Mot célèbre, cité, je crois, très souvent sans le "creuser" un peu...et voir une part de ses ambiguïtés, de ses contradictions.
1.une série de remarques à propos du "donc":
-pas de "réciprocité", comme si ce "donc" référait à une classification: cette bête a un squelette, un pelage, est homéotherme, se reproduit sexuellerment, ,et allaite sesz petits, donc c'est un mammifère....et "c'est un mammifère donc elle a un squelette..."
-pas de relation de cause à effet, comme dans "c'est en pente descendante, donc,en roue libre, on va de plus en plus vite"
-ce "donc est "rétro", signale un préalable indispensable : il faut être pour ,éventuellement, penser.Condition nécessaire, mais non suffisante.
2. le "je" existe avant la pensée : chez le chimpanzé, la conscience de soi a été montrée ; la pensée, non.
-le "je" agit, en se distinguant du "reste", en s'y opposant (la tache de peinture, frottée devant le miroir)
- mais la pensée ne se développe qu'avec, et par le langage
3.penser, est-ce une activité isolable des autres activités du sujet?
-on peut ressentir sans penser ...mais pas penser sans ressentir : percepts et "motifs", "mobiles, sont toujours là, même si l'on n'y prend pas garde.
-les liens et différences entre "penser" et "croire" (nous en avons parlé, amis clubistes) :peut-on les annuler?
4.être, et savoir qu'on est, sont ici inséparables
-tous les "êtres" ne sont pas des "je", et les "je" ne pensent pas tous (voir2.)
- un humain est objet, sujet, acteur et "auteur" de soi-même...et du reste (le monde existe-t-il pour ceux qui ne le "pensent" et ne le "désignent" pas,°
"Je pense, donc je suis" : un adage qui "est"bien plus complexe qu'on ne le "pense", donc...Allons, j'y vais du mien :"l'être déborde de très loin la pensée qu'on peut en avoir."