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Billet de blog 21 septembre 2013

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symboles

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le monde humain, tel que nous l'avons bâti, est organisé au moyen de symboles.

Pour moi, les symboles sont de lointains parents des "stimuli", c'est-à-dire des caractères   de reconnaissance de ce qui est favorable/défavorable à un être vivant. multicellulaire. Les monocellulaires vivent "au contact", et c'est leur fonctionnement interne qui "trie" ce qu'ils englobent .L'apparition de cellules "nerveuses", puis de "ganglions", puis de "systèmes nerveux", et enfin de "cerveaux", modifie la donne.

A un stimulus, il faut une "mémoire", qui "reconnaît" des caractères présents de la situation, et une "sensorialité" qui les "trie" à distance. Et il lui faut aussi une motilité, qui puisse le rapprocher ou l'éloigner de ce qui a été "reconnu" comme "bon", ou "mauvais". Et lorsque cette mémoire devient "RAM", peut recevoir des "enregistrements" non présents à l'origine , on a des "stimuli conditionnels", non présents dans le matériel génétique d'origine.

Un nouveau pas est franchi, lorque la sensorialité "à distance" se développe, avec les ressources d'un "cerveau" multifonctions : mémoire innée, mémoire acquise, tris , capacités de "mise en route" de réactions ; ou d'abandon-oubli de caractères reconnus comme "non signifiants." Et un pas supplémentaire amène au statut de "signes" de certains stimuli des sens "à distance" (vue, ouïe, odorat). Le nutriment, ou le danger, s'"interprète" au travers de  ces "signes" qui en sont des caractères reconnus par le système nerveux., et deviennent "signaux" entraînant des réactions.

La dernière conquête, c'est celle qui mène un cerveau "à étages" et "redondant", le nôtre, à devenir capable d'une symbolisation", qui transforme les signrs et signaux, en les éloignant encore de l'exigence de la présence proiche ou à distance du "bon, ou "mauvais", et permet de "l'évoquer" hors situation. Mais ce gros cerveau , organisateur/organisé/remanié sans cesse, combine de manièrs indéfiniment diverses stimuli, signes, signaux, symboles Et cela rend les "réactions" bien plus susceptibles de devenir "différées", "investigatrices", "intentionnelles".

Les bases d'une affectivité et d'une cognitivité sont là.

Et homo devient "faber", capable d'activités intentionnelles dont en dériveront d'autres "à terme", de "projets". Et faber devient "loquens", fabricant de "systèmes symboliques", au premier rang desquels le langage., mais aussi les fabrications signifiantes, mais sans "utilité" directe d'action (les "figurations", par exemple.).

Aujourd'hui, nous ne pouvons nous passer de symboles, qui remplissent des fonctions devenues vitales. Fonctions de "signalisation"(information artificielle) ;  de "communication" ( expression, débat, décision, projet, évaluation), de "savoirs" (codes, algorithmes, "discours"), "d'affects" ( appartenance, vérité, familiarité, amour, désir, respect, haine, peur, etc...).

Et nos trois cerveaux toujours actifs ensemble, mais pas nécessairement en harmonie, ne peuvent isoler stimuli, signes, signaux, symboles... ET c'est ainsi que l'on peut mourir, ou tuer, pour un emblème, un symbole...

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