Ma lecture quotidienne des articles et billets du Club m'inquiète.
Les actualités sont le sujet presque exclusif des textes (actualités du monde, actualités personnelles). Qu'il en soit ainsi dans le Journal , c'est la règle du jeu.Actualités, "du jour", "informations"...
Mais au Club, "site de rencontres" (personnelles" , y compris avec les journalistes), les actualités ne devraient être qu'illustration des pensées, ou matériaux à analyser.
Or, "actualités", sensations et sentiments, illustrations par images ou vidéos, tout cela l'emporte sur ls idées, dans le Club.
Penser, sans se demander : pourquoi?, comment?, selon quels repères?, le dire au moyen de quel langage? , c'est, soit être persuadé qu'on sait déjà tout cela, et que rien ne changera là-dessus ; soit ne s'être jamais posé ces questions.. Dans ls deux cas, la pensée n'est plus que reflet, pas action. Le seul effort à faire, c'est de "se tourner vers" tel ou tel sujet...et, hélas, "réfléchir" comme n miroir ^prisonnier de sa matière et de ses formes.(les pièges étymologiques sont innombrables).
Penser sans pensée "analytique" qui se remette en cause elle-même ,danger mortel de prises de responsabilités d'action langagière hâtives, irréalistes . Danger pour soi-même, et pour les interlocuteurs. "Exposer", mettre en vitrine un produit dont on ignore les "risques collatéraux" (comme on le dit si bien de la bombe qui tue trois adversaires ..et 200"civils"). Nos "boutons" de clavier sont ceux du "Tuons le mandarin" (expérimenté bien avant :les engins nucléaires et les télécommandre informatisées). Y prenons-nous assez garde?
Des devoirs éthiques, comme : "critiquer" , "empêcher" les actions , pas les acteurs",sont à formuler clairement, , en débattant de chacune de leurs mises en oeuvre (qui sont, aussi, actions...).
Des devoirs de rationalité : s'interroger, et interroger autrui ( jamais on ne sait assez) ; chercher à débusquer erreurs et oublis de toute sore (sachant bien que le travail ne sera jamais achevé), se fabriquer des outils de pensée, et apprendre à les manier . Langages, codages, logiques, démarches d'analyses "spécifiées", études historiques, sot pertput et toujours indispensables.
Et l'on sait bien que notre usage de ces outils sera plus ou moins incomplet, approximatif, erroné. Donc, préciser "de quel point de vue", et avec quels outils, chacun de nos textes est fabriqué ...quel but est assigné à ce texte. Savoir qu'il n'y aura jamais de réussite complète...et demander compléments et critiques à ses auditeurs ou lecteurs.
Nous ne pouvons pas procéder ainsi pour chacune de nos paroles, chacun de nos écrits. Et, souvent, des "actes de parole" triviaux, banals, ne nécessitent pas une telle rigueur , permettent d'accomplir des tâches non langagières.Mais il faut toujours être prêts à consentir un effort de réexamen de ce qu'on a fait ou dit, en étant attentifs aux réactions des autres.
Pour en terminer avec ce billet, je crois important de rappeler qu'un détail que l'on croit "sans importance" peut parfois se révéler crucial, et que la vigilance s'impose.( outil de pensée :"tout agit sur tout, et est influencé part tout").