des lois du chaos

Bien sûr, il ne s'agira pa ici du "bazar", du "fouillis", du "bric-à-brac...

Le mot "chaos a un sens scientifique. Ul a ,aussi, un sens mathématique.

Et, bien sûr, les philosophes l'utilisent...comme ils se servent de tous les mots, à leur façon ,puisqu'il sont censés penser à tout,,parler de tout... Scientifiquement, "chaos" dit l'impossibilité de décrire les enchaînements de causes et d'effets innombrables et changeant dans le temps qui sont présents et actifs  dans toute situation concrète..

Les sciences,,lorsqu'elles procèdent par observation, recueil de données et examen des relations entre  des données différentes,,ou de l'évolution d'une donnée dans le temps. Et,,lorsqu"elles adoptent des processus expérimentaux, ,essaient de réduire l'impact de causes bien définies de changement , voire d'isoler le lieu d'expérience de telle ou telle "force" bien,identifiée.Les deux procédés sont "réducteurs", se proposent de "nettoyer" la situation d'observation ou d'expérimentation de telle ou telle "perturbation" (par exemple, thermique,,ou électrique, ou...). Et elles parviennent à établir des "lois",  prédire des enchaînements cause-effet avec une certaine sûreté, une certaine approximation.

Les pratiques de fabrication et d'usage de matériaux, outils, installations, engins, machines,peuvent devenir "technologiques", grâce aux travaux scientifiques. Les procédures d'essais et erreurs opportunistes, dans certains cas, font place à l'emploi de formules, équations, calculs préalables, avec gain de temps, dépense d'énergie moindre, sûreté d'obtntion du résultat souhaité accrue.

Mais les situations de laboratoire, les procédés technologiques sont inutilisables dans beaucoup de situations. Par exemple, les données météorologiques "réductrices" ne permettent que des "prévisions" incertaines, imprécises. Cela, parce que les situations peuvent évoluer très rapidement, parce que les "causes" de variation sont gtrès nombreuses, les lieux treès variés. Les recueils de données se montrent toujours trop incomplets, treop lents,, trop imprécis. On constate souvent une non-proportionnalité cause-effet, qui peut être énorme ("effet-papillon")

Le domaine météorologique est "chaotique"...tout comme ceux des "sciences humaines". Et l'on doit recourir à des démarches probabilistes, statistiques, d'enquête, qui sont impropres à traiter les innombrables cas particuliers, leur évolution rapide et imprédictible. Le "au chevet" continue de s'y imposer.

Les mathématiques du chaos donnent forme à ces problèmes, .Elles ont enrichi le domaine proprement mathématique,, permis une formulation nouvelle de questions géométriques...et rendu plus réalistes et plus "réactives" les questions de "DRH", entre autres.

La philosophie, bien sûr, a "mis le nez dans le chaos"...comme elle le met partout (c'est un constat,pas une critique). L'idée de "chaos" lui a rappelé que l'univers est à la fois un et multiple, et engagé dans un devenir. Elle incite les philosophes à ne pas oublier qu'ils sont "réductionnistes", tout comme les scientifiques, et sans pouvoir l'éviter.. Elle a attiré l'attention sur notre amour du "linéaire",de "fixe", du "simple". Elle peut inciter la réflexion philosophique à devenir déterministe...et en même temps relativiste et "à l'affût" des innovations et naissances, des disparitions et morts, du nécessaire examen "historique" de tout savoir, de tout problème, de tout phénomène.

remarques

-les effets d'échelle peuvent attirer l'attention sur leurs côtés "chaotiques"

-de même,pour les questions d'"angles de vue"

--l'incomplétude qui sévit dans toutes nos activités, on peut mieux les repérer...et en diminuer les dangers,, grâce aux savoirs sur le chaos

 

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