Dire "oui", ou "non", ou même faire un petit "wink", me paraissent des comportements à éviter. Je ne vois pas là la moindre qualité "participative" (pour reprendre in mot cher à un ami Clubiste).
Pour moi, répondre, critiquer, questionner, commenter, c'est montrer son respect d'un texte et de son auteur. Ce qui est méprisant, c'est ne pas dire et expliquer son incompréhension, son désaccord, ses doutes, son envie d'en savoir plus: son intérêt, et pour le texte, et pour l'auteur. ET dire, d'un mot, qu'on est complètement et définitivement d'accord, c'est être paresseux, suiviste ou menteur. Et esquiver ses devoirs
Devoirs de rationalité :débusquer les a priori, les non-dits ; lutter contre les erreurs, les omissions, les fautes que l'on pense apercevoir, chez soi-même et chez l'autre.
Ethique : c'est contre ces obstacles à la rationalité que l'on se bat, pas contre leur auteur : on sait si bien que cet "auteur" est parfois soi-même... Ce n'est pas une "victoire" qu'il faut rechercher, mais un progrès, un "mieux", un "plus" qu'on reconnaît par avance incomplets, insuffisants.
Pour cela :
-être toujours prêts à remettre le vocabulaire en question , reformuler autrement,
- rendre plus clairs les désaccords, les différences
-essayer de découvrir les sources de ces désaccords ou différences
-identifier ce qui peut faire l'objet d'un accord partiel (par exemple, une façon acceptée par tous de poser une question à propos du sujet de l'échange)
-Essayer d'élaborer des conjectures communes à propos du débat à mener : ses contenus, les objectifs vers lesquels on peut progresser, éventuellement un calendrier à respecter, etc
Les échanges d'informations sont affaire de pragma (pratique efficace) ; ls progrès sur le sujet, affaire de logos (logique, éthique)
Ce texte est un premier "dégrossissage" et n'expose qu'un "point de vue" personnel...