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Billet de blog 27 septembre 2018

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le nom de qui? le nom de quoi?

Je continue de relire A.Bentoliila...et voilà que ma grand'mère réapparaît . Elle était du temps papier-encre-plume sergent-major. Afflublée de six prénoms, elle pestait lorsqu'elle devait "remplir" un papier "officiel" Tous, et dans l'ordre!

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Quand je suis né, elle a insisté pour qu'on ne me donne qu'un prénom...

Et ma pensée qui vagabonde me présente une blague "western". Un Indien fait trois jours de marche pour rencontrer le juge du Comté.Il lui dit :"Homme blanc, c'est vrai que c'est toi qui écris les noms de tous dans un grand livre?" "Oui! Que me veux-tu?" "Je veux changer de nom!" ;"Ah!! Comment te nommes-tu?""Mon  nom est "Train -qui- traverse- la -prairie -sur -ses -rails -en -faisant -son -bruit..."Ah! Je comprends...et comment vopudrais-tu tge nommer?" "Tchou-Tchou..."

Reprenons un peu de sérieux... Dans "Le verbe contre la barbarie" Bentolila (pp 145-153) remarque que le langage :

-sépare ce que l'oeil ne voit que fusionné . Une petite fille lui dit :"Un chien qui court, un chien qui dort, un chien qui mord, ce n'est pas pareil! alors, pourquoi on dit toujours "chien"?"

-impose à la réalité sa volonté intellectuelle de dire de quoi l'on parle . Les Inuit ont plus de quinze mots différents pour dire "neige", et aucun pour dire "neige, en général"

Les deux citations semblent se contredire...Mais, l'auteur donne aussi l'exemple de l'arc-en-ciel; désigné, selon les languies, par un ou plusieurs mots, dont chacun désigne, non une couleur, mis un sous-ensemble. Nous ,<occidentaux, avons un mot pour "arc-en-ciel"...et avons  isolé les couleurs ...que, plus tard, la science nous a appris être de "longueurs d'onde" différentes.

Ce que ces propos me "disent" : que ce sont les pratiques qui décident des particularités du langage. Ce qui est "important" reçoit un nom. Et les particularités diverses d'aspect de cet objet, ou être, sont dites sous forme d'adjectifs, ou de "compléments circonstanciels".

En somme, ce sont les pratiques qui décident des formes verbales, au moins dans un premier temps...Ensuite, les hommes "prennent des libertés" avec leur langage, libertés d'angles non pratiques de vision: scientifiques (longueurs d'onde) , poétiques (les voyelles colorées de Rimbaud),  de crainte et de détestation ('"septembre noir")...et ces nouveaux usages langagiers reviennent dans les pratiques, avec des buts "opératoires".

Et nous revoilà avec les linguistes : "Dire, c'est faire."

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