Que cela nous plaise, ou pas ;que nous le voulions, ou non ; que nous l'ignorions, ou en soyions conscients , nous sommes tous des philosophes.
C'est que, vis-à-vis de mots comme :abstraction, imagination, concret, réel, par exemple, chacun de nous a ses manières de penser, de comprendre, de juger. Et-, même si ce n'est pas "dans notre collimateur", même si cela ne nous est pas agréable, même si cela nous met en rage, ou nous fait peur, il est important d'être au clair avec soi-même, au moins, sur ce que ces mots vous "disent"'. Et, aussi, de pouvoir expliquer à d'autres comment et pourquoi on les emploie ou pas . Voyons :
Souvent, nous opposons de quelque façon, les deux premiers aux deux autres . Le "concret", le "réel"', c'est ce qui esr là ; ce qui, pour nous, ne peut être mis en doute. Et, en même temps, nous savons bien qu'on ne peut pas se fier complètyement à ses yeux, à ses oreilles . Pas plus qu'à ses habitudes, ou ses souvenirs. De l'imprévu, du nouveau survient, sans prévenir.
Et plus : lorsqu'on réfléchit un peu, on doit bien convenir qu'attentif ou non, "savant" ou "ignorant", une part plus ou moins grande de "ce qui est là" nous échappe, ou nous trompe. Nous ne "voyons" pas comment le prestidigitateur nous empêche de voir ce qu'il fait. Nous savons bien que lers ultra-violets, les ondes hertziennes "sont là", mais nous ne pouvons pas les voir . Nous ne pouvons nier que nous ne comprenons pas le basque, ou le thaïlandais., et sommes incapables de les reconnaître, si on ne nous dit pas.de quelle langue il s'agit.
Nous ne pouvons avoir conscience que d'une partie de ce qui est ...et nous pouvons croire réel ce qui ne l'est pas ; juger vrai, ou trompeur ce qui est là...et nous tromper.
Nous "imaginons", parfois spontanément, parfois en décidantt de le faire. Nous avons "notre façon de voir", nos désirs, nos projets, nos rêves. Notre imagination est bien réelle, même si ce qu'elle nous dit ne l'est pas, ou ne l'est plus, ou ne l'est pas encore .Et imaginer est un fait "concret". Et ce qu'on a imaginé l'est "réellement".; mais à titre d'"abstraction".
Certaines de nos "abstractions", nous les simplifions encore et nous leur donnons une forme de "théortie", ou "d'idéal". Ces abstractions d'abstractions, tout le monde les opère .mais il y a des personnes qui ne s'en rendent pas compte ; ou ne veulent pas le savoir.
Voilà comment, et pourquoi, nous sommes tous "intellos", ce que j'appelle "philosophes". Nous nous faisons une idée du monde et de nous-mêmes, en acceptant, adaptant ou contredisant les idées des autres; ou en inventant des idées nouvelles. Parce qu'on ne pense jamais tout seul. On est né(e) dans un environnement humain,où les idées circulent, avec des moyens humains de voir, de penser, de vouloir . C'est en "frottant" notre monde à nous à ceux des autres que nous nous construisons, à la fois comme semblables et comme différents.
Tous philosophes, je vous dis ...