Trier, c'est avoir choisi un caractère, une particularité, dans un groupe, ou un tas, ou un paysage, ou un livre, et "mettre à part" ce qu'on a choisi. Nous faisons des tris chaque jour : les vêtements, les objets de cuisine, les papiers, les démarches à faire, etc...Le même "tas" peut être "trié" de bien des façons différentes
Les "pourquoi" sont innombrables :un rangement à faire, un emploi du temps à mettre sur pied, une succession d'étapes dans un travail à faire, un choix à opérer...parce qu' après avoir trié, on "range", on "organise", on "assemble", on "construit", et ... Et, une fois le but du tri atteint (parfois loupé, aussi) , le "pas trié" est à trier autrement...ou laissé "en vrac".
Ces opérations multiples, souvent, on ne s'en rend même ^pas compte, parce que beaucoup sont devenues machinales ...mais elles peuvent revenir, durement parfois...Avez-vous déjà déménagé? Avez-vous "gaffé" au sujet d'une personne mal connue de vous? Avez-vous gâché des ressources et l'avez vu trop tard? On n'avait "pas le temps", ou "pas vu l'importance", ou "pas tenu compte de qui c'était", ou "pas envie de se compliquer la vie", ou "on ne savait pas que ça existait'...
Alors, "pour s'y retrouver", il faut faire l'effort de se demander comment et pourquoi on a "trié"...et utilisé son tri. Là, on manque parfois des mots "justes" (pour y penser, pour le dire à soi-même ou à d'autres).Maîtriser le mieux possible la langue que l'on emploie pour penser, parler, écrire...et lire, écouter ,répondre....Des gros mots nous guettent : linguistique, sémantique, épistémologie, logique, heuristique...mais on peut s'en,passer...
L'importance de nos tris et rangements, c'est qu'ils sont inséparables de notre humanité , de ce que nous aimons, détestons ou ignorons exprès ; croyons, savons ; assemblons, dispersons, mélangeons; fabriquons, entretenons, réparons, démontons, ; inventons, créons...bref, tout et le contraire de tout...avec en plus l'incertain, l'inédit, les surprises, l'inconnu...
Et nous avons, malheureusement, des vices...Parfois, nious ne nous demndons pas ce qui arrive , parce que nous sommes convaincus que nous savons déjà tout...Ou, à l'inverse, nous contenter de "on verra bien"