Suite au ,billet de Claude Lelièvre du 13 courant , "notations, où est la surprise?", et pour ne pas encombrer le fil...
1/Le serpent de mer des "rèformes", actualisations", "refondations" hante notre école, et épouvante beaucoup, dans tous les milieux sociaux. Le billet de C.Lelièvre rapporte des échos "gouvernementaux et parlementaires". Les arguments, de crainte des bouleversements , de libertté pédagogique des enseignants, d'articulation socle commun-programmes (confié au Conseil Supérieur des programmes , juge et partie, donc) , ont du mal à voisiner avec le souci de "favoriser l'ennovation".
A remarquer : les demandes et besoins des utilisateurs d'évaluation scolaire ne sont,ni inventoriés, même hypothétiquement. Je note, ici, que ces utilisateurs sont très divers :élèves, enseignants, familles, pouvoirs publics, employeurs éventuels, citoyens.
Autre remarque : "l'articulation" entre "socle commun" et "programmes" pose des problèmes , passés sous silence. Par exermple, "non-imposition" et "autorité de décision du CSP" sont-elles compatibles?
2/J'ai ressorti mon bon vieux G.de Landsheere, "Evaluation continue et examens; précis de docimologie" Nathan, 1980, 5è éd."revue et augmentée".O surprise! en 35 ans, quoi de neuf? Rien. Et même, plutôt régression dans les soucis d'objectivation des évaluations, de création et analyse critique d'outils , de recours aux travaux de chercheurs de tous pays.D'où. mes...
questions insolentes et propos provocateurs:
-C'est le produit qui est évalué, pas l'activité de l'élève . Prolétaire des apprentissages communs, il est "payé" par des notes chiffrées , au vu de sa conformité à la demande des "marchés" : pouvoirs politique , administratif, économique, d'opinion. Quelles démarches d'apprentissage, d'utilisation de ses savoir-faire et savoirs a-t-il à sa disposition? Comment les utilise-t-il, et en situation scolaire, et dans la société large ? On s'en contrefiche.
-Alors que toute compétence est multifactorielle, on s'entête à compartimenter enseignements et tâches scolaires ...et à évaluer de lmanière étrange :que signifient un "total", ou une "moyenne" entre des prestations disciplinaires dont on n'explore même pas les entre-intrications ?
-une grande viscosité sociale, tendant à reproduire idées et pratiques, se retrouve chez tous les acteurs.Il y a une "idéologie de l'enseignement", à étudier ; des dynamiques sociales inchangées dans une société qui a profondément changé en peu de temps. : d'où malaises, conflits, qu'on ne sait pas même formuler, encore moins affronter. Par exemple, les écarts entre "demandes" et "besoins" sont à scruter.
-on a soigneusement évité, chez tous les acteurs et utilisateurs, de s'apercevoir que toute évaluation est, consciemment ou,; pas, opérée en fonction de projets. Si les projets sont "avoir la note", "être reçu", être "certifié" chez les élèves ; "satisfaire aux injonctions administratives dans la forme souhaitée" ; "ne pas être submergé par des tâches dévoreuses te temps et d'afforts", chez les enseignants ; "comprendr"eles évaluations", et "éviter les soucis" chez les parents ; "avoir des motifs "objectifs" de décision d'emploi , ou de non-emploi, et une anticipation suffisante de malléabilité des demandeurs chez les employeurs ; la possibilité de tenir un discours "moderne" sur l'école, chez les responsables politiques ; et si ces divers producteurs-utilisateurs d'évaluation scolaire n'ont pas confronté" leurs projets, et essayé d'en assurer la compatibilité, ...on n'est pas surpris par les traits forts de la situation scolaire actuelle.
- a-t-on repéré tout ce qui ressort de "la faisabilité à coût minimal" , qui gomme les besoins, pour seulement prendre en compte les "moyens" à investir.?
-pense-t-on à "articuler" (tiens, encore!) ce qui relève des projets sociétaux, et ce qui est vie quotidienne d'un eroupe scolaire particulier (et, bien sûr, unique dans ses caractéristiques). L'innovation est toujours,située dans le temps, l'espace, originale par ses mobiles.
J'aurais bien risqué des provocs encore , sur des détails hilarants (comme ceux qu'a relevés Joêl Martin dans le fil), par exermple à propos des QCM , si économes en administration etr correction (automatisables, comme les "créneaux" des voitures...) Mais je veus rester-relativement- bref, et en "vue d'ensemble".
A tous les intéressés de réagir, enrichir, rectifier, apporter des observations et arguments...