Démocratie

Démocratie: Du grec dêmos (« peuple ») et kratos (« pouvoir »). « Le pouvoir au peuple, par le peuple et pour le peuple » Lincoln, discours de Gettysburg.

Du grec dêmos (« peuple ») et kratos (« pouvoir »).
« Le pouvoir au peuple, par le peuple et pour le peuple »
                                                                                           A.Lincoln, discours de Gettysburg.

Vème siècle av. J-C, Athènes

La démocratie est née à Athènes au cinquième siècle avant Jésus-Christ. C’est la forme « première », le fondement.

La démocratie Athénienne fonctionne sur un ensemble d’institution, l’Ecclésia, la Boulé, et l’Héliée. L’Ecclésia est une assemblée populaire où l’ensemble des citoyens est invité à participer. C’est cette assemblée qui vote les lois, et élit les magistrats les plus importants. Elle dispose du pouvoir souverain. Chaque citoyen dispose d'une voix sans distinction. Une voix, un vote. Les ordres du jour de l’ Ecclésia sont fixés par la Boulé.

La Boulé est la représentation permanente des citoyens d’Athènes. L’instance qui garantie le fonctionnement politique de la cité. Les représentants de la Boulé sont tirés au sort chaque année. Tous les jours ils élisent un président. Chaque citoyen tiré au sort pouvant ainsi être amené à exercer la plus haute fonction de la cité-état.La Boulé en plus de fixer l’ordre du jour de l’Écclesia, gère les affaires courantes de la cité.

L’Héliée est l’institution judiciaire de ce système, des citoyens y sont tirés au sort pour exercer le rôle de juge.

Ces trois institutions sont la base de ce que l’on a appelé la Démocratie. Un système qui fonctionne à la fois sur le vote, mais aussi sur le tirage au sort, sur l’élection, sur le contrôle direct des mandats, etc. Le vote y est direct et n’est qu’un des éléments qui constitue la démocratie à Athènes.

Aujourd’hui, on parle de ce modèle en terme de « démocratie directe ». Il existe des formes multiples de démocratie, directe comme à Athènes, représentative, élective, participative, etc.

1789, France

En France on s’est arrêté à l’abbé Sieyès (député du tiers état aux États généraux):

« La France ne doit pas être une démocratie, mais un régime représentatif. Le choix entre ces deux méthodes de faire la loi, n’est pas douteux parmi nous. D’abord, la très grande pluralité de nos concitoyens n’a ni assez d’instruction, ni assez de loisir, pour vouloir s’occuper directement des lois qui doivent gouverner la France ; ils doivent donc se borner à se nommer des représentants. [...] Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » (« Sur l’organisation du pouvoir législatif et la sanction royale, discours du 7 septembre 1789.»)

1958, France

On retrouve cette idée dans l’article 2 et 3 de notre constitution (celle votée par référendum en 1958 après l’état d’urgence Algérien, celle qui fonde notre cinquième « République ») :

ARTICLE 2 :
« La langue de la République est le français.
L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
L'hymne national est « La Marseillaise ».
La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».
Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. »

ARTICLE 3 :
« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.
Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.
Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques. »

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