Le livre, c'est "N'espérez pas vous débarrasser des livres", de J.C.Carrière et Umberto Eco , entretiens "cornaqués" par J.P. de Tonnac, Grasser, 2009.
Le "point central", c'est un passage où est mentionné le fait que nous ne savons du,passé que ce que nous retrouvons de ce qu'il en reste Accompagné de la remarque que l'énorme majorité des vestiges du passé a été détruite, restera à jamais inconnue...et que ce que nous retrouvons n'est pas toujours questionné avec les moyens nécessaires pour que ces vestiges nous livrent assez de renseignements sur leur époque.
En particulier, le nombre et l'ampleur des incendies de bibliothèques, depuis l'Antiquité ...jusqu'à aujourd'hui, où brûler des livres est toujours de mode. On pense tout de suite qu'il faut y ajouter les vandalisations et destructions de vestiges de toute sorte, objets ,monuments, restes de corps d'outils , d'objets du passé.
Les restes du passé que l'Histoire prend en compte , peut-être un millième de ce que l'époque avait laissé (portion d'autant plus faible que l'époque est plus éloignée)...et un millième de ce millième sérieusement étudié...ou laissé de côté, parce que gênant les puissants du jour...
Or, l'enseignement de l'histoire procède par affirmations "brutes" : faits, noms d'acteurs et de lieux, dates ...et ne met pas les élèves en présence de cette insuffisance de "matériaux" ...et de sa gravité croissante avec l'éloignement dans le temps. Ni de ce que ce qui nous est parvenu n'est peut-être pas le plus significatif.
Exemple remarquable: la tragédie grecque antique. Aristote, dans sa "Poétique", en parle, et cite des auteurs ...parmi lesquels ne figurent ni Eschyle, n Euripide, ni Sophocle , nos "phares"de la tragédie grecque antique. L'historien doit s'interroger : Aristote connaissait-il mal son sujet, ou nos trois auteurs étaient-ils considérés comme de seconde zone?
Voilà des considérations que même les élèves de Primaire peuvent comprendre...et expérimenter, avec leur propre histoire, pêrsonnelle, scolaire, familiale...