dans trois ans à ceux qui ont conquis hier la place de premier parti de France. L’été devrait être mis à profit, sur incitation claire du président s’il décide de demeurer à l’Elysée, pour bâtir ce nouvel édifice. L’alternative à la fois socialiste et écologique existe même si elle encore incomplète ou imparfaite ; elle fut mise au point dès les années 70 par des penseurs aussi divers que Joël de Rosnay, Ivan Illich, André Gorz ou Michael Löwy ; je l’ai déjà nommée plus haut, l’écosocialisme[3]. Notion et base idéologique que se sont appropriés plusieurs partis politiques en Europe, ce peut être au moins une source majeure de changement. Se priver de cette mine de socialisme viscéral et d’écologie politique moderne, mieux ne pas l’utiliser comme source de renouveau serait sans doute criminel dans un moment où l’imagination et le combat doivent se mêler pour vaincre l’hydre à nouveau surgissante du racisme, de la xénophobie et du nationalisme. Ce qui ne veut pas dire qu’ici on rase gratis et que tout est beau et bon ; la messe n’est pas dite, les grands prêtres ayant perdu de leur superbe au détour d’une élection ratée. Un peu d’humilité, c’est ce qui manque trop souvent dans ce milieu politique nombriliste. Et, comme le dit le héros du beau film de Roberto Ando, « Viva la liberta », il manque un mot dans le programme politique de la gauche en déshérence : passion. Le nouveau chemin commence avec la prise de conscience d’un homme qui a conduit en grande partie à ce début de désastre ; il se poursuit avec la bonne volonté de chaque composante ; il se nourrit d’une approche vraiment anticapitaliste et écologique existante ; il impose une sorte d’abnégation citoyenne qui remet en cause la morgue et la suffisance de nombre de politiques « historiques » ( on disait autrefois notables) ; soit il finit dans le mur (enfin un autre mur), soit il renouvèle de fond en comble le joli mot de « socialisme ».

Ne rêvons cependant pas, car les divisions au sein de la gauche sont profondes, les ambitions personnelles souvent affirmées, et jusqu’à l’approche idéologique qui est parfois opposée. La seule marche forcée suicidaire du PS vers des horizons néolibéraux qui le dépassent et le discréditent auprès des citoyens suffit à fixer l’ampleur des divisions. Il n’est pas sûr, il est même peu probable que tant le président que les caciques du parti acceptent de se couler dans une démarche vers une gauche anti capitaliste qu’ils connaissent bien car elle s’est développée depuis des années au sein de leur propre parti. Quant aux différenciations existantes dans les autres composantes qui s’apparentent parfois à des oppositions de fond, elles seront difficilement surmontables pour deux raisons au moins : les egos surdéveloppés des dirigeants constituent un élément bloquant dans toute négociation et la position majoritaire du PS représentée aujourd’hui par le président de la République et son gouvernement se situe à des années lumières d’un simple retour aux fondamentaux du socialisme ou de l’écologie politique. Au diable le pessimisme de mauvais aloi. Faute de certitude dans le chemin à emprunter d’urgence, gardons au moins l’espérance. C’est Victor Hugo qui disait « Car dans l'homme jamais l'espérance n'est vaine ». Raccrochons nous au dire du grand homme et travaillons au succès d’une entreprise de salubrité politique et sociale.

Un dernier mot enfin pour enclencher avec le maximum de garanties ce processus incertain mais qu’appellent de leurs vœux un grand nombre de citoyens. Il serait temps d’instiller une forte dose de contrôle citoyen dans ce premier pas vers une refondation républicaine ; alors que la constitution de la V° République interdit le mandat impératif et la destitution possible des élus qui ont failli, substituons la vigilance citoyenne en attendant qu’une nouvelle république naisse enfin d’une nouvelle constitution, la présente ayant été construite à la mesure d’un grand homme qui se présentait humblement comme le sauveur de la France. Or, aujourd’hui, les événements récents l’ont montré à l’envi, il n’existe aucun sauveur, aucun homme, aucune femme providentiel(le). Bien sûr il conviendra de déterminer rapidement les contours et les missions de ce contre-pouvoir en devenir ; ce ne doit pas être le plus difficile à organiser. Si le sursaut se concrétise dans les prochaines semaines, il ne faudra pas oublier de favoriser par la suite ce qui manque cruellement dans nos démocraties, un ou des contre-pouvoir(s) fort(s).

Laissons le mot de la fin, pour le nécessaire espoir à Juan José Millas : « Écrire alors que vient l’heure du gibet. En somme ne pas démissionner, ne pas se taire ».


[1] Résultats : FN : 24,95% - 24ièges ; UMP : 20,79% - 20 sièges ; PS-PRG : 13,98% - 13 sièges ; UDI+MODEM : 9,90% - 7 sièges ; EELV : 8,91% - 6 sièges ; Front de gauche : 6,34% - 3 sièges.

[2] BCE + FMI + UNION EUROPÉENNE

[3] Dans les contributions les plus récentes, voir « Le manifeste pour l’écosocialisme » élaboré par le PG ; http://ecosocialisme.com

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