Comme tous les autres, le vocabulaire français de l'enseignement est devenu plus abondant , s'est anglicisé, euphémisé.Un petit moment de curiosité à son égard :
_ on dit "maître"...et on a des "Masters"...la connotation d'autorité dominante sans condition se voile un peu...les esclaves obéissaient à leur maître...
-le "devoir", c'est le devoir (combien vous dois-je?)
-on "reçoit" la "leçon" (comme un boxeur? non, pas de retour de frappes)
- et on reçoit, aussi, la "correction" (il y eut des maisons pour ça)
- on rend une "copie" :originalité, invention, out!
-"professer", c'est proclamer une conviction, une foi intangible ...et surtout pas être à l'écoute, exiger l'écoute d'autrui.
-"punition" est abandonné.On dit "mesures disciplinaires" (tiens, la "discipline" à lanières de Tartufe?)
-mais une discipline", c'est un rassemblement de savoirs auxquels l'on doit se plier
-un programme, ça ne s'est pas "assoupli" en passant aussi à l'informatique : "être programmé", pas d'initiative!
Il est vrai que les "arriérés" sont devenus "inadaptés", "handicapés", que les devoirs sont devenus "sujets d'écrit" (ou "questions orales); et aussi, que des "questionnaires" (entre autres QCM , "optionnels", "à réponses libres"). que l'épanouissement, la personnalisation sont à l'ordre du jour
-mis on ne sait toujours pas si l'école doit "instruire", "éduque"r, ou les deux..ni quels sens l'on donne à ces deux "objectifs, ni surtout quelles relations pourraient bien exister entre les deux. Parce qu'on a eu "instruction civique"...et "éducation physique (et sportive...)"
-on acquiert des "unités de valeur" (le même genre de valeurs qu' en politique, en économie? ou en produits alimentaires
-passons sur les dispatchings, manageriats, etc...
Tant que ma seule arme sera ma langue", disait l'humoriste bafouilleur Pierre Repp