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Billet de blog 20 novembre 2012

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vous avez dit "violence""?

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

violence (s) : on rencontre ce mot chaque jour. Il peut émailler n'importe quel texte, entrer dans n'importe quel discours, il devient un attrape-tout...

Dans le monde non-humain, existe-t-il de la violence? on parle de celle du vent, de la pluie...mais c'est toujours par rapport à des critères humains de sécxurité, de peur, de "dégâts". On ne parle pas de la "violence" du prédateur, on sait qu'il n'est pas "cruel", que sa génétique lui impose un mode de nourriture ...et qu'en milieu humain, il peut mener une vie sans prédation (zoos, par exemple, ou chats urbains). Et dans ce monde non-humain , on ne parle pas de "rapports de forces", mais de "composition des forces".

Dans "notre" monde, tout est animal...et tout est humain.

 Animaux nous sommes, omnivores ..et à ce titre "violents" envers végétaux ou animaux. Les végétaliens tuent des plantes vivantes...Humains, nous le sommes aussi, et seule espèce pratiquant le meurtre (le lion qui tue les petiits de celle qu'il vient de conquérir obéit à ses gènes, qui doivent prééminer...). Héritiers de notre branche primate, nous sommes sociaux, et instituons/transformons des rapports de forces. Par exemple, le caractère très démuni du petit d'homme exige de ses proches un comportement sécurisant, protecteur, comme chez les autres primates Et un comportement agressif envers qui menace nos petits. Mais, aussi, et cela n'est pas primate, des humains ont des conduites "irresponsables" ou même "violentes" envers leurs propres petits. Violentes, c'est-à-dire de rapports de forces non "réglés".

Nous avons inventé les "règles "et les "lois".. Les combats entre membres de la même espèce sont toujours "régulés" par l'attitude de soumission qui entraîne l'abandon de l'attaque par le vainqueur. Chez les humains, il existe de telles régulations, par exemple dans les "sports de combat", ou dans des coutumes  locales. Mais il existe aussi des comportements prédateurs, qui ne sont plus "de combat" : c'est alors qu'il conviendrait de parler de violence. Mais on emploie aussi le mot pour décrire un combat réglé, introduisant une ambiguïté.

Et puis, l'hmme a inventé "les cultures". Il en est résulté que des violences authentiques sont masquées. Un régime dictatorial met sa population sous la menace permanente de privation de liberté, ou de mort. Il y a là une violence dissimulée sous des "règles", des "lois", en faveur seulement des puissants. La perte de son travail, pour tout humain, peut avoir le sens d'une action "violente" d'agresseurs pas toujours identifiables. Et beaucoup de cultures ont institué "la violence contre la violence", sans résultat probant. La peine de mort pour homicide a-t-elle fait disparaître les meurtres? En a-t-elle même diminué le nombre?

Enfin, nous avons inventé la guerre , les meurtres systématiques réciproques entre deux groupes humains. Mais les succès militaires ont tous une fin, et des revers d'une sorte ou une autre. Même le rapport des forces ne suffit pas à l'emporter , sauf extermination complète. La guerre du plus faible est parfois dénommée "terrorisme" : faute de pouvoir atteindre les responsables, le terroriste tue des membres de leur groupe politique, ou national, ou ethnique ...

On pourrait avancer quelques aphorismes :

-toute violence rencontre, tôt ou tard, une violence plus grande

-la violence ne sait que supptrimer ou détruire : elle ne résout rien

--toute violence devrait être combattue par des moyens non-violents, ou  "moins violents".

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