Oui, c'est de la navigation, penser
Le nez de l'esquif, ou le mien, tournés vers le repère ou le but....ou vers celui qui tient la barre, et auquel il me faut me fier.
Les deux bras poussant, ou tirant, mes deux rames à force et vitesse bien égales, pour ne pas dévier .Ou bien, tirant ,puis tordant sur son axe la pale de ma pagaie unique , pour que le début de l'effort soit moteur, la fin gouvernail .Ou encore , en poupe, décrivant des huit malins en godille.
Mais ça ne suffit pas. Il me faut tenir compte des vents et des courants , louvoyer, paraître me tromper de direction pour mieux la conserver. Et puis, connaître et prévoir les herbes freineuses, les étocs traîtres , les effets du rivage qui, abrupt, renvoie le vent quand on approche.Et, aussi, les déplacements possibles de ma cargaison , même si c'est mon seul poids qui la constitue.
Bref, pour aller droit, il faut penser à tout ...et surtout ne pas se figurer qu'il suffit d'aller tout droit.