Ni un objet, ni une idée, ni un phénomène...et encore moins un être humain, ne peuvent se dire d'un seul mot. "Chrétien", c'est Torquemada et François d'Assise ; c'est Borgia, Luther, Louis XIV, Teilhard de Chardin et Raspoutine ...et tant d'autres, si divers, tellement opposés . Et chacun d'entrre eux n'a pas été "chrétien" de la même façon chaque jour de sa vie."Musulman", ce sont les djihadistes et les soufis ...et ainsi de suite
Même si on essaie de voir les innombrables façons d'être "ceci" ou "cela" , il faut bien se rappeler que chacun est ,ou a été, bien autre chose :artiste, moine, savant, ouvrier, enseignant, maître d'un fief, miséreux, philosophe, etc... Et les "états-civils" disent aussi quel jour l'on est né, où, de qui . Et les photos ou portraits, les lettres écrites ou les mots rapportés, enregistrés, gardés en mémoire...et encore les goûts et dégoûts, avec leur souplesse et leur richesse, ou leur étroitesse et leur rigidité ; et ancore les actes, habituels ou exceptionnels, infimes ou ambitieux, de lourdes conséquences, ou médiocres, ou passés inaperçus. Et encore, encore, encore...
Et c'est "le tout" qui est celui, ou celle, qu'on nomme . Son nom dit l'unité d'un nombre infini de "traits" différents, qui se "composent" entre eux de façon changeante, mais toujours unique.
Alors, précisons, circonstancions, contextualisons, prenons d'exigeantes précautions., lorsque nous parlons de, ou à, une personne humaine. Cela demande du temps et du soin , et une claire conscience de l'énorme "simplification abusive" que comporte, même un livre de cinq cent pages, à propos d'une vie humaine. Circonscrivons, limitons l'ambition de notre propos. Et sachons bvien que ce mot que nous venons de dire pourra toujours être compris par d'autres...et même par celui qui l'a prononcé, d'autres manières.
Et évitons ,toujours, de dire "c'est un...", ou, pire, "ce n'est qu'une..." . Et soyons prêts à répondre de notre insuffisance de connaissance de la question...