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Billet de blog 15 octobre 2013

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nous n'avons pas le temps, c'est le temps qui nous a

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le temps, c'est la dimension première, c'est le chemin unidirectionnel sur lequel tout ce qui est n'est qu'étape.

Nous sommes rivés à notre temps d'individus terrestres. Nos repères du temps sont des fractions ou des multiples du chemin particulier de notre Terre autour de son Soleil, de "l'année". Chacun de nous peut persister, pour les plus durables, autour d'une centaine de ces années.

L'Univers, et donc le temps, existent depuis, ernviron, quinze milliards d'années. Et notre Soleil , petite étoile jaune, dévore de l'hydrogène depuis quatre milliards et demi d'années, grossièrement, et en a encore à peu près autant à exister, avant de se réchauffer, se se gonfler démesurément, et d'engloutir tous les corps de son système, dont notre Terre, avant de se' ratatiner.

Ces données, à la fois humaines et cosmologiques, nous sont, littéralement, inimaginables. Nous pouvons observer, calculer, théoriser, mais rien de tout cela n'est à la mesure de notre vie.  Nous pouvons seulement envisager notre centaine d'années possibles, diviser chacune, cosmologiquement, en saisons, mois, jours. Et, humainement, en heurres minutes, secondes.. Nous pouvons, même, vivre et sentir  environ un dixième de seconde. Mais lorsque nous voulons fractionner plus bas nos repères temporels, parce que nos pratiques et nos idées nous y poussent, nous nous retrouvons vite devant de l'inimaginable. Nos pratiques nous ont fait chronométrer nos courses au centième de seconde. Nos inventions nous font, dans nos laboratoires et nos bureaux, manipuler le millième, et même le millionième de seconde . Pour cela, nous avons dû devenir moins empiriques, et préciser la seconde comme 9 192 631 770 fois la période du Cesiun 133 (n° 55 du tableau de Mendéléiev)., ce qui ne parle pas à nos sens. Et, même, ,nous avons pu identifier l'ultime fraction du temps, celui en-deça duquel "il ne peut plus rien se passer" (le temps de Planck), bien plus petit que cette période du Cesium.

S'il n'y a plus de temps, il n'existe plus de lieu, plus d''énergie, plus de matière ...c'est incompréhensible, et pourtant certain ...et , nous nous demandons ce que peut devenir le temps là où matière et énergie semblent disparaître (les "trous noirs"). Le temps y inverse-t-il son cours ?

Ces données de base, accessibles à tout écolier, nous les oublions à longueur d'heure, de jour, d'année...et nous nous réfugions, la plupart du temps, dans un perpétuel présent . Même si nous étions sûrs que notre Soleil n'en a plus que pour une centaine d'années, vivrions-nous autrement ?

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