Dans mon usage (et celui d'autres locuteurs), le mot "sugnal" n'implique, ni de la part d'un "émetteur", ni de la part d'un "récepteur, l'ecistence d'une conscience..
Il existe des "signaux" génétiquement programmés chez les unicellulaires, comme chez tputes les espèces vivantes. Chez une série d'espèces possédant un système sensoriel, des "signaux" peuvent être biographiquement élaborés., et fonctionner. Un chien "reconnaît" (on devrait dire "discrimine") la voix de son maître, l'odeur de sa nourriture, des particularités visibles d'un "chemin" accoutumé.
Le chien de Pavlov sécrétait du suc gastrique en réponse à un signal...mais qui n'était pas celui que Pavlov avait cru programmer...pas le sifflet...mais la blouse blanche de son assistant.(visuel, et non pas sonore...). De toute façon, le chiuen ne "décidait" pas de sécréter du suc gastrique...
Un signal, pour moi, c'est une particularité situationnelle dont la présence déclenche un comportement donné.
Un signe, je le définis autrement. C'est aussi une particularité situationnelle sensoriellement active...mais qui peut contribuer à mettre en route des comportements divers chez le "sujet" qui la reçoit . Ce sujet peut être un animal, ou un homme. on "fait signe" à un animal domestique, "conditionné" à y répondre. Un signe peut être conforté ou contré par un signal..
Homo sapiens a construit consciemment des signes. Et des "systèmes de signes". Par exemple, un système de signaux routiers "signale" à l'avance des particularités du parcours . Un chien peut "interpréter" un signal routier.J'en ai eu un qui "respectait les feux rouges".Mais il n'avait pas mémorisé l'ensemble, , et n'était pas capable de distinguer des particularités situationnelles susceptibles d'intervenir dans un comportement "inventif".
Sans que cela ait pu être montré expérimentalement, on a des raisons de soupçonner l'existence de systèmes de signes chez certains animaux (notamment, cétacés), à la fois sociaux et possédant un cerveau volumineux. Les "frontières" entre signaux et signes, entre signes isolés et signes "en système" ne sont pas tranchées au point de fournir des validations expérimentales fiables et nettes.
Parmi nos systèmes de signes ,les codes et les langages peuvent à la fois s'apparenter et être distingués. On peut dire qu'un code est n système de signes "fermé", et un langage, un système de signes "ouvert et évolutif".
Aucun système de signes "fermé" n'est exempt d'"indécidabilité", Gödel l'a montré. Mais un système de signes fermé est toujours "univoque". Une formule chimique ne "dit" rien sur la société humaine qui l' bâti ...sauf par l'intermédiaire de langage, d'un système ouvert.et "plurivoque"sans limite prévisible.
Il nous fut aussi nous souvenir que, dans notre langue par exemple, le dictionnaire de l'Académie française, dune édition à la suivante, comptait il y a cent ans trois à quatre mille mots nouveaux.Aujourd'hui, d'une édition à la suivante, c'est trente à quarante mille mots nouveaux qui apparaissent... Et le vocabulaire courant d'une personne qui a terminé son cycle scolaire obligatoire, combien de mots comporte-t-il, "en moyenne"? Et "parler le français", cela signifie quoi, du point de vue de la sécurité de l'échange d'idées?
Plusieurs fois chaque jour, nous nous heurtons à des obscurités, des incompréhensions, des interprétations erronnées du "français de quelqu'un d'autre"...et même de "notre français personnel".
C'est dire à quel point un effort jamais relâché d'examen de nos activités de langage est important...