Les peuples d'abord, pas la finance!

La France a pris la présidence du G20 en novembre dernier et Sarkozy ne présente son ordre du jour pour cette présidence que le 24 janvier. Un ordre du jour qui reprend à son compte les propositions que les organisations de la société civile et les mouvements sociaux portent depuis plusieurs décennies. Mais l'élève altermondialiste ne maîtrise pas encore son sujet : une taxe sur les transactions financières a précisément comme premier objectif de contrôler les mouvements de capitaux (Attac), pour combattre la volatilité des prix agricoles, une première action symbolique serait d'exclure des transactions agricoles les acteurs non agricoles dont le seul objectif est de spéculer.

Des mesures simples et dont l'efficacité à été prouvée par de nombreux rapports indépendants.

De grandes questions n'ont également pas été mentionnées : quid de l'évasion fiscale pratiquée par les entreprises multinationales par exemple ; quid de la gouvernance mondiale ? Sommes-nous prêts à confier au G20 « le nouveau monde » alors que ses « nouvelles idées » sont de remettre en selle des Institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale et OMC) qui ont montré leur faillite ? Quid de ...

A cela les organisations de la société civile et les mouvements sociaux de la coalition française G8 - G20 ont des contre-propositions qu'elles portent depuis plusieurs décennies. L'élève altermondialiste Sarkozy, les reprend dans ses discours mais il s'agit désormais de passer à l'acte. L'urgence de réponses efficaces aux crises sociale, économique, financière et écologique que subissent les peuples et la planète ne nous laisse pas le choix.

Tout au long de l'année, nous opposerons le seul mot d'ordre qui soit : "Les peuples d'abord, pas la finance !".

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