Plutôt qu'un long commentaire à l'article de Clémentine Autain de ce jour (Invités de Mediapart") , j'écris ce billet.
L'auteure me paraît décrire la situation avec assez de justesse, mais reste, à mon avis, engluée dans des démarches de pensée désormais inefficaces.
Par exemple, des idées comme "articulations", '"horizontalités", "équation nouvelle individuel-collectif" montrent, pour moi, à la fois qu'(elle entrevoit bien des problèmes importants...et qu'elle ne sait pas (que nous ne savons pas) encore les poser de façon adéquate, avec des données pertinentes.
Je passe en revue quelques points du texte :
1/ si "un nouveau meccano électoral à court terme" est bien vu par elle comme inefficace, elle n'en arrive pas à nommer ce qui est, pour moi, "le devoir citoyen" : et dans les coduites banales et quotidiennes individuelles , et au sein des groupes diversement cobnstitués auxquels chacun appartient, plus ou moins occurentiellement, plus ou moins temporairement, de façon plus ou moins "publique", ne se limite pas à la participation aux sessions électorales, qui n'en sont qu'un moment particukliert rtasemblant tous les "adultes" d'un territoire de gouvernance
même...Et le devoir est lourd, parce que nos activités sont toutes, de façons diverses, "sociales"...comme elles sont aussi "personnelles".
2/ de la liste des "crises" dressée par C.A., est absente celle de l'éducation .Oubli révélateur. Tant dans la première construction de la personne qui aboutit à "l'adulte", que pour le reste de la vie, lêtre humain est, selon le mot trop oublié de Henrti WSallon, "de part en part, et individuel, et social". Ce n'est pas à une "articulation" entre les deux qu'il faut penser, mais à leur indissociabilité , qui les associe et les oppose de façons inépuisablement nouvelles , dont nous sommes responsables, à la fois personnellement et ensemble, de les identifier, de les gérer, sans jamais "ignorer" un "côté", ou le subordonner à l'autre. L'éducation se poursuit tout au long de la vie, qu'on le veuille ou non, qu'on le sache ou pas, Et elle est, en même temps, personnelle, et de chaque regroupement social, quels qu'en soient les dimensions, les statuts, les durées, les thèmes d'activité. Car les groupes, associations, clans, sectes, chapelles, partis, syndicats, etc, s'éduquent aussi : c'est-à-dire qu'ils sont engagés dans une histoire qui les voit se transformer de manière imprédictible...mais générée par leurs "conduites".
3/ le "consumérisme" dénoncé par C.A. doit être analysé à partir du constat de la marchandisation généralisée, des lois désormais indépendantes de ceux qui l'ont mise en place de la "finance-casino informatisée", de le nouveauté profuse et de l'obsolescence rapide de "produits" et "services" de toute nature . A ne pas penser à part de "l'éducation", qui, dans sa part réfléchie et organisée doit être vigilante sur les relations entre "être" et "avoir". ; ainsi que sur les formes de l'"avoir" (posséder, savoir utiliser, avoir accès à, etc...) et de "l'être"( avoir conscience de, se sentir responsable de, idebntifier clairement ses projets, , observer leurs mises en actes et les changements des situations qui les acompagnent, etc...)
4/ le besoin d'"horizontalité", "d'un tout qui ne soit pas englobant" .Ici, une analyse pour moi, à la fois juste et dépassée dans les termes où elle est menée. Chaque totalité est "englobante", sauf à ne pas être totalité...et multiple , théâtre d'enchevêtrement de réseaux dynamiques, "affluents", "effluents", "puits" et "sources", "courants" et "lacs" sans cesse changeants. La vie est une et multiple, toute action vitale est un pasz vers la mort et un pas vers la vie, est choix et rejet, influençant et influencé (cf supra, "éducation")
Il n'y a donc pas à chercher à "articuler", ce qui fait irrésistiblement penser au "meccano" dénoncé dès le début du texte. Mais à voir pluralité et unité, convergences et divergences, "avec" et "contre", comme partout présents et indissociables, et bougeant et changeant au cours d'une histoire...d'histoires enchevêtrées.. Bref, se forcer à élaborer une pensée dialectique, à laisser aux pratiques "dissociées" , "ermpiriques", "de conditionnements"la vieille logique binaire exclusive. (vrai/faux, un/plusieurs, bon/mauvais) et la pensée "fixiste".sans l'abandonner, mais en la reléguant à ses domaines pertinents.
Une tâche énorme , et difficile.
Un dernier points: C.A., en parlant des "forces disponibles"éclatées, etc...voit juste...mais retombe en même temps, dans uin "recours aux élites" qui engendre une conception faussée du problème central de l'éducation. J'apprends, nous apprenons, et des autres, et aux autres...
Ce billet n'est qu'une ébauche, et j'attends des lecteurs éventuels l'aide de leurs critiques, l'encouragement de leurs approbations...