Il y a peu, un billet s'intitulait "Mal nommer les choses, c'est ajouter à la douleur du monde." A.Camus.
Ce billet a eu le long et intéressant fil qu'il méritait...et ce n'est pas fini...
Je voudrais, aujourd'hui, non pas le commenter, ni le critiquer, mais esquisser un autre angle du paysage si complexe et déroutant du langage .
Tout vient de la remarquer suivante : nommer, c'est seulement "désigner". Les "noms propres", patronymes, toponymes, "marques" ou "logos", les "signaux" ont cette fonction de désignation. A la fin d'un ouvrage "sérieux", figure souvent un "index", qui "indique , désigne" des thèmes ou idées considérés par l'auteur comme parties du "squelette" de l'ouvrage. A distinguzer des "références" ; bibliographie, noms patronymiques cités.
Les noms "communs" , eux, non seulement désignent...mais, aussi, et de façon souvent confondue avec la désignation, , "classent", "catégorisent", ont une fonction définitoire. Les dictionnaires , à chaque mot, associent des "catégorisations" : origine, fonction grammaticale, sens dans le "lexique". On les nomme, aussi, "substantifs", ils disent "ce qu'est, en substance", ce que désigne le mot.Pour les curieux, et courageux devant un texte difficile, lire, in Umberto Eco, "de l'arbre au labyrinthe", "études historiques sur le signe et l'interprétation", Grasset, 2010., "'dictionnaire et encyclopédie", pp 17-115, bardé de références antiques et modernes., d'Aristote à Peirce...
Le dictionnzire n'est jamais purement "dictionnarial".Il nr se borne pas à indiquer la place que tient chaque mot dans le langage, cvonsidéré comme système de signes convenus..Il comporte toujours des éléments "encyclopédiques", relatifs à l'histoire du mit, aux .idées, opinions, savoirs, croyances, qu'il contribue à véhiculer.Il replonge le langage dans le monde et ce qu'(en pensent les hommes.
Nommer, c'est désigner. Définir, c'est plurticatégoriser, donner une place particulière dans un "arbre" ou un "réseau" clessificateurs et indicateurs de "liens" : à la fois, isoler er réunir. Les langues ont été, d'abord, analysées comme "arbres", archtecture de bifurcations successives de choix binaires exclusifs.en "oui" ou "non". hiérarchisés., de désignations. Substance :cotporelle/incorporelle; corps animé/inanimé, vivant sensible:insensible, vivant-sesible :animal rationnel/irrationnel, animal rationnel mortel/immortel ...mortel= homme; immortel= Dieu (arbre porphyrien, o.c. p24). Définir, c'est enfermer dans une boîte catégorielle -gigogne "en matriochka"
J'ai, ailleurs, proposé de considérer les binarités exclusives comme caractéristique générale de l'activité vivante.de choix/rejet.
Nommer et définir ne sont qu'architecture de la pensée.Le langage est bien plus complexe : il narre, affirme ou nie croire, supposer, proposer, prescrire ou interdire, convaincre, argumenter, exprimer...Il n'est pas qu'arborisation, mais, aussi, "réseau", qui relie de façon très complexe, et variable, des "nodules" signifiants .Et les liens modifient les noeuds, de manières multiples, souvent non cohérentes, ou même incompatibles. Il est difficuile de trouver son chemin dans les labyrinthes du langage.
Ajoutez à cele l'intentionnel :l'homme ne se contente pas d'être vivant :il désire ou craint, il veut ou refuse, il aime ignore ou hait. A tâtons, il choisit ses cheminements dans le labyrinthe mal éclairé...