gilleslacoste67
Comédien, Metteur en scène. Passionné par la photographie.
Abonné·e de Mediapart

3 Billets

0 Édition

Billet de blog 27 juil. 2020

Belchite, un témoignage douloureux.

La petite ville de Belchite, dans le nord-ouest de l'Espagne, témoigne des ravages de la guerre civile Espagnole.

gilleslacoste67
Comédien, Metteur en scène. Passionné par la photographie.
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Belchite, un témoignage douloureux. © Gilles Lacoste

Belchite... À seulement 49 kilomètres de la capitale provinciale, Saragosse, l'horreur est toujours présente face à ses lambeaux architecturaux. L'atmosphère y est apocalyptique. Cette ville fantôme se dresse devant nous, sous une chaleur écrasante et un vent sahélien irrespirable. Avec la poussière arrachée de ses rues, la ville nous projette dans une errance et nous replonge dans cette période d'une brutalité inouïe. 

Belchite, à la frontière entre l'État républicain et les forces fascistes, est devenu le théâtre d'une des batailles les plus sanglantes et les plus importantes de toute la guerre civile Espagnole (1936-1939). La ville a d'abord été occupée par l'armée nationaliste après le coup d'État du général Francisco Franco, mais elle a été récupérée par l'armée républicaine au cours d'un siège de quinze jours qui a pratiquement détruit la ville. 

Lors de la bataille de Belchite, les maisons, les édifices ont été bombardées et les habitants massacrée. Ernest Hemingway, Martha Gellhorn et de nombreux autres volontaires étrangers des Brigades internationales républicaines ont été horrifiés par cette mise à  mort dont ils ont été témoins. Un journaliste a décrit « une ville tellement ravagée qu'il était souvent impossible de dire où étaient les rues". Des habitants déblayaient des tonnes de gravats, pour retrouver les survivants, mais ils ne trouvaient que mort, désolation, tristesse et désespoir.

Lorsque Belchite fut reconquise par le dictateur  Franco, il la laissa en état pour rappeler son pouvoir brutal et comme avertissement à tous ceux qui voulaient s'opposer à lui... Il ordonna qu'elle soit laissée en l'état, comme un monument "vivant" de la guerre...

Dans le contexte actuel, où la question du déboulonnage de figures historiques peu recommandables, est posée sur l'échiquier de la déontologie, au nom du respect humain, faut-il rendre muet ou non, l'écho d'une vérité qui nous garderait éveillé et nous éviterait de reproduire l'irréparable...? 

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Politique
Une pratique révélatrice des impasses de la représentation
Les élections législatives fourmillent de cas de « parachutages ». Volontiers dénoncés, sont-ils si choquants ? La pratique, parfois assumée, n’a pas toujours été mal vue par le passé. Si elle reste sulfureuse, c’est à cause des failles de la représentation dont elle est le symptôme. 
par Fabien Escalona et Ilyes Ramdani
Journal — Écologie
Planification écologique : un gouvernement à trous
Emmanuel Macron avait promis, pendant l’entre-deux-tours, un grand tournant écologique. Si une première ministre a été nommée pour mettre en œuvre une « planification écologique et énergétique », le nouvel organigramme fait apparaître de gros trous et quelques pedigrees étonnants.
par Mickaël Correia, Jade Lindgaard et Amélie Poinssot
Journal — France
Dans le Sud, le pas de deux des identitaires et du RN
À Nice, Menton et Aix-en-Provence, trois figures des identitaires se présentent aux élections législatives sous les couleurs d’Éric Zemmour. Le RN présente face à eux des transfuges de la droite et fustige leur radicalité, alors qu’ils étaient membres du parti quelques mois plus tôt.
par Lucie Delaporte
Journal
Marioupol, ville martyre
Après trois mois de résistance, le port de Marioupol est tombé le 20 mai aux mains des forces russes, marquant une victoire symbolique pour le président Vladimir Poutine. Plus de 2 400 soldats ukrainiens ont été faits prisonniers, alors que la ville est largement détruite.
par Laurent Geslin

La sélection du Club

Billet de blog
L’Âge de pierre, de terre ou de raison ?
Le monde du BTP doit se réinventer d’urgence. Les récents événements internationaux ont révélé une nouvelle fois son inadaptation face aux crises de l’énergie et des matières premières. Construire avec des matériaux locaux et peu énergivores devient une évidence de plus en plus difficile à ignorer pour ce secteur si peu enclin au changement.
par Les Grands Moyens
Billet de blog
Habiter
Les humains ne sont pas les seuls à « habiter » : pour les animaux aussi, c'est une préoccupation. Sous la pression économique, les humains n'abandonneraient-ils pas la nécessité d'«habiter » pour se résigner à « loger » ?
par Virginie Lou-Nony
Billet de blog
L'espace public, un concept « vide » ?
Comme le souligne Thierry Paquot dès l’introduction de son ouvrage, « l’espace public est un singulier dont le pluriel – les espaces publics – ne lui correspond pas. » Alors que le premier désigne grossièrement la scène du débat politique, les seconds renvoient à une multiplicité de lieux (rues, places, jardins, etc.) accessibles à tous et la plupart du temps relevant d’une propriété collective.
par Samuel PELRAS
Billet de blog
Quartier libre des Lentillères : construire et défendre la Zone d’Ecologies Communale
« Si nous nous positionnons aux côtés des Lentillères et de la ZEC, c’est pour ce qu’elles augurent de vraies bifurcations, loin des récits biaisés d’une transformation urbaine encore incapable de s’émanciper des logiques délétères de croissance, d’extractivisme et de marchandisation. » Des architectes, urbanistes, batisseurs, batisseuses publient une tribune de soutien aux habitants et habitantes du Quartier libre des Lentillères à Dijon.
par Défendre.Habiter