Stephen Hawking, chap.1 :Dieu existe-t-il?

Après "pourquoi faut-il poser les grandes questions", sorte d'introduction à laquelle mon billet précédent était consacré,, voici le chapitre1 :"Dieu existeè-t-il? (pp 49-60)

"La science ne cesse e s'immiscer dans ce qui fut jadis le domaine exclusif de la religion."

Cette phrase introductive évoque une historicité bien établie, que nulle religion ne peut contester.. beaucoup d'entre elles ont bien dû reconnaître que les dates invoquées par leurs textes sacrés ne correspondaient pas  à des savoirs établis.

"Pourquoi sommes-nous là? D'où venons-nous? "La réponse traditionnelle était que les dieux étaient responsables de tout". "Mon travail ne prouve ni n'infirme l'existence de Dieu." voilà qui situe, philosophiquement, Stephen Hawking comme "agnostique". Il pioyrsuit:"Contrairement aux lois des hommes, les lois de la nature sont éternelles."...qu'on les appelle "divines" ou pas. Voilà comment il faut comprendre le "Dieu ne joue ^pas aux dés!" d'Einstein..

"Je pense que l'Univers s'est créé spontanément à partir de rien, en obéissant aux louis de la nature." Ici, va s'ouvrir un débat : "obéir à des lois" qui n'existaient pas au préalable? 

SH en vient ensuite aux "trois ingrédients" suffisants pour "une recette de cuisine cosmique": la matière, l'énergie, l'espace, apparus "à partir de rien" dans le Big Bang, avec le temps qui  n'existait pas non plus..

Et le "à partir de rien", parce que "les lois de la Physique impliquent l'existence d'une énergie négative."...qui se trouve dans l'espace, "énorme réservoir d'énergie négative (lous de la gravité et du mouvemnt). "Ce qui fait que la somme est nulle." Ici, notre auteur  paraît reprendre la vieille idée de la dualité du réel, que des philosophies anciennes comportaient (Ying et Yang , par exemole.. Il est "dialecgicien" : être et non-être, à la fois s'opposent et s'entre-impliquent nécessairement.

Le début, il y a 14 milliards d'années...à partir de rien : la mécanique quantique montre qu'une particule peut à la fois exister et non, se trouver ici, ailleurs, ou les deux à la foi , ou nulle part...

Grande difficulté pour notre pensée qui naît dans des pratiques quotidiennes de proximité , lesquelles séparent et opposent avant-après, là-ailleurs, est -n'est pas. Et me voilà à retrouver les "lois éternelles " de SH :impossible d'apprendre sans désapprendre.....

Et notre croyance aux enchaînements cause-effet  nous pousse aux "et avant?"Mais lorsqu'on "remonte"sans point d'arrêt...on arrive au Big Bang. Et si l'on dit :"ce sont les lois de la nature que j'appelle Dieu." ce Dieu est contraint de s'y plier...et on ne peut rien lui demander, ni en espérer de réponse...

Enfin, notre auteur termine ce chapitre sur un "point des savoirs actuels". Nous sommes en difficulté devant les "conditions extrêmes", Big Bang, trous noirs.

Ma position personnelle est un peu différente. Dans ce chapitre l'hypothèse de "multivers" n'est pas évoquée.. Si "d'autres univers exiostent, nous ne pouvons rien en savoir, et ils n peuvent rien savoir de nous.. Même s'ils ont un, ou des ,dieux, cela ne change ien. Je suis donc, "agnostique relativiste"...

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