Edgar Morin, notre grand ami, ta voix faible et ténue, par-delà les tombes,
survole les champs dévastés, les maisons en ruines, les cœurs brisés,
Tu es le passeur d’âmes pour ceux qui sombrent dans le désespoir,
la faim terrible, l’indicible souffrance, la peur, la mort et l’oubli.
Ton souffle de vie, brise d’amour, interpelle aussi
ceux qui feignent d’ignorer l’horreur inouïe.
Tu réveilles les consciences engourdies …
Ton appel au secours sans complaisance
s’adresse aux criminels, comme aux assoupis …
Lâchez vos fusils, Il est encore temps
d’entendre la voix de la raison
pour qu’il y ait d’autres printemps
d’autres chants d’oiseaux
d’autres semailles et floraisons.
Il est temps encore de se lever
Pour arrêter les combats
et clamer la justice, le droit.
Merci Edgar
de ta petite voix
tu nous montres
un avenir nouveau
une grande voie.
Ecoutez sa voix, toute petite, souffle de vie, qui porte si loin et berce les enfants de Gaza