Du soulèvement des peuples

Que demande le peuple ?

Il y a quelques jours, j'ai assisté à une conférence pour le lancement de l'excellent livre "Que demande le peuple" du non moins excellent éditeur "Textuel". Pierre Serna, l'auteur, était présent. Un historien. Il s'agit d'un ouvrage qui recense les principales doléances issues des célèbres cahiers du même nom et qui constituent le prélude à la révolution de 1789.

Dans l'assistance, tout le monde était frappé des multiples demandes qui demeurent, 250 ans plus tard, exactement les mêmes. Impôts inéquitablement répartis (déjà, les riches propriétaires y échappaient), corruption généralisée, travail insuffisamment rémunéré pour vivre convenablement... Et même des écrits demandant l'égalité de traitement entre les hommes et les femmes, des demandes pour autoriser le mariage des prêtres (pour stopper leurs abus sexuels sur leurs ouailles)  !

La répression, impitoyable des émeutes...

Mais, par-dessus tout, une remarque de Pierre Serna m'a interpellé, insistant sur le fait que la "révolution Française" n'avait de Française que le nom ! J'ignorais (je suis nul en histoire) qu'en 1789, le monde entier —enfin, le Peuple entier — était en révolte.

Alors, quand je vois dans Médiapart, le seul journal que je lis encore, l'interview de Jean-Claude Monod, je tombe des nues.

Non, tout cela n'a rien de significatif. Ce ne sont que des révoltes éparses et sans lien.

Sérieux ?

Jean-Claude Monod est un philosophe. Cela veut sans doute dire qu'il a obtenu de hauts diplômes dans cette discipline. J'imagine qu'il a aussi écrit de nombreux ouvrages.

Si je connaissais son adresse, je me ferais un plaisir de lui offrir l'ouvrage de Textuel.

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