URGENT ! LETTRE OUVERTE AUX DÉPUTÉ.E.S

L'heure est grave : le Président Macron vient de renier publiquement les valeurs qui ont fait la grandeur du pays & la mémoire de ceux qui ont lutté pour les faire advenir. Par l'annonce de mesures totalitaires il sème la discorde & porte une atteinte majeure à la cohésion de la société. Discrimination, délation & flicage permanent nous amènent En Marche arrière, en l'an 40 : inadmissible !

Mesdames, Messieurs les député.e.s, représentants du peuple (?),


Je vous écris en ce 14 juillet 2021. Ce devrait être un jour de fête ! Le jour consacré à la commémoration décidée le 6 juillet 1880 par l’Assemblée Nationale pour célébrer la prise de la Bastille qui fut, selon Victor Hugo «l’éveil de la liberté», mais aussi pour rappeler la première fête de la «Fédération», le 14 juillet 1790, marquant l’unité de la nation et l’attachement aux Droits de l’homme et à la citoyenneté. 

Pourtant, ce 14 juillet 2021 est pour moi un jour de profonde tristesse, d’angoisse, et de honte. Car l’actuel président de la République, par son intervention du 12 juillet, a non seulement insulté la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour faire de la France un État de droit, mais il vient aussi de détruire les « valeurs républicaines » de Liberté, Égalité, Fraternité, gravées au fronton de tous les édifices publics pour déclarer au monde ce qui caractérise notre Nation.

Liberté : Depuis un an et demi, l’action de ce gouvernement n’a eu de cesse de s’attaquer aux libertés fondamentales au nom d’une guerre déclarée à un virus certes contagieux mais en fin de compte très peu mortel. Au fil du temps, la réalité statistique d’une part s’est révélée être infiniment moins alarmante que celle prédite par les modèles mathématiques sur la base desquels ont été mises en œuvre les mesures liberticides, et d’autre part, l’efficacité de traitements précoces probante dans les pays qui les ont utilisés, auraient dû conduire à un apaisement et une réorientation plus mesurée des réponses à donner à cette maladie. Est-ce par orgueil ou par obéissance à des intérêts obscures? le cortège des mesures liberticides et destructrices de la société s’est poursuivie, fondé, faute d’argument solide, sur l’utilisation outrancière de la peur, de la propagande, de la censure et de la sanction, tout cela dans le cadre d’un état d’urgence permettant de s’affranchir des lois.

Cerise sur le gâteau, voilà que ce gouvernement s’attaque à un droit fondamental, inscrit dans tous les textes légaux nationaux et internationaux, celui qui donne droit à toute personne en capacité d’exprimer sa volonté de refuser un traitement qui lui est proposé. ( Code de déontologie médicale art 36 – Code de Nuremberg – Déclaration de Genève pour les médecins – Déclaration d’Helsinki 1996 dont la France est signataire - Convention d’Oviedo 1997 – etc, la liste n’est pas close). Voilà donc cette liberté fondamentale refusée à la catégorie socio-professionnelle des soignants. Rien d’offusquant, n’est-ce pas puisqu’avec une hypocrisie à peine travestie, engagement est pris de ne pas renoncer à la liberté vaccinale et de limiter seulement l’obligation à ces personnes exposées pour leur bien. C’est oublier qu’avant la fonction est la personne humaine, et que cette fonction ne doit pas les priver de ses droit fondamentaux 

Égalité :« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » Tel est l’article premier de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, repris dans l’article premier de la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948. À partir du moment où le vœu de ce gouvernement est de faire voter une loi qui garantit certains droits à une partie de la population et pas à l’autre par l’obligation vaccinale partielle et par l’introduction d’un passeport sanitaire, les citoyens ne sont plus libres ni égaux en droits. Tout ce que les générations passées ont construit, tout ce que bon nombre de peuples sur la terre ont reconnu comme valeurs supérieures sur lesquelles reposent les démocraties est purement et simplement mis à la poubelle. Quand je parlais d’insulte, le mot n’est-il pas bien timide au regard de l’autoroute déviante ainsi ouverte

Notons au passage l’incohérence de l’adoption d’un passeport sanitaire. Pour qu’il ait une certaine pertinence il faudrait que le vaccin protège du virus. Or, des dires mêmes du ministre de la santé, il n’empêche ni d’attraper le virus, ni de le transmettre. Il protège au mieux des expressions graves de la maladie (ce qui reste encore à prouver,) car étant encore en phase expérimentale, nous ne savons rien des réactions possibles à moyen et long terme, ce que les laboratoires admettent tacitement puisqu’ils dégagent et totalement leur responsabilité.

La pertinence sanitaire disparaissant, reste une volonté politique aux relents nauséabonds qui, quels que soient les motivations cachées en coulisse, conduisent à l’instauration d’une société divisée et discriminante pour un prétexte plus politique et financier que sanitaire. Il fut un temps où les lépreux portaient une clochette, un autre plus près ou les « sous-humains » devaient arborer une étoile jaune, voici la version 2.0 où le passeport sanitaire va permettre de distinguer les citoyens qui méritent de ceux qui « ne sont rien », expression célèbre du président qui exprime ainsi clairement la vision qu’il a de la société française et l’estime qu’il porte plus globalement à ses semblables et compatriotes.

Fraternité : Dans cet espace les citoyens que nous sommes peuvent encore l’exprimer, car même sur le radeau de la méduse l’attitude qu’on adopte reste un choix personnel. Ce choix est toutefois rendu plus ou moins difficile selon le contexte car nager à contre courant est épuisant sur la durée. Or, comment favoriser la fraternité dans une société où les droits ne sont pas les mêmes pour tous, où tout est fait pour rendre la vie difficile à celles et ceux qui préfèrent vivre selon leur conscience que d’obéir aveuglement à la doxa ?
« Qui sème le vent récolte la tempête ». Est-ce
l’objectif de Monsieur Macron, président, non pas de la France dans toute sa grandeur de nation des Droits Humains mais d’un pays en décrépitude économique et sociétale grave et honteuse.

S’attaquer au symptôme ne résout pas la cause. En conclusion je voudrais souligner un point qui n’apparaît manifestement pas sur l’écran radar gouvernemental. L’argument principal qu’il utilise pour pousser la population à se faire vacciner repose sur la promesse de retrouver ainsi le monde d’avant. C’est nier la cause des causes ! Car cette épidémie n’est que le fruit du monde d’avant, fondé sur un modèle économique et financier qui conditionne un mode de vie suicidaire ; en effet, par la pollution grandissante qu’il génère et la destruction industrialisée et systémique des ressources naturelles, ce modèle ne peut conduire qu’à des catastrophes, dont les zoonoses ne sont qu’une des multiples conséquences à venir. Il est évidemment plus simple de réduire la solution à la prise d’un vaccin que de s’attacher à reconsidérer le modèle.

Notre humanité vit bien des crises depuis le début de ce siècle. Crise financière, crise politique, crise humanitaire, crise sociale, crise écologique, crise sanitaire… Il est des langages symboliques que la Vie utilise mais que ce gouvernement comme tant d’autres n’entend pas.. Telle l’autruche qui enfouit sa tête dans le sable, ce gouvernement met la sienne dans la fétichisation  d’un pseudo vaccin. Ce faisant, les deux prêtent largement leur postérieur à recevoir de bons coups de pied dedans. La Vie, jusqu’alors a été assez douce pour limiter son invitation à nous réconcilier avec elle en nous secouant par les épaules. Plus on déclinera l’invitation, plus les semonces se feront pressantes et douloureuses.

Alors, Mesdames, Messieurs les député.e.s, êtes-vous de ceux qui voyez la noblesse de votre fonction dans l’obéissance aveugle à l’autorité hiérarchique ou de ceux qui décident librement en fonction de leur conscience détachée de leur intérêt personnel et d’hypothétiques promesses ? Je sais que vous êtes pour la plupart, de la majorité gouvernementale ; c’est votre droit, mais cela ne vous oblige en rien à embarquer sur le destroyer présidentiel parti en guerre. J’attends donc de vous :

- Que vous communiquiez cette lettre à vos collègues, car l’image que renvoie l’Assemblée donne trop souvent le sentiment que vous oubliez avoir été élu.e.s pour représenter un peuple et non les intérêts de votre parti

Que vous osiez voter contre ce projet de loi infâme, en être humain libre et conscient et non en politicien inféodé.

- Que vous vous rappeliez que vous êtes soumis aux mêmes conditions de vie que le « vulgum pecus, » ainsi que, le cas échéant, votre conjoint, vos enfants et petits-enfants. Allez-vous oser en faire des esclaves ? Car il s’agit bien de cela, dirait encore aujourd’hui Gisèle Halimi, lorsque des êtres humains ne peuvent plus disposer librement de leur corps, de leur intégrité physique, de leur santé et qu’ils doivent se livrer, sous contraintes, à des pratiques dont ils ignorent toutes les conséquences, ce sont des esclaves !

Je veux croire que dans un sursaut d’humanité, de lucidité et de courage, par amour et besoin de libertés et face aux mesures qui menacent votre propre intégrité de « Roseau Pensant », vous saurez vous affirmer haut et fort le 21 juillet pour sauver et votre honneur et celui de la France.

L’heure est extrêmement grave et votre responsabilité est immense. L’Histoire se souviendra du vote de l’Assemblée qui aura présidé, le 21 juillet prochain, à la destinée du pays et si c’est pour le pire, il vous faudra un jour, rendre des comptes.

Jusque là citée en exemple et enviée par de nombreuses nations, voilà la France déclassée et assimilable aux pays totalitaires d’Asie… Curieuse évolution en ce XXIè siècle qui voit de fait, notre jeunesse, déjà confrontée à des conditions d’existence moins bonnes que celles de ses parents, en proie à une angoisse grandissante et mortifère face à un avenir brisé et amputé de toute déploiement harmonieux.

Avec vous, le pire peut-être évité, si vous assumez votre mandat de représentants du Peuple et de garants des valeurs républicaines.

Sans vous, le peuple se lèvera ! L'outrage à sa dignité, à son unité et à son intégrité est trop grand.

Ne faites-vous pas partie de ce Peuple, vous aussi ?

Recevez mes salutations, avec Respect, Espoir et Détermination

Gise
Esprit & corps libres




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