Sujet toujours d'actualité...et jamaius traité autrement qu'en arrière-plan bien caché. C'est pourtant bien notre image du monde qui nous fait penser et agir...
Alors, je vais essayer de dire où j'en suis, et ce en me méfiant des pièges vicieux de la pensée et du langage.
Pour moi, un "rien et tout", indiffértencié et omnipotentiel, d'abord. Et voilà que ce "tout et rien" se dissocie ,tout en restan uni, en deux "formes", énergie et matière. Et ces deux formes, à la fois "se souviennent d'être", perdurent ; et, en même temps, entrent en interrelations et transmutations réciproques, donnant ainsi naissance au temps et à l'espace.. Cela, c'est purement conceptuel, rien ne permet de l'imaginer. Aucune image ne peut manifester la totalité des formes et transformations, effectives et/ou possibles.
Cette dissociation-asociation engendre une histoire. Le temps a surgi du changement et d'une capacité de "mémoire" du réel.. De manière analogue, , lers associations-dissociations engendrent des formes, qui se donnent un lieu d'existence, l'espace.
La première différenciation dans le "rien et tout" marque la naissance de l'Univers. Et son histoire se poursuit dans un double mouvement de retour vers l'indifférenciation, et de diversification-apparition d'intertactions ,contradictoire et indissociable.
Nous sommes l'un des produits de ce double mouvement, et orientés plutôt vers son second aspect, mais soumis au retoir entropique versz l'indifférenciation. Chez nous, c'est , chimiquement, le carbone qui est l'assise de la vie. Un élément assez "simple" pour avoir une "stabilité"relativement élevée ; et assez coimplexe et "ouvert" pour pouvoir s'associer de façon multiforme à d'autres éléments , dans une biochimie de grosses molécules . Il existe, sans doute, dans le tableau de Mendéléiev, d'autres éléments à potentiels voisins, qui auraient pu devenir la base d'une autre "vie" (et l'ont peut-être fait ailleurs et en d'autres temps).
Les associations-dissociatios plus ou moins complexes de l'énergie et de la matière n'ont cessé de se multiplier et de se diversifier depuis le Big Bang, l'espace et le temps zéro (ou, ainsi que l'avait dit notre cher Albert Jacquard, le logarithme du temps zéro, c'est à-dire "moins l'infini" du temps...et, ajouterai-je, de l'espace.
Certte manière de concevoir l'Univers entraîne à donner à une pensée rationnelle des formes historiques et dialectiques. A ne jamais oublier que "mémoires-oublis" et "associations-dissociations" sont des catégories inesquivables de la pensée.
Le "rien et tout" n'en a pas fini de manifester son omnipotentialité...
Telle est ma "toile de fond"...à débattre.