Je n'avais pas vu et écouté l'entretien "Caricatures et tabous", ce que je viens de faire avec retard. Et j'ai été stupéfait de constater qu'il n'était plus possible de commenter, même en "réponse" à une intervention antérieure.
Or, j'ai constaté qu'avaient été laissés de côté, et dans l'entretien, et dans les commentaires, des points qui ne me semblant pas secondaires :
La parenté caricature-historiettes Les "blagues" sont, elles aussi, des caricatures.Brièveté de visite, intention de faire rire, absence revendiquée de sujets-tabous .D'ailleurs, il arrive qu'une caricature vaille surtout par son titre ou sa légende ; et peu de caricatures ne comportent aucun mot écrit.Or, et ce sera mon deuxième point, la caricature ne comporte jamais d'auto-dérision , alors que les "blagues" en recèlent assez souvent.
L'auto-dérision . Dans le cinéma , Woody Allen, par exemple, la pratique, beaucoup de critiques l'ont observé. Et le personnage de Chaplin est, à la fois, autodérisoire et vengeur. Troisième degré dans "le dictateur": du grand art!
Pour moi, c'est un ami juif qui m'a conté les "histoires juives" les plus drôles. Un échantillon, déjà signalé .Près de la capitale, deux juifs poloniais se rencontrent : "Shalom, Lévy!" "Shalom sur toi, Abraham!" "Et où vas-tu comme ça, Lévy?" "Eh bien, je vais à Varsovie..."Là, abrahamle regarde, se frote le menton, puis :"Oh, Lévy , si tu me dis que tu vas à Varsovie, c'est pour que je croie que tu ne vas pas à Varsovie. Donc, tu vas bien à Varsovie, menteur!"