Que mon voisin, des gens, moi, "croient" ceci ou cela : une série de faits quotidiens et partout présents. Ce n'est, ni "bien", ni "mal" : c'est un fait.
Comme la forme et la couleur des yeux, la silhouette, les goûts et dégoûts. Ce qu'il est nécessaire d'examiner, c'est ce qu'on croit ; comment il, se fait qu'on le croit, ce qu'entraîne le fait de le croire. Et d'en débattre, avec tous ceux qui le souhaitent. Et de ne pas hésiter à modifier ou abandonner une croyance, même commode, ou chère, lorsqu'on le juge nécessaire...ou seulement utile parfois. Et toujours s'efforcer de découvrir de nouvelles raisons de croire ou ne pas croire ; de nouvelles manières d'énoncer ces raisons.
Croire, le plus souvent, on n'en décide pas.Cela "s'impose" :les témoignages abondent là-dessus., dans tous les domaines, et pas seulemernt "le religieux". Savoir ne s'impose pas, mais s'apprend, avec temps, efforts, retours en arrière, doutes, remises en cause inlassables. S'apprend, et non pas "se mémorise", ce qui apparenterait le croire et le savoir...au détriment du savoir.
Ma façon actuelle d'expliquer cette distinction est anthropologique, au croisement entre biologie et culture. Je vois, dans les "croire", de lointains descendants des "réactions" inconditionnelles, et conditionnées. La "mémoire" génétique, et la "mémoire" biographique des vivants.que nous avons, nous aussi. Mais, en plus, nous pensons..et nous habillons nos croyances avec de la pensée, avec du langage. Cette même pensée, ce même langage, qui nous rendent capables de mettre en doute nos croyances, d'imaginer puis utiliser des moyens d'en apercevoir les limites et les défaillances....et d'élaborer des savoirs, aussi dépourvus de croyance qu'il nous est possible ;et à toujours remettre en chantier.
Evidemment, ce que feront et diront les uns et les autres me conduiira à penser et-ou dire autrement, mieux, j'espère...
PS je n'y avais pas pensé, mais peut-être,au travers de ce que je dis, on petu regarder avec d'autres lunettes "la laïcité",dont on parle tant.