philosophie...

Nous sommes tous "philosophes", au sens où aucun de nous n'est dépourvu d'"idées" à propos du monde ,de soi-même, de "nous".

L'ennui avec les philosophies, c'est qu'elles sont bien "obligées" de parler de ce qu'elles ne savent pas.

Tout humain vit dans un présent perpétuel, un "ici et maintenant".En cela, nous sommes des animaux comme ls autres. Mais nos sommes des animaux qui pensent, et là, ça se gâte. Sitôt que l'on pense, 'l'"ici" s'accompagne  irrésistiblement d'un "ailleurs". Et le "maintenant" n'est pas séparable d'un "avant" et d'un "après".

Il n'y a pas de pensée sans "langage", qui dit des "idées". Pas de langage sans vie sociale, qui,engage  des congénères dans des relations. Le nouveau-né humain est "inachevé", est incapable de cette "pensée"  dont il a tous les "prérequis", qu'il ne développera que parmi et grâce aux autres humains. Et c'est ainsi qu'il se dote d'"ailleurs", d'"avant" et "après" Ainsi qu'il commence à pouvoir s'interroger et interroger autrui...et il n s'n prive pas..."C'est quoi?", "A quoi ça sert?" "Comment ça s'appelle?"...Et il ne se prive pas non plus de tripoter, déplacer, démonter ou casser, remonter, les objets  sur lesquels il peut mettre la main.  Et de dire "gentil" le nounours ou la poupée doux au toucher, réchauffant ;ou "méchant" le coin de table auquel il se cogne, le sol dur sur lequel il tombe. La pensée philosophique démarre sournoisement...

Plus tard, les interactions avec ses semblables et avec kl'environnement deviendront toujours plus nombreuses, plus diverses, et il cherchera à "se les expliquer". Il se forgera des "savoirs", des "convictions", des "croyances" ; il fera des projets, personnels ou de groupe.Il aura "des idées" ...

Il sera devenu "philosophe", comme les autres.Plus ou moins explicitement, avec des accords et désaccords...mais, de façon ou d'autfe, il "s'expliquera" le monde et lui-même.

En même temps, des "régularités" du monde s'imposeront à lui . Il se construira des savoirs physiques (le chaud et le froid, le dur et le doux, le rigide et le souple, le jour et la nuit, le haut et le bas. ET il acquerra des idées  "pratiques", qui peuvent aller jusqu'à des pratiques de "technologie avancée".

Le "scientifique", c'est autre chose...et tous n'y accèdent pas. A propos du temps,,"l'avant" et "l'après" peuvent amener l'idée philosophique d'"éternité"...mais pas le savoir qui a mené à la formulation du "Big Bang".Idée qui choque la philosophie ...et qui est aboutissement d'un long travail d'ob servation, d'expérimentation, d'analyse critique.. Pas d'"avant", pas d'"ailleurs", "ça ne veut rien dire". Mais c'est la seule façon de "formuler"les savoirs observationnels et expérimentaux.

Philosophies et sciences entretiennent des relations troubles et souvent conflictuelles.

Tout le monde est "philosophe"...mais tout le monde n'accède pas à la pensée scientifique.

 

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