Isaac Newton nous avait fourni une description de notre univers plus conforme à nos observations, à nos pratiques, que ses devanciers. Description mathématique, non pas "élémentaire", mais accessible à tous, même non spécialistes. Cela, grâce aux idées, très proches du quotidien non-scientifique, de l'espace "à trois dimensions" d'une "matière" pourvue d'une "masse".
Dès le début du XXè siècle, cette "sécurité" fut dérangée par des découvertes qui allaient toutes dans le même sens , d'un univers incertain, non entièrement prévisible, qui démolissait notre "logique binaire " du "oui ou non, l'un excluant l'autre".
Einstein nous obligea à reconnaître que régler toutes les pendules à la même heure était impossible, que le temps était "relatif"...puis contribua à édifier la "relativité généralisée ", avec des travaux de Heisenberg, Planck , et des observations comme celle qui confirma l'action "gravitationnelle" de la lumière .
Einstein, d'ailleurs, a reculé devant les conséquences de ses propres travaux, refusé l'indétermination en disant :"Dieu ne joue pas aux dés", affirmation pour le moins non scientifique.
Et, depuis lors, toutes les observations obligent à valider l'indéterminisme, et rien n'a permis de tester des hypothèses "unificatrices" des deux Physiques, relativiste et quantique. Des conjectures ingénieuses, comme "cordes", "multivers", échouent à rendre compatibles les deux Physiques, en produisant expériences ou observations de confirmation.
Corpuscules et ondes , les deux "portraits" contradictoires, ont des appuis expérimentaux et observationnels , dont aucun ne permet de les réunir.
Et on retrouve là des problèmes analogues à d'autres, bien plus empiriques .Un paysage n'est pas le même, photographié de deux "points de prise de vue" différents.Ce que l'une cache, l'autre le montre, sans rendre certain qu'une troisième ne viendrait pas faire découvrir des particularités cachées aux deux premières. Ou encore : la distance entre deux points est variable, selon le façons de la parcourir : une feuille de papier-machine a plusieurs kilomètres de longueur, si l'on est une amibe, obligée de suivre un parcours non"géodésique.". D'où des problèmes d'"échelle",: un parcours en avion n''est pas mesuré en millimètres, mais en kilomètres .En millimètres,il serait beaucoup plus long...Relativité.
C'est donc à partir des usages auxquels une mesure, un repère, une "mécanique"sont destinés, qu'on choisit "ses lunettes". et les modes d'utilisation de ces instruments. Mesurer l'étoffe pour un costume en années-lumière, ou en millimètres, est possible, mais sans utilité.
Le "tous les jours" et les sciences sont lieux d'approximations, de contradictions à assumer. Et cela devrait être clair, et utilisé, par tout élève ayant accompli sa scolarité obligatoire. Est-ce le cas?