citius, altius, fortius

La devise donnée par P.de Coubertin à son initiative des JO me paraît ouvoir convenir à l'ensemble de notre époque. Toujours, et de plus en plus, vite, haut, fort...

'univers a 15 à 17 milliards d'années terrestres d'âge La vie sur  terre est apparue dans le dernier troiscentième de ce temps...et Sapiens date du dernier centvingtcinquième de ce trois-centième....Nous sommes des tout p"tits eéb"

Et, depuis 5400siècles ,noys nous sommes multipliés, diversifiés ; nous avons fabriqué,,inventé,,créé; npous avons parlé, pensé....et échangé entre nous toutes ces "productions humaines à un rythme de plus en plus accéléré.

Aujourd'hui, la somme des connaissances de notre espèce double tous les deux ans.

Et chaque individu humain n'a accès qu'à une part de plus en plus infime de ces savoirs de l'espèce.

Aujourd'hui, nous prétendons, grâce à l'école obligatoire, assurer à tous -ou presque- un "acquis commun" de savoirs .

questions :

1. que choisir de "savoirs communs" dans cette caverne d'Ali Baba <ui s'agrandit et se comble si vite de nouveaux trésors?

2. les derniers savoirs cuis sont-ils accessibles d'emblée à des novices?

3. sont-ils "de nouvelles branches chargées de fruits"...ou de nouveaux arbres porteurs de fruits encore inconnus?

4.L'école doit-elle viser un "pourcentage" du total des richesses...ou "des bases". Comment choisir, ou combiner l'un  et l'autre? Et  comment rendre ce "minimum" accessible à tous, utilisabvle par tous?

remarques critiques:

1.il me semble  qu'on choisit plutôt des savoirs u passé..L'"effet de génération" est bien connu :ce sont des adultes qui enseignent aux plus jeunes ce qu'ils ont appris et compris d'un monde qui fut le leur. OI me souvient, à Paris, en école primaire, de l'arrivée des "calculettes".Les élèves inventaient et pratiquaient sur leurs boîtiers des jeux auxquels leurs institutrices ne comprenaient rien...Les doctionnaires disent la langue des académiciens...

2.doit-on rechercher un "programme", une liste de savoirs à acquérir...qui sera dépassé avant même d'avoir été parcouru par une seule génération d'élèves? Ou autre choe, et quoi?

3. la prolifération de savoirs et savoir-faire nouveaux a entraîné une coupure entre "la base commune"...et les suites. Et ces "suites sont de plus en plus"ciblées", "spécialisées", "pointues"...ce qui rend la "base commune "inutilisable pour itre chose qu'aller acheter au supermarché...oj avoir de bonnes notes à l'école.

Les spécialisations de plus en plus précoces  engendrent des difficultés à échanger hors de sa spécoalité.

une proposition :

essayer de mettre en place une "base commune" qui ne serait pas une liste de savoirs, mais une "trousse à outils" de démarchesde construction de nouveaux savoirs, d'identification d'outils d'acquisition de savoirs quelconques; et de procédés d'utilisation des savoirs quels qu'ils soient.

Il y a du temps qu'on parle de l'"apprendre à apprendre", sans dire en quoi il pourrait consister. J'ai quelmques idées là-dessus, issues "du terrain". Et, justement, l'une des clés est là :devenir désireux, et capable, d'interroger ses pratiques, d'en découvrir des particularités inaperçues....

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